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Réussir l'intégration et la fidélisation des salariés dans l'industrie agroalimentaire

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Comment réussir l'intégration et la fidélisation de nouveaux salariés dans une entreprise d'un secteur aussi particulier que l'agroalimentaire ? Telle est l'objet de cette action collective menée par 4 industries en partenariat avec l'Union régionale des industries agroalimentaires (URIAA) d'Auvergne. Est relaté ici le cas d'une entreprise de découpe et emballage de fromage.

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Description 

Cette entreprise de découpe et emballage de fromage a été créée il y a 10 ans avec au départ 3 salariés, puis 10 en 2002. Aujourd’hui, elle compte 49 salariés.

L’entreprise fait partie d’une holding et assure principalement le tranchage pour des fromageries du groupe, à destination de la grande distribution. Elle dispose d’une gamme de fromages à trancher très variée. Elle effectue, du plus gros au plus petit format, le tranchage, l’emballage, la réalisation de plateaux.

Demande 

La demande de l'entreprise s'inscrit dans le cadre d'une action collective réalisée dans le secteur agroalimentaire sur la question de l'intégration et la fidélisation des salariés. Cette action, en partenariat avec l'URIAA (Union régionale des industries agroalimentaires) réunit 4 industries. Elle a pour objectif d'identifier les conditions de réussite de l'intégration pour les IAA, au regard notamment des conditions de travail.

L’activité de l'entreprise en question est en constante augmentation. Aussi, la direction compte favoriser une automatisation plus importante et cherche également à recruter des personnes plus qualifiées ou susceptibles de pouvoir rester et évoluer. Pour ces deux raisons, la question de l’intégration lui semble importante.

Démarche 

Le diagnostic considère d'une part, les caractéristiques du travail et, d'autre part, celles de la population qui impactent les conditions de l'intégration.



Les premier éléments recueillis montrent que l'entreprise ne part pas de rien. Elle dispose notamment d'un livret d'accueil, réalise des visites d'entreprises avec la direction ou le responsable qualité et sécurité. Elle a également une stratégie de recrutement qui consiste à passer par une première période d'intérim ou CDD, tout au moins pour les agents de premier niveau.

Cette première période est à la fois un moyen de faire face aux pics d'activité et un moyen de tester les salariés et de repérer les personnes susceptibles d'être embauchées. Par ailleurs, étant dans le secteur agroalimentaire, l'entreprise a de fortes exigences sur les éléments d'hygiène qui l'incite à insister sur cet aspect au moment de l'accueil.

Ce premier recueil de pratiques est complété par une analyse du travail et de la population qui met en avant :

  • La différence entre l'accueil et l'intégration des salariés : certes ici, des outils et démarches d'accueil sont mis en place. Cependant, la question se pose de l'appropriation des éléments par les salariés et de l'intégration dans les équipes de travail.
  • L'impact des caractéristiques du travail et de ses variations dans la réussite de l'intégration : l'entreprise est soumise à une forte pression client, liée à la nature de ceux-ci (grande distribution). Selon les ateliers, cette pression est plus ou moins forte. Elle est particulièrement prégnante en étiquetage. Par conséquent, l'équipe a peu de temps pour former les nouveaux embauchés à l'utilisation des machines et aux process, et ceux-ci restent sur les postes les plus simples. A côté de cela, les permanents compensent les hausses d'activité et gèrent l'ensemble des dysfonctionnements et aléas.
  • L'impact de la population : l'entreprise a connu une augmentation significative de son effectif en 10 ans. Elle doit par ailleurs faire face à des pics d'activité. Or, elle se situe dans une zone urbaine et la population accueillie est ici très diversifiée, une partie connaissant bien le secteur agroalimentaire, l'autre pas du tout. Ce paramètre semble donc primordial dans la durée de l'intégration des personnes, car dans ce secteur les normes et les conditions de travail sont particulières.
Bilan 

Les leviers d'action pour cette entreprise et pour l'ensemble des entreprises de l'action collective portent sur une meilleure identification des conditions particulières de l'intégration dans une industrie agroalimentaire. Cette particularité passe par l'identification des grands déterminants de l'activité qui selon les IAA peuvent porter sur : la saisonnalité de l'activité, la nature des produits et l'impact du savoir-faire produit, la dépendance à des contraintes clients fortes (travail en flux tendu), la diversité des populations dans l'entreprise (intérimaires, connaissant le secteur ou non). En fonction de la prégnance plus ou moins forte de ces différents déterminants, identifiés comme caractéristiques dans les IAA, les entreprises pourront faire le choix des actions autour de l'intégration à prioriser. Par exemple, telle entreprise qui a une forte saisonnalité pourra réfléchir sur les conditions de son intégration en fonction des périodes de l'année. Telle autre qui a une forte variabilité sur son produit cherchera à travailler en priorité sur le savoir-faire produit (transfert de savoir) , sachant que la plupart du temps, l'entreprise cumule plusieurs déterminants forts.

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