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Cas entreprise Mecabourg

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212
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Dans cette fabrique de parquet en bois positionnée sur le haut de gamme après son rachat par un groupe italien, les conditions de travail ne suivent pas le développement et les maladies professionnelles décollent. Deux ans après un diagnostic, l’entreprise a le sentiment que ses progrès son faibles.

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Description 

L’entreprise fabrique des parquets en bois. Créée en 1950, elle est obligée très vite de diversifier ses activités du fait d’une situation financière difficile. Rachetée en 1988 par un groupe français elle peut se recentrer sur son activité d’origine et voit la création d’un second site, doublant ainsi sa capacité de production. Revendue en 2000 à un groupe italien, elle s’oriente vers des parquets à très haut de gamme et retrouve l'équilibre financier.

Demande 

Depuis le dernier rachat, le nombre de déclaration pour maladies professionnelles des membres supérieurs, a fortement augmenté. L'entreprise a mis en place un groupe de travail dans l’atelier "Scies fines" composé d’opérateurs méthodes et production. L’objectif est d’identifier les éléments à risques et de proposer des aménagements pour les postes de triage (en sortie machine).

Avant d'engager des actions, l'entreprise souhaite un regard extérieur sur ces éléments et les aménagements envisagés.

Démarche 

L’atelier comprend 7 machines de coupe et tri de lamelles de bois. Sur chacune travaillent deux trieuses et un dépileur/stockeur. Le diagnostic porte sur les postes de triage et de déchargement, en partant de l’hypothèse que la modification des postes de triage a aussi des incidences sur l’activité des hommes au dépilage/ stockage.

Les salariés sont fiers de travailler à la transformation du bois : c’est un matériau noble et complexe. Mais il est poussiéreux et "nocif", notamment le bois exotique. L’organisation de la production ne tient pas compte de ces aspects et il peut arriver que ce type de bois passe sur les 7 machines en même temps occasionnant une forte gêne pour les salariés.

Le dernier rachat de l’entreprise, ponctué par l’arrivée d’une nouvelle direction a mis l’accent sur la situation des opérateurs (communication, amélioration des conditions de travail, refonte des aspects ressources humaines/ parcours professionnels). Mais il s’est aussi soldé par une pression plus importante (quantité et qualité), entraînant un stress pour certains salariés.

L’analyse de l’activité montre des contradictions et une forte dépendance entre les deux postes.

Sur les postes de triage, des gestes nocifs sont repérés liés : à la conception des postes (gêne des casiers de rangement, éloignement de la sortie des lamelles qui peuvent tomber) ; à l’organisation (répétitivité gestuelle, peu de polyvalence) ; à un contrôle visuel accru des lamelles (poste clé qualité, éclairage non adapté). Les trieuses sont dépendantes des machines qui donnent le rythme de sortie des lamelles et des « stockeurs» qui vident leurs casiers. De plus, l’environnement des postes n’est pas favorable : bruit des machines (sciage), chaleur, copeaux et poussières de bois.

Les postes de dépilage/ stockage sont synonymes de déplacements importants et pénalisants. Les opérateurs alimentent les magasins des machines, évacuent les lamelles dans les casiers des trieuses, les stockent par paquets de 25 sur des palettes communes à plusieurs postes, avec l’objectif que les magasins des machines ne soient jamais vides.

Selon la conception et l’organisation des postes de triage, les déplacements sont plus importants et les accès moins facilités. Les casiers ont aussi des incidences sur les contraintes des « stockeurs » (conception, emplacement sur les postes, façon de stocker des trieuses). Les poids manipulés au total représentent plusieurs tonnes. Quelques tables élévatrices sont installées, mais tous les lieux de stockage et dépilage ne sont pas équipés.

Le « stockeur » est aussi dépendant des trieuses : il doit décharger régulièrement les lamelles dans les casiers pour ne pas les gêner, en respectant le nombre de lamelles. Or ce moment n’est pas toujours le plus opportun : chargement de machine en cours, optimisation des déplacements. De plus, au stockage des lamelles, l’opérateur n’a aucune visibilité sur l’état du magasin des machines.

Bilan 

Le diagnostic a montré que les conditions de travail des dépileurs/stockeurs étaient également pénibles et que leur situation devait aussi être intégrée aux évolutions des postes de triage. D’autres configurations d’aménagements et d’organisation ont été identifiées avec le groupe de travail.

Deux ans après, celui-ci est toujours d’actualité. Les solutions techniques prévues n’ont pas eu de mises en place effectives du fait notamment du coût engendré. Par contre, l’entreprise s’est orientée vers une évolution de l’organisation, avec le partage des tâches, le développement de la mixité et de la polyvalence, accompagnée de temps de formation conséquent.

Mais l’entreprise a le sentiment que ses progrès sont faibles. Aussi, lorsqu’il lui est proposé de participer au club d’entreprises sur les TMS, y voit-elle plusieurs intérêts : avoir un retour critique sur ses propres actions, identifier d’autres pistes possibles menées par d’autres entreprises ou suggérées par l’ARACT.

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