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TMS. Une PME de la métallurgie fait de la prévention une priorité stratégique

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En partenariat avec la Carsat Centre-­Ouest, l’Aract Poitou­-Charentes a animé une formation-­action dans une entreprise de métallurgie pour prévenir les troubles musculosquelettiques. Une action centrée sur le poste de soudeur, le plus exposé

Avec 43 salariés répartis sur trois établissements, l'entreprise Atlantique Armatures fabrique 4000 tonnes d’armatures métalliques par an. Elle fait partie du Groupe Clisson (170 salariés) qui regroupe quatre entreprises spécialisées dans la fabrication et le négoce de produits métallurgiques, avec un seul CHSCT pour toutes ses activités.

Confrontée à de premières maladies professionnelles de type troubles musculosquelettiques (TMS), l’entreprise s’est engagée dans une démarche de prévention. Elle a participé à la formation-action sur la prévention des TMS pilotée par le Medef 79 et animée par l’Aract Poitou- Charentes et la Carsat Centre-Ouest. « La direction générale du groupe souhaite poursuivre la démarche pour faire de la sécurité et de la santé au travail une priorité stratégique de l’entreprise. C’est un pari sur l’avenir qui nécessite une prise de conscience collective », déclare Aude Moreau, cogérante du Groupe Clisson.

Zoom sur les soudeurs

La responsable du développement durable et le responsable de la maintenance ont participé à cette formation. Ensuite, la démarche a été présentée en comité de direction, en CHSCT et aux salariés. Puis un groupe de travail avec des représentants du personnel de chaque entreprise a été mis en place pour conduire la démarche de prévention et identifier un type de poste prioritaire à analyser. C’est celui de soudeur qui a été choisi (24 personnes concernées) en raison du nombre important d’accidents du travail, de maladies professionnelles, du turn-over et de la pyramide des âges.

Les responsables des trois établissements qui regroupent les soudeurs ont ensuite été sensibilisés à cette problématique et sollicités pour participer à la démarche de prévention des TMS. L’analyse s’est portée sur un seul des établissements pour identifier au mieux les actions à mettre en place. Le médecin du travail, sollicité, n’a pas pu participer à l’action.

Questions de TMS

Par la suite, un questionnaire sur les TMS a été diffusé aux salariés. Il a confirmé la présence de douleurs musculosquelettiques mal- gré une moyenne d’âge de 32 ans. L’observation des situations de travail a confirmé les contraintes exprimées dans le questionnaire (normes et délais à respecter, répétitivité et précision des gestes, postures à risque prolongées, manutention de charges, exposition au froid). Les éléments à conserver ont également été identifiés(temps pour effectuer le travail, soutien du responsable, bonne ambiance dans le collectif...).

En parallèle, une analyse des accidents du travail sur les trois dernières années a été menée. Elle a permis de discerner une problématique autour de la formation des nouveaux salariés : la moitié des accidents du travail concerne les salariés présents depuis moins de six mois de l’entreprise. « Cette formation-action a permis à l’entreprise de développer des compétences sur la prévention des TMS, conclut Armand Joly, chargé de mission à l’Aract. La mise en œuvre du plan d’action (lire l’encadré) se poursuit dans le groupe. Son suivi s’effectue en CHSCT dans le cadre de la démarche de prévention des risques professionnels. »

 

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