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Une analyse ergonomique des situations de travail pour l'efficacité et le bien-être des salariés

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Cas entreprise Mecabourg

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Région
Il arrive encore aujourd’hui que des implantations ou reconfigurations d’espaces de travail soient livrées clés en main, c’est-à-dire prédéfinies dans des cabinets d’étude, loin des situations réelles de travail. Et cela se passe souvent très mal pour des salariés, de surcroît handicapés, dont l’activité de travail n’a pas fait l’objet d’une analyse ergonomique préalable nourrie de leur propre expression sur la réalité et la représentation de leur activité de travail.<br> Cette agence évite cet écueil au moyen d’une démarche concertée pour des solutions construites avec le point de vue des salariés concernés.

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Qui ? 

Cette institution est un établissement public né de la fusion de deux organismes, en application de la loi du 13/02/2008 relative à la réforme de l’organisation du service public portant création d’un guichet unique pour les demandeurs d’emploi. Ses missions : accueil, indemnisation, orientation et accompagnement des demandeurs d’emploi, mais aussi accueil des personnes actives désirant évoluer dans leur projet professionnel.

La nouvelle structure accompagne aussi les entreprises à toutes les étapes de leur projet de recrutement. Elle emploie 407 salariés répartis sur plusieurs sites dans la région.

Quel était le problème à régler ?  

L’établissement public souhaite être accompagnée dans sa démarche d’amélioration de la situation de travail de ses salariés handicapés. Elle voudrait particulièrement bénéficier de conseils pour aménager le poste de travail de l’agent d’accueil, au regard de sa pathologie et des restrictions médicales édictées par le médecin du travail. L’intervention porte donc sur l’analyse ergonomique du poste de travail de cet agent, sous forme d’entretiens et d’observations des situations de travail. Des aménagements d’ordre matériel et organisationnel sont préconisés afin de lui permettre de réaliser son activité dans de meilleures conditions.

Qu’ont-ils fait ?  

En amont de l’intervention et afin de formaliser le processus de concertation promu par l’ARACT Martinique, un protocole d’intervention tripartite est signé entre la direction, les représentants du personnel de la structure et l’ARACT. Cette convention manifeste l’engagement des deux parties prenantes de l’établissement public à respecter la concertation tout au long de la démarche.

L’intervention débute par un entretien avec la salariée qui décrit son activité, sa pathologie et les difficultés qu’elle rencontre dans la réalisation de ses tâches quotidiennes dans de bonnes conditions.
Son poste d’agent d’accueil comporte deux principales activités : l’accueil sur rendez-vous et l’accueil général des usagers. Ces activités se déclinent en différentes tâches. L’observation de la salariée en situation de travail permet d’identifier les contraintes associées à chaque tâche et donc d’en préciser l’analyse.

• Les contraintes liées aux tâches de l’activité d’accueil des usagers sur rendez-vous sont les suivantes:

- Accueil téléphonique : afin de libérer ses mains pour écrire ou saisir les informations sur le clavier de son ordinateur, la salariée répond au téléphone le combiné coincé entre son épaule et sa tête inclinée sur le côté. Cette posture sollicite fortement ses cervicales.

- Saisie informatique : l’écran d’ordinateur de la salariée est relativement bas par rapport à la ligne de vision, ce qui la contraint à pencher la nuque vers le bas lors de la saisie. Cette position provoque une sollicitation importante de ses cervicales, ainsi que de son épaule douloureuse, objet de sa pathologie. De plus, la saisie informatique durant plusieurs heures d’affilée sollicite beaucoup les poignets, principalement par un appui en continu sur les poignets et leur déviation. La position de l’imprimante, placée à gauche de son écran pour optimiser l’espace, l’oblige à une torsion du dos pour récupérer les documents imprimés, mais aussi sollicite fortement ses cervicales. Enfin, le travail sur écran durant plusieurs heures lui provoque une fatigue oculaire, et la conduit à adopter des postures contraignantes pour une visibilité et lecture meilleures de l’écran.

- Rangement administratif : l’emplacement et la hauteur de l’armoire située à l’entrée du bureau obligent à des postures contraignantes pour récupérer ou ranger les documents.

• Les contraintes liées aux tâches de l’activité d’accueil général des usagers sont les suivantes:

- Accueil des usagers : la salariée réalise l’accueil des usagers debout, pour plus de confort lors de l’exécution de ses tâches. Elle doit donc relever la tête durant la saisie informatique car l’écran d’ordinateur est bas par rapport à la ligne de vision. Cette posture sollicite ses cervicales, ce qui lui provoque des douleurs.

- Saisie informatique : l’écran d’ordinateur est volontairement situé sur le côté gauche du bureau pour permettre une meilleure visibilité des usagers accueillis. Cette position de l’écran engendre une torsion du dos lors de la réalisation de ses tâches.

Pour chaque contrainte identifiée, des recommandations en termes de matériel, d’agencement et d’organisation sont faites. Certaines peuvent concerner l’ensemble des salariés, et d’autres sont plus spécifiques à la salariée, compte tenu de sa pathologie et des restrictions médicales émises.

Pour quels effets ?  

Des recommandations, d’ordre matériel, d’agencement du poste de travail et d’organisation du travail, associées à chaque contrainte identifiée sont proposées à l’entreprise pour améliorer les conditions de vie au travail de la salariée. D’une façon générale, celles liées au positionnement de l’écran d’ordinateur et du clavier, aux critères de choix du siège ergonomique, à l’utilisation d’un repose pieds et à l’organisation du travail, peuvent être appliquées à l’ensemble des salariés.


Plus spécifiquement, il a été préconisé d’équiper la salariée d’un casque téléphonique sans fil pour lui faciliter l’accueil téléphonique des usagers, d’un support d’avant-bras pour prévenir les douleurs liées à un appui prolongé et à une déviation des poignets. De plus, il a été conseillé de revoir l’agencement de son poste de travail compte tenu de sa situation actuelle.


Toutes ces préconisations doivent être mises en œuvre par l’entreprise même en vue de l’amélioration des conditions de travail de la salariée en situation de handicap. De plus, le suivi et la mesure de l’efficacité de ces actions sont à prévoir dans une prochaine étape.

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