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Réussir son projet architectural

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Qu’il s’agisse de la création d’un nouvel espace ou du réaménagement d’un atelier, trop souvent l’organisation est tributaire des murs réalisés. Au final ce sont alors les murs qui vont dicter l’organisation au risque d’affecter directement la performance et les conditions de travail.

Un projet architectural n’est donc pas que design et esthétisme. Il est d’abord un projet d’entreprise pour lequel il est nécessaire de conduire des études préliminaires afi n de spécifier le fonctionnement attendu, en lien avec les futurs utilisateurs. Il est aussi un projet spécifique et complexe qui nécessite d’être attentif sur les points suivants :

La collaboration entre les acteurs du projet

Un projet architectural est caractérisé par une grande diversité d’acteurs internes et externes. Il convient de clarifier le positionnement et les responsabilités de chacun en faisant notamment la distinction entre les acteurs de la maîtrise d’ouvrage et ceux de la maîtrise d’œuvre.

La maîtrise d’ouvrage est l’instance pour le compte de qui le projet est réalisé. C’est une fonction occasionnelle occupée très souvent par le chef d’entreprise en PME.

La maîtrise d’œuvre est l’instance qui a la responsabilité de la conduite et de l’aboutissement du projet conformément aux objectifs fixés par le maître d’ouvrage. L’enjeu pour le maître d’ouvrage est de garder la maîtrise de son projet en s’appuyant sur :

  • Une structuration ad hoc du projet avec le choix d’un chef de projet et la constitution d’une équipe projet interne (maîtrise d’œuvre interne)
  • La production d’un cahier des charges ou programme qui servira de base à la collaboration avec la maîtrise d’œuvre externe représentée le plus souvent par un architecte

La conduite du projet : une construction collective et progressive

A l’issue de l’élaboration du programme, les différentes phases de conception, de l’esquisse à l’APD (Avant Projet Définitif) sont la traduction concrète par l’architecte des besoins clarifiés dans le programme par le maître d’ouvrage. Plus on avance dans la conception, plus les tensions peuvent apparaître entre l’entreprise et ses prestataires, et plus les conséquences des modifications seront fortes en coûts et en délais.

Ces difficultés peuvent être liées au manque de précision du programme. Elles sont surtout le résultat d’un manque de coopération entre l’entreprise et l’architecte, en amont du projet, pour travailler sur la fonctionnalité des espaces. Les interactions doivent être favorisées par la maîtrise d’ouvrage pour intégrer des évolutions tout au long du projet.

L’implication et l’accompagnement des salariés

Etant experts de leur propre activité, les utilisateurs sont en mesure de participer au diagnostic du fonctionnement et à des simulations. Toutefois, l’implication des salariés n’est pas une démarche improvisée.

Celle-ci doit être organisée (disponibilité, animation) et outillée (utilisation d’une maquette), à l’initiative du chef de projet interne et non pas de l’architecte. La prise en compte des caractéristiques de l’activité de chacun permettra de préciser les fonctionnalités attendues de l’espace en termes d’accessibilité, de surface, de proximités fonctionnelles mais aussi de confort (isolation phonique, ambiance lumineuse…).

Le questionnement portera également sur la dimension symbolique de l’espace et le sens qu’il revêt individuellement et collectivement (se sentir à l’écart par exemple). Enfin, la gestion de la transition d’un espace à l’autre fera l’objet d’un accompagnement spécifique : temps d’adaptation, modes dégradés, "travail de deuil".

Pour en savoir plus sur les aspects pratiques de la mise en œuvre :

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