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Un projet de recherche sur la transformation des entreprises du secteur agricole aux Antilles.

L’Aract Guadeloupe et le laboratoire MEMIAD de l’Université des Antilles ont lancé en Juillet 2024, la phase qualitative d’une étude auprès des acteurs du secteur agricole. Ce travail de recherche s’intéresse aux transformations des organisations dans le contexte de la transition écologique.

Actualités - Publié le 29 novembre 2024 - Modifié le 25 juin 2025

Après la réunion organisée avec des acteurs économiques et institutionnels, une phase d’enquête de terrain a été lancée depuis le 04 novembre 2024.  L’objectif est de rencontrer une quarantaine de chefs d’exploitations, responsables de de SICA et de salariés, d’ici la fin de l’année. 

Ce projet cofinancé par la FSE+ se poursuivra en 2025 pour mieux comprendre comment les entreprises agricoles s’adaptent aux contraintes environnementales et quelles sont les évolutions en matière de conditions et de santé au travail.

Un projet de recherche sur la transformation des entreprises du secteur agricole aux Antilles.

Le contexte :

En Guadeloupe, l’agriculture représente près de 1% de l’emploi salarié (Agreste 2020) et 31836 ha de Surface Agricole Utilisée (SAU). La canne à sucre et la banane occupent l’essentiel de ces surfaces, et concentrent une grande partie des 7254 exploitations du département, mais également la majorité des 1751 salariés permanents et 8312 saisonniers et salariés occasionnels du milieu agricole.

En déclin depuis 10 ans, les filières agricoles souffrent d’un déficit d’image, dans un contexte marqué par la crise liée à la pollution au chlordécone. L’ensemble du secteur agricole est aujourd’hui davantage questionné sur son impact écologique et sa capacité à répondre aux défis alimentaires des populations.

 

Les enjeux :

L’ARACT Guadeloupe et le laboratoire MEMIAD de l’Université des Antilles se saisissent de ces questions sous l’angle des conditions de réalisation du travail, au regard de plusieurs enjeux que sont : 

  •  Les transformations du secteur dans ce contexte de mutation vers une agriculture plus durable

  • Les adaptations et diffusion de connaissances favorisant l’adoption de nouvelles pratiques 

  •  Les stratégies mises en œuvre pour réduire l’utilisation d’intrants chimiques et s’adapter aux contraintes réglementaires et environnementales 

Favorablement accueilli par les parties prenantes lors de sa présentation en Juillet 2024, le projet a pu être enrichi des attentes et intérêts de chacun des acteurs économiques et institutionnels. 

La méthodologie :

Il s’agit de réaliser un état de l’art des fondements et concepts théoriques, qui permettent de mieux comprendre les dynamiques des mutations des organisations. 

Concernant un premier volet qualitatif, Il s’agit d’accéder aux exploitations afin de réaliser des entretiens au niveau du personnel agricole, et d’évoquer singulièrement ses conditions de travail.

transformation

Cette phase d’enquête terrain a déjà permis de rencontrer une trentaine de chefs d’exploitations, responsables de SICA, et de salariés entre novembre et décembre 2024, et se poursuivra en 2025. Toutes les filières sont concernées, conventionnelles ou non.

 

transition

Ces entretiens permettront de mieux appréhender l’organisation du travail, ainsi que le rôle des entreprises et groupements en lien avec le milieu agricole. De même, le poids des relations commerciales dans leur engagement vers une agriculture durable, sera examiné tout comme le mode de construction et d’appropriation des connaissances associées aux pratiques écologiques.

Des ateliers de co-création/innovation seront également menés afin de faire émerger et de partager des pratiques vertueuses susceptibles d’apporter des outils de performances aux entreprises. Un second volet quantitatif pourra être réalisée au niveau des dirigeants, avec les données économiques. 


 

Enfin, sur la base de ces travaux, un ensemble de recommandations sera émis, et partagé à l’ensemble des acteurs, afin de favoriser une meilleure articulation des enjeux écologiques et avec les enjeux de santé au travail et de conditions de travail.

À l’occasion de la Semaine pour la QVCT 2025, l’Aract Guadeloupe a réuni des professionnels du monde agricole pour une matinée d’échanges autour d’un sujet souvent marginalisé : la santé mentale.

 

Travailleurs agricoles (exploitants, représentants de salariés) et représentants d’organisations agricoles diverses, ont partagé leur quotidien, entre fierté du métier et solitude, surcharge administrative, incertitudes et manque de reconnaissance. Des paroles fortes, parfois dures, ont émergé – témoins d’une réalité encore trop invisible.

 

Ce temps d’écoute a permis d’identifier ensemble des points de tension, mais aussi des ressources, des freins au changement, et des pistes d’action. Cet atelier s’inscrit dans une démarche plus large d’enquête sur les effets des transformations environnementales, notamment écologiques, sur les conditions de travail en agriculture.

 

 📌 Comprendre les vécus pour construire des réponses adaptées aux défis : un pas essentiel vers un accompagnement plus juste et plus humain.