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RPS : Former les acteurs de l'entreprise pour verbaliser, comprendre et agir ensemble

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Risques psychosociaux

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Face à des cas de plus en plus nombreux de stress chez ses salariés, ce Centre Hospitalier a souhaité réagir en mettant en œuvre, avec l'appui de partenaires institutionnels, une démarche spécifique pour la prise en charge de personnels confrontés à ces situations problématiques. Puis il décide d'outiller les acteurs en charge de cette problématique au moyen d'une formation sur la thématique des risques psycho-sociaux. L'enjeu est aussi de relancer un vrai dialogue social en interne.

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Qui ? 

Ce Centre Hospitalier est composé de 10 établissements, centres de soins, maisons de retraite, EPHAD, CMPEA. Il emploie 1600 salariés.

Confronté depuis plusieurs années à des évolutions propres au secteur de la santé (évolution des politiques de tarification, changements organisationnels, etc.), le centre hospitalier est interpellé régulièrement sur des phénomènes de souffrance du personnel : accélération des tensions avec les patients, travail isolé, problèmes relationnels au sein des équipes.

Quel était le problème à régler ?  

Pour tenter de résoudre ces cas, le Centre Hospitalier a déjà mis en place, avec l'appui de partenaires institutionnels, un dispositif d'accompagnement socio-professionnel comprenant le médecin du travail, un psychologue du travail et une assistante sociale. Pour compléter ce dispositif, un groupe de travail « harcèlement et violence au travail » a été créé permettant d’associer les partenaires sociaux (membres du CHSCT, délégués syndicaux) et diverses personnes de l’organisation dont la DRH, à la réflexion de la cellule existante. Cette évolution correspondait à la nécessité d'inscrire cette problématique dans le dialogue social et de renforcer la dimension pluridisciplinaire des actions.

Face aux caractéristiques des situations traitées, à la nécessité de comprendre collectivement les situations à fortes tensions et d’engager des actions de prévention, le groupe a souhaité être outillé sur la problématique des risques psychosociaux et se définir une stratégie d’action.

L’ARACT Languedoc-Rousssillon a été sollicitée comme appui à l'ingénierie de projet permettant d'aider le groupe à élaborer un cahier des charges pour se former à cette problématique.

Qu’ont-ils fait ?  

L'ARACT a proposé d'organiser un séminaire de travail à destination des membres du groupe. Ce séminaire visait à identifier les compétences nécessaires aux membres du groupe pour développer son action sur les risques psychosociaux : construire un cadre de référence commun aux participants sur la problématique et faciliter la mise en place d'une stratégie d'action au sein du groupe.
Une rencontre préalable avec la direction, d'une part, et les membres du groupe, d'autre part, a permis de recueillir le point de vue de chacun quant à la démarche engagée ainsi que leurs attentes par rapport au séminaire.


Le séminaire a été organisé en trois parties :

- une première partie sur un apport concernant la problématique des risques psychosociaux : éléments de contexte, de définitions, modèle de compréhension et d'analyse des facteurs psychosociaux, outils et ressources mobilisables sur le sujet;

- une deuxième partie de réflexion sur la démarche actuelle du centre en matière d'évaluation et de prévention des risques psychosociaux, sur les conditions de réussite d'une telle démarche, sur les acteurs mobilisés en interne sur cette problématique et sur les voies de progrès pour le centre;

- une dernière partie sur l'identification du rôle, des missions et des compétences nécessaires au groupe pour mettre en œuvre et piloter la démarche du centre.

Les attentes du groupe ont pu être clarifiées par rapport au projet de formation et un cahier des charges a été rédigé puis envoyé à plusieurs organismes.

- détenir des « clés » (posture, questionnement…) en matière d’écoute, de gestion d’entretien individuel dans le cadre de situations « à chaud » ou « à tiède »,

- disposer d’outils permettant d’analyser des situations à fortes tensions que peut engendrer le travail,

- être en mesure de repérer le processus d’apparition des risques psychosociaux,

- connaître les effets de ces risques sur la santé,

- savoir construire une grille d’analyse de cas,

- être en mesure de construire des données (recueil, traitement, exploitation d’indicateurs, questionnaire, tableau de bord…),

- établir une charte et des règles de fonctionnement pour le groupe,

- savoir construire un projet en lien avec le rôle de coordination dévolu au groupe.

Ce séminaire a donc permis aux membres du groupe de confronter ses représentations en matière de risques psychosociaux, de partager des notions clés et d'amorcer la co-construction d'une démarche paritaire d'évaluation et de prévention des risques psychosociaux. Un point essentiel que le groupe s'est approprié a été la nécessité de passer par l'analyse de situations de travail concrètes faisant l'objet de tensions importantes ou/et récurrentes pour aborder les facteurs de risques psychosociaux. Les attentes vis-à-vis de la formation ont donc compris un apport méthodologique pour “investiguer“ les situations de travail.

L'appui de l'ARACT a donc été dans une phase amont de l'action du groupe, lui permettant ainsi de mobiliser des compétences en formation adaptées à son projet.

Pour quels effets ?  

L'existence d'un groupe pluridisciplinaire, au sein d'une organisation, travaillant sur les risques psychosociaux a un grand intérêt dans la mesure où il constitue un lieu de débat, de confrontation de différents points de vue, ce qui permet d'avoir une approche globale de cette problématique. Toutefois, cela fonctionne à deux conditions :

- d'une part, que les membres d'un tel groupe partage au préalable un cadre de référence sur la problématique des risques psychosociaux, un socle commun sur lequel chacun peut s'appuyer pour apporter son propre regard sur ces questions, ce qui pose les bases d'un diagnostic partagé et d'un plan d'actions concerté;

- d'autre part, que le groupe se construise une stratégie d'action, une démarche en plusieurs étapes avec des jalons réguliers permettant d'informer l'ensemble du personnel de son travail. Ue conduite de projet définie collectivement lui permet plus facilement d'ancrer son action dans le temps.


Enfin, la présence des partenaires sociaux au sein du groupe permet de placer la prévention des risques psychosociaux au cœur du dialogue social et de faire le lien avec l'action du CHSCT.

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