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Session de clôture sur le dialogue social en Guadeloupe. Découvrez les chantiers prioritaires retenus

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Du 17 au 19 janvier dernier, les partenaires sociaux de Guadeloupe ont apporté une dernière touche au projet dialogue social initié en juillet 2016. Un texte final identifie les axes prioritaires de travail pour impulser une nouvelle dynamique du dialogue social en Guadeloupe.

Session de clôture sur le dialogue social en Guadeloupe

De juillet 2016 à janvier 2017, l'Aract Guadeloupe a organisé un cycle de sessions sur le dialogue social pour outiller les partenaires sociaux guadeloupéens. Conçu en partenariat étroit avec l'Anact, la DIECCTE et le soutien du Fonds social européen (FSE) ce dispositif a été proposé à toutes les organisations syndicales d'employeurs et de salariés. Articulé autour de 4 temps forts, son lancement en juillet 2016 a été suivi d'une mission au Québec et en France hexagonale avant une session de clôture en Guadeloupe. 

Ce dernier rendez-vous était attendu, puisque 105 personnes  (dirigeants, syndicalistes, DRH, etc.) étaient présentes. Les partenaires sociaux de Guadeloupe se sont tout d'abord réunis le 17 janvier pour une journée de travail à huis clos. Le lendemain, ils ont rencontré successivement, les syndicats de salariés, les organisations patronales et les employeurs publics. Le troisième jour était consacré à une session plénière.

La journée plénière s’est déroulée en présence des nombreux participants et des autorités (Etat, et conseil régional), venus s’informer ou soutenir l’action de l’Aract Guadeloupe. Un texte final identifie les axes prioritaires de travail pour impulser une nouvelle dynamique du dialogue social en Guadeloupe.

Les chantiers prioritaires retenus

Au terme donc de 16 journées d’échanges respectueux, les contributions conjointes des dix organisations patronales et de salariés représentées, considèrent prioritaires les chantiers suivants :

  • Le développement de la formation professionnelle en lien avec les enjeux de développement économique ;
  • Le principe de l’application des conventions collectives nationales avec possibilité de les adapter avant aout 2017. Une rencontre entre les partenaires sociaux sera initiée par la DIECCTE ;
  • Mise en place d’une commission paritaire régionale interprofessionnelle (CPRI) pour les très petites entreprises. Son animation pourrait être confiée à l’Aract Guadeloupe ;
  • Le développement de la négociation sociale. La formation des partenaires sociaux entre autres, constitue une nécessité pour outiller le partenariat social. Une mission serait dévolue en ce sens, à l’Aract Guadeloupe ;
  • Mise en place d’un label local « Entreprise responsable » dont les critères seront définis ultérieurement.

Les contributeurs reconnaissent ainsi la nécessité d’une prise en compte conjuguée de l’économique et du social pour engager le territoire guadeloupéen dans une direction plus vertueuse. L’application de la réglementation est également reconnue comme étant le minimum exigée par tous. La négociation conventionnelle apparaît par ailleurs, comme étant également un outil d’harmonisation des règles de concurrence entre les entreprises.



Toutes les organisations présentes lors des rencontres du 18 janvier, ont salué la qualité du travail fourni par les participants de la session.



Pour prolonger leurs travaux, les parties conviennent de la tenue d’une première réunion de la commission de suivi du dialogue social, le 2 février prochain à l’Aract Guadeloupe. Un chemin long s’annonce mais la conviction qu’on ne peut plus s’en tenir à l’existant semble unanimement partagée.

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