La sécurité au travail est une préoccupation majeure pour les travailleurs, les employeurs et par conséquent pour les pouvoirs publics. Malgré les efforts considérables déployés pour prévenir les accidents du travail graves et mortels, leur nombre demeure encore trop élevé.
En effet, chaque jour en France, plus de 100 travailleurs sont blessés gravement, et deux décèdent. Les conséquences de ces accidents sont dévastatrices non seulement pour les travailleurs concernés, mais aussi pour leurs familles, leurs collègues et leurs employeurs. En outre, l’impact économique de ces accidents est important, en termes de coûts directs et indirects pour les entreprises, la solidarité nationale et la société dans son ensemble. Lutter contre les accidents du travail graves et mortels représente un défi important.
De quoi parle-t-on ?
Un accident du travail est un événement soudain survenu pendant l’activité professionnelle et qui, quelle qu’en soit la raison, a causé un dommage corporel ou psychologique à celui qui en est la victime. Le fait à l’origine de l’accident du travail doit être soudain, c’est ce qui le distingue de la maladie professionnelle. Un accident du travail est considéré comme grave lorsqu’il laisse des séquelles durables pour la victime. Cela inclut, par exemple, les fractures, les amputations, les brûlures graves, les commotions cérébrales.
Malgré une baisse importante du nombre des accidents du travail graves et mortels ces dernières décennies, notamment grâce à l’amélioration de la prévention, un plancher semble avoir été atteint depuis 2010.
Pour les salariés du régime général, on dénombrait en 2024 près de 549 614 accidents du travail. Plus de 764 travailleurs salariés sont décédés dont 22 jeunes de moins de 25 ans.
