Vous êtes ici

Une expérience d'amélioration de la qualité de vie au travail à Renault-Flins

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email

Ajouter à ma liste de lecture

Une expérience d'amélioration de la qualité de vie au travail à Renault-Flins
Page(s)
8
Auteur(s)
  • Jean-Yves Bonnefond
1

La qualité du travail représente un enjeu d’amélioration décisif pour tous les acteurs de l’entreprise. Elle consiste à impliquer les salariés, l’encadrement et les instances de l’entreprise dans la résolution des problèmes qui empoisonnent la vie de ceux qui y travaillent.

La qualité du travail n’est pas un catalogue de solutions toutes faites à la disposition des acteurs.

C’est au contraire la recherche patiente, concertée bien que conflictuelle, de solutions adaptées au contexte particulier des entreprises. On sait combien le travail « bien fait » demeure l’objet d’un conflit de critères inévitable du fait de la division sociale du travail, de la complexité et de la variabilité des situations réelles. Or ce conflit est refoulé par les organisations contemporaines (Clot 2010, Clot & Gollac 2014). La santé est sensible à la qualité du travail, car elle est pour le sujet le moyen de parvenir (ou pas) à agir efficacement sur lui et sur le monde et ainsi de pouvoir se reconnaître dans ce qu’il fait (Clot, 2008 ; Tomàs & Bonnefond, 2014). Dès lors on comprend que la santé au travail passe nécessairement par le soin apporté au travail (Fernandez 2009). À défaut, la tentation de réformer les comportements au lieu de transformer le travail conduit bien souvent à vouloir « réparer » les travailleurs pour purger le réel de ses conflits. Pour cela, on déclasse au rang de « sujets faibles » ceux qui s’entêtent à préserver l’idée qu’ils se font – à tort ou à raison – du travail bien fait. Cette démonstration s’appuie sur une intervention réalisée par l’équipe de psychologie du travail et clinique de l’activité du CNAM avec l’entreprise Renault à l’usine de Flins.

▶︎ Retour au sommaire du troisième numéro