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Une stratégie collective pour la qualité de l'insertion

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Description 

L’entreprise est un groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) dans le domaine de la propreté. Créée en 1998 par les acteurs de la branche propreté, ce groupement compte en 2004 une trentaine d’entreprises adhérentes, et 67 salariés en insertion encadrés par une équipe permanente de trois personnes.

Le GEIQ propose un contrat de professionnalisation à temps complet d’un an auprès d’un public en difficulté. Il constitue ainsi une ressource de main d’œuvre qualifiée pour les entreprises. Le parcours des salariés prévoit l’alternance de temps de formation et de mises à disposition ainsi qu’un accompagnement réalisé par le GEIQ.

Demande 

Soucieux de l’adéquation de l’offre en compétences et formation avec les besoins présents et futurs des entreprises adhérentes, le GEIQ souhaite analyser ses pratiques actuelles afin d’optimiser la gestion des parcours.
L’ARACT propose d’élargir cette analyse très orientée vers les entreprises en y intégrant les différents niveaux de « clients » du GEIQ : les salariés, principaux concernés de la gestion des parcours, mais aussi les partenaires du monde de l’insertion, y compris les prescripteurs et les financeurs.
Ainsi, l’analyse porte sur la pertinence des actions du GEIQ tant du point de vue des besoins des entreprises, que des besoins des salariés en insertion et ceux des structures partenaires.

Démarche 

L’ARACT entreprend d’impliquer dans son analyse l’ensemble des acteurs. Elle mène ainsi 25 entretiens avec les salariés de l’équipe permanente, des salariés en parcours d’insertion, des membres du conseil d’administration mais également avec plusieurs représentants institutionnels ainsi que les dirigeants, encadrants et salariés d’entreprises adhérentes.
L’originalité de la démarche consistait à impliquer également plusieurs salariés des entreprises adhérentes au GEIQ afin de se rapprocher le plus possible de la réalité du travail des salariés du GEIQ.

Le groupement dispose aujourd’hui d’un certain nombre d’atouts liés d’une part à un soutien institutionnel important : un conseil d’administration impliqué et soucieux de la pérennité de la structure, des partenaires qui apprécient ses missions et la qualité du travail qui y est réalisé. D’autre part, les entreprises adhérentes sont conscientes des possibilités qu’ouvre le GEIQ en termes de GRH, au-delà de la pure logique de remplacement.

Cependant, la démarche a permis de relever certains points d’amélioration dans la gestion des parcours des salariés.
Ainsi, l’organisation privilégie plutôt la réponse à la demande de l’entreprise, au détriment de la qualité du parcours de formation. Les salariés ont le sentiment d’une « coupure » entre formation et chantier. La formation est perçue comme « fractionnée » et « peu organisée ». Il convient donc d’optimiser organisation des parcours entre les séances de formation, la mise sur chantier et l’accompagnement par le GEIQ.

L’équipe permanente effectue un travail très apprécié de mise en relation avec les entreprises et de suivi des problèmes de tout type. Par ailleurs, le bilan sur l’accueil dans les entreprises est positif : mise en place des chantiers en général par un chef d’équipe, travail en équipe avec des personnes expérimentées. Néanmoins, la structuration d’une véritable fonction tutorale, mission qui relève à la fois du GEIQ et de l’entreprise, est aujourd’hui une priorité.
Un outil de suivi de la progression globale des salariés est aujourd’hui demandé par plusieurs partenaires. Il devrait intégrer le retour des entreprises de façon formalisée afin de mieux prendre en compte l’évolution du salarié sur les chantiers. Cet outil permettra au GEIQ de faire, avec le salarié, le point sur son parcours.

Par ailleurs, il est nécessaire de pousser la réflexion sur l’accompagnement de fin de parcours, « l’après-GEIQ ». La grande difficulté pour les salariés est le passage en entreprise : sortis d’un milieu « sécurisé », ils se confrontent parfois à des conditions d’emploi peu attractives (temps partiel, CDD…). Comment gérer la transition ? Un accompagnement spécifique pendant la période de fin de parcours peut être envisagé pour certains salariés, en prenant notamment appui sur l’outil de suivi des parcours.

Un travail de partenariat est engagé avec les principaux prescripteurs. La consolidation de ces relations est nécessaire car elles permettent à ceux-ci d’avoir un retour d’expérience et d’être plus pertinents dans les orientations professionnelles. Dans la même logique, le renforcement des coopérations avec les réseaux de relais, comme les acteurs du logement ou de la santé, est indispensable pour optimiser la prise en charge des salariés en insertion

Bilan 

Suite au diagnostic de l’ARACT, le GEIQ a mis en place un plan d’action.
Il a ainsi engagé une démarche de structuration de la fonction tutorale. Les objectifs : un meilleur accompagnement sur les chantiers grâce à la formation de tuteurs dans les entreprises et une meilleure formalisation de la progression de chaque salarié au sein du GEIQ par l’élaboration d’outils appropriés. Cette démarche est réalisée dans le cadre d’un projet FSE (Fonds Social Européen).

De façon plus générale, l’intervention a montré le potentiel dont dispose le groupement d’employeur pour agir sur l'amélioration des conditions de travail dans les entreprises. De leur côté, celles-ci voient dans le travail avec le GEIQ une opportunité pour faire évoluer leur organisation: l'accueil et l'intégration des nouveaux salariés, la reconnaissance d’un niveau de formation et de qualification, l'organisation des chantiers, la formation de l’encadrement…
Le GEIQ pour « montrer l’exemple » des bonnes pratiques dans un secteur d’activité semble être une piste intéressante.

6 mois après la fin du diagnostic, la quasi totalité des entreprises adhérentes s'inscrit dans la démarche de formation à la fonction tutorale.
Par ailleurs, chaque mise à disposition fait dorénavant l'objet d'une évaluation tutorale grâce à un support spécifique.
Enfin, une base de données informatique renseignée par les permanents du GEIQ permet de consolider l'ensemble des retours (chantier/formation/accompagnement) et constitue aujourd'hui un véritable outil de gestion et de traçabilité des parcours individuels.

La phase suivante du plan d'action 2005 - née du diagnostic - prévoit le retour d'informations en direction des prescripteurs et partenaires externes…

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