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Un rapport précise les contours de l'Action de Formation En Situation de Travail (AFEST)

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Quels sont les éléments qui caractérisent une Action de Formation En Situation de Travail (AFEST) ? A quelles conditions peut-elle être efficace et prise en compte comme une formation à part entière ? La DGEFP, le Copanef, le Cnefop et le FFPSP publient avec l’appui de l’Anact un rapport tirant les enseignements d’une expérimentation lancée fin 2015. Interview de Fabienne Caser, en charge du suivi du projet à l’Agence.

Quel était l’objectif de l’expérimentation ?

Il s’agissait de définir les conditions pour qu’une formation se déroulant en situation de travail soit à la fois :

  • efficace en matière d’acquisition de compétences,
  • applicable dans des TPE-PME dont les salariés accèdent encore trop peu à la formation,
  • reconnue comme une véritable action de formation et donc éligible aux financements de la formation professionnelle.

Quelle forme a pris l’expérimentation ?

L’expérimentation a été initiée par la DGEFP et pilotée avec les partenaires sociaux, le Comité Paritaire interprofessionnel National pour l’Emploi et la Formation (Copanef) et le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP), avec l’appui du Conseil national de l’emploi, de la formation et de l’orientation professionnelles (Cnefop). 13 OPCA ont été volontaires pour conduire des projets expérimentaux dans ce cadre. 50 entreprises (TPE-PME) ont été mobilisées et 70 salariés ont été formés. Le déploiement opérationnel de l’expérimentation a été confié à l’Anact qui a mobilisé son réseau pour assurer le suivi des projets et leur capitalisation avec les partenaires. 

Quelles en sont les conclusions ?

Il ressort de l’expérimentation que le cœur de l’AFEST est constitué par une alternance de deux séquences : une mise en situation de travail organisée à des fins d’apprentissage, et une séquence en rupture avec le cours de l’activité productive – dite réflexive – pour renforcer ces apprentissages.

A certaines conditions (préparation en amont, mobilisation des acteurs, aménagements organisationnels et managériaux, droit à l’essai, formalisation...), l’AFEST fait la preuve de son efficacité, notamment pour un public qui accède peu à la formation professionnelle.

Elle montre sa pertinence en particulier pour des compétences non disponibles immédiatement sur le marché du travail ou pour des compétences que les formations plus « classiques » ne permettent pas de développer. Les entreprises apprécient l’opérationnalité de cette modalité et les salariés bénéficiaires son utilité immédiate dans leur travail ainsi qu’une forme d’apprentissage non scolaire.

Cette nouvelle modalité de formation n’a pas vocation à remplacer les actions de formation externes mais à enrichir la palette des solutions existantes. Pour les entreprises, l'AFEST peut ouvrir un chemin vers des organisations plus apprenantes.

A l’Anact, l’expérimentation a enrichi notre réflexion sur les liens entre qualité du travail et production d’apprentissages en situation.

Quelles suites sont prévues ?

La fin de cette expérimentation marque la première étape d'un processus cherchant à créer un contexte accueillant pour développer les AFEST à plus grande échelle. D’autres étapes doivent maintenant être organisées pour mieux traduire cette nouvelle modalité de formation dans la loi et favoriser son appropriation par les acteurs (futurs OPCO, partenaires sociaux au sein des entreprises, Régions, professionnels du champ de la formation ...).

Télécharger le rapport "Expérimentation AFEST. Action de Formation En Situation de Travail" et sa synthèse