Vous êtes ici

Violence à l'hôpital

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email
Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
100
Catégorie
Secteur d'activité
Code APE
Région
Les personnels des hôpitaux, comme ceux d’autres secteurs du service public, font régulièrement l’objet de violences verbales et physiques de la part des patients ou de leurs proches. Un établissement hospitalier de l’Aisne, confronté à cet élément de détérioration des conditions de travail de ses salariés, engage une démarche de prévention.

Ajouter à ma liste de lecture

Description 

Le constat est en effet éloquent : les salariés subissent des incivilités, des propos violents ou obscènes, des menaces, des humiliations et plus rarement, des coups.

Demande 

Face à cette dégradation des conditions de travail, le médecin du travail alerte le comité d’établissement qui décide d’agir en concertation avec la direction Qualité, le médecin du travail, le CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et les salariés.

Démarche 

La démarche s’inscrit dans le cadre du projet d’établissement, introduit par la loi hospitalière du 31 juillet 1991, qui précise qu’un diagnostic doit être réalisé sur les phénomènes de violence.

Ainsi, dans un premier temps, ces situations ont été répertoriées grâce à la procédure de déclaration des violences physiques et/ou verbales mise en place par la direction Qualité. Un audit est réalisé par un cabinet extérieur spécialisé dans ce type de problèmes. Les déclarations sont analysées.


Les objectifs pour l’hôpital sont d’améliorer la qualité des échanges entre salariés et patients, d’élaborer un protocole pour répondre à ces violences au plus près de l’événement.

Pour atteindre ces objectifs, un groupe de référents de 16 salariés volontaires a été créé et formé. Sa vocation n’est pas d’intervenir auprès des patients mais bien d’assurer un rôle d’écoute, d’observation et de soutien auprès du personnel. Il y a un lien direct avec la hiérarchie pour mettre en place rapidement les actions adéquates, ceci dans le souci de ne pas laisser des situations difficiles sans réponse. Il s’agit d’inscrire cet axe du projet d’établissement dans une amélioration continue de la qualité de vie au travail des salariés.

Bilan 

Un « pacte d’hospitalité » est donné au patient lors de son entrée dans l’établissement en sus de la charte des droits du patient. Ce pacte stipule que « toute agression verbale, physique ou induite, pourra être sanctionnée par une décision administrative de sortie, voire par un dépôt de plainte en justice ». Il est demandé au patient de signer ce pacte.

Le groupe de référents mis en place assure un rôle d’écoute et de propositions à la direction, il n’y a pas d’ingérence dans la relation soignant-soigné. Il se doit d’être neutre.

L’instauration d’une réunion hebdomadaire d’expression permet à toutes les équipes et tout corps de métier confondu de parler des violences vécues.

Chaque référent peut être appelé sur une situation difficile, l’objectif étant de collecter des données et de les analyser au plus près de l’événement.


Cette prise en compte de la violence sous toutes ses formes rassure le personnel.

Méthodes et outils associés

Démarche collective visant à concilier conditions de travail des personnel, qualité de services et performance globale, la&nbsp