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L'approche par le travail dans l'évaluation des risques professionnels chez Ficomirrors

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La loi du 4 août 2014 sur l’égalité réelle entre les femmes et les hommes instaure la prise en compte de « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe » dans l’évaluation des risques professionnels. L’Aract Grand Est propose d’aider les entreprises à répondre à cette obligation légale au travers d’une démarche centrée sur le travail et sur les salarié(e)s.

Face à la recrudescence de plaintes dans un atelier, notamment chez les femmes, Ficomirrors, sous-traitant automobile souhaite être accompagné afin de revoir sa démarche de prévention centrée sur le risque.

Une approche par le travail pour éclairer les conditions d’expositions aux risques professionnels

L’entreprise a donc engagé une approche par le travail lors de 2 temps forts de l’intervention : 

  • la verbalisation des salarié(e)s, 
  • la discussion, sur le travail, à partir d’une vidéo commentée par une opératrice face à un groupe composé de responsables d’atelier, RH, production, méthodes, CHSCT et opérateurs-trices.

La procédure d’évaluation des risques s’est avérée très normalisée et technique ayant pour conséquence la qualification des risques hors réalité du travail. En s’écartant du quotidien du travail, elle s’éloignait de la singularité des populations. Présenté par risque, le Document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) rend invisible le cumul des facteurs auxquels sont exposés les salarié(e)s dans une même situation de travail.

Une démarche plus proche du réel mais des ressources limitées

Si elle est convaincue de la pertinence de la prise en compte de la réalité du travail et des populations dans l’évaluation des risques professionnels, l’entreprise s’interroge sur les ressources nécessaires pour faire vivre la démarche qui ne peut plus être portée par une seule personne. S’approcher du réel pour co-construire des solutions adéquates signifie aller voir le travail et donner la parole à celles et ceux qui le font. Aussi, le décalage opéré demande de changer la méthode et donc, d’acquérir de nouvelles compétences.

L’entreprise a alors décidé de se réapproprier son DUERP, jusqu’ici confié dans sa partie technique à un prestataire externe, et de constituer un groupe projet pour sa mise à jour, auquel sont associés des opérateurs de production. Tous suivront une formation à l’analyse des situations de travail. L’accompagnement se poursuit dans ce sens avec l’appui d’une consultante externe.