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Télétravail : la méthode Anact

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télétravail

 

Un projet d’entreprise comportant un volet relatif au télétravail implique toujours de réfléchir aux articulations et compromis possibles entre le temps de l’entreprise (en lien avec son organisation), le temps du marché (ou du client), le temps du territoire (celui ou vit le salarié et celui de l’entreprise et de son marché), et bien sur le temps du salarié concerné.

En complément, quel que soit le nombre apparent de salariés concernés par le télétravail, l'Anact invite les acteurs de l’entreprise à prendre en compte la façon dont le travail à distance est réalisé de différents points de vue : celui des télétravailleurs, des salariés sur site, des managers, des représentants du personnel et des directions, au niveau individuel et collectif.

C’est pourquoi une conduite de projet télétravail suit les repères suivants :

1. Un comité de pilotage pour clarifier les enjeux pour tous du télétravail dans l’entreprise

  • le comité de pilotage comprend un ou des membres de la direction, des représentants du personnel ou des salaries concernés, des managers de proximité des services appelés à proposer le télétravail, un représentant du système d’information et des services généraux,
  • il s’attache à faire le point sur les risques et les opportunités, sur les craintes et les motivations
  • il identifie les liens avec le projet de l’entreprise, aide à intégrer les évolutions en cours ou à venir, prend en compte les attentes des salaries,
  • il vise à “voir large et loin” avant de choisir une solution, tirer les enseignements de situations de référence, inclure une analyse en mode dégradé du fonctionnement, prévoir plusieurs scenarii

2. Construire et tester les conditions de mise en œuvre avec une expérimentation

  • faire un point préalable sur les conditions de réalisation du travail (difficultés, ressources, objectifs, qualité du travail attendu, adéquation entre délais et moyens disponibles…) et résoudre les dysfonctionnements existants,
  • se mettre d’accord sur les pratiques managériales dans les services et les équipes : délégation et non contrôle, soutien amont et pas seulement évaluation des seuls résultats, animation d’équipe pendant les temps collectifs et suivi individuel…
  • définir un cadre, des périmètres, des conditions, des règles du jeu (critères d’éligibilité, durée de télétravail par service et/ou métier…), avec un texte collectif de référence (charte, accord, règlement intérieur)
  • faire un suivi et procéder aux ajustements au fil de l’eau en les traçant.

3. Faire un bilan régulier sur le télétravail et ses effets, mettre en débat ce bilan et les suites envisagées

  • évaluer et faire un bilan de l’expérimentation avec les différentes parties prenantes,
  • définir les conditions d’un élargissement du périmètre du télétravail, voire d’une généralisation
  • installer un comité de suivi annuel ou semestriel associant managers, représentants du personnel, télétravailleurs, non télétravailleurs.

 
Mieux comprendre les risques et opportunités, tester et évaluer une expérimentation du télétravail permettra aux acteurs de l’entreprise d’ancrer le télétravail dans l’organisation en place, d’éviter que les salariés à distance ou sur site soient isolés pour gérer les difficultés.