Vous êtes ici

Saisonnabilité et pénibilité du travail dans sylviculture et le bûcheronnage

Ajouter à ma liste de lecture

Nombre de pages
12
0
Auteur(s)
  • Aline Dronne

Les travailleurs de la forêt – bûcherons et sylviculteurs – payent un lourd tribut en termes de santé au travail pour exercer leur activité. C’est une profession où les risques sont importants et peuvent se traduire par des accidents graves et des affections qui invalident durablement les travailleurs du secteur, les forçant parfois à quitter leur métier précocement (S. Mambie, 2013). À la suite d’une interpellation des partenaires sociaux sur le vieillissement de la population des salariés saisonniers, et notamment le lien entre l’usure professionnelle et les parcours, et dans le cadre du Plan Régional de Santé au Travail (PRST2), l’Aract Grand-Est a proposé de mener une recherche-action pour répondre à ces interrogations. Une étude documentaire a montré que la préoccupation centrale concerne plus l’emploi et moins le champ du travail et des conditions de travail. L’Aract a cherché à mieux appréhender les conditions de travail qui sont à l’origine des problèmes de santé au travail dans la filière bois en investiguant une dizaine d’entreprises. À notre sens, l’identification des facteurs de risques (dits « classiques ») ne sont pas les seuls déterminants à prendre en compte pour promouvoir la sécurité et la santé des travailleurs forestiers. Les formes de coopération au travail (face au travail isolé, par exemple), la nature des marchés qui comporte un impact sur les conditions d’exercice du travail (forçant à travailler non selon les saisons mais en réponse à la demande), le développement des compétences et des formations (par l’apprentissage et le mode d’intégration des « nouveaux ») sont des éléments qui conditionnent la capacité des travailleurs à promouvoir leur santé. Nous identifions ces éléments dans la perspective de favoriser des pratiques de prévention plus efficaces.

close