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Services à la personne. L'enjeu d'attractivité des métiers et de fidélisation des salariés

La qualité des services rendus est au cœur de l'activité du secteur des services à la personne. Répondre à l'enjeu de qualité requiert de recruter des salariés qualifiés et de réussir à les fidéliser en proposant des perspectives d'évolution et un parcours de professionnalisation. Cependant le secteur peine à trouver de la main d'œuvre qualifiée et doit faire face à un nombre important de cessations anticipées d’activité pour inaptitude.

Des conditions d'emploi précaires

L'empoi dans les services à la personne est fortement marqué par le temps partiel (il concerne plus de 70% des salariés). Le volume d'heures hebdomadaires moyen est de 14 heures  (21 heures si on inclut les 300 000 assistantes maternelles), pour un salaire moyen de 616 euros. Les niveaux de rémunérations sont en effet faibles : 60% des salariés du secteur sont des travailleurs à bas salaires, c’est à dire que les salaires perçus sont inférieurs aux deux tiers du salaire médian français.

Par ailleurs, plus de 8 employés sur 10 sont des femmes. Enfin, dans 80% des cas les employeurs sont des particuliers. Cela fait que les salariés du secteurs ont moins l'occasion que les autres de s'informer sur leurs droits.

De faibles perspectives d'évolution professionnelle

Les métiers du secteurs souffrent aussi des stéréotypes. Celui d'aide à domicile, par exemple, reste encore trop associée à des activités relevant de la "néo-domesticité" et est souvent résumé au simple exercice de tâches ménagères.

Les métiers sont aussi majoritairement peu qualifiés, et donc considérés comme des "petits boulots". L’absence de perspectives d’évolution professionnelle tant au sein de la profession qu’en dehors. Un manque d'évolution d'autant plus lourd que 90% des employés de ces métiers n'ont pas le bac.

Des conditions de travail jugées pénibles

Les salariés du secteur étant à la fois soumis à des risques physiques mais aussi psychosociaux. Les résultats des enquêtes statistiques convergent pour indiquer que les aides à domicile cumulent des contraintes de type industriel et de type tertiaire. Les contraintes posturales et l’exposition aux produits toxiques sont très répandus, ainsi que les contraintes relationnelles typiques des métiers de service.

 

 

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