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Répondre aux enjeux de développement et offrir de nouvelles opportunités de parcours d’insertion

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Provence-Alpes-Côte d'Azur

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1346
Catégorie
Secteur d'activité
Code APE
Depuis quelques années, certains établissements de service public voient leurs dotations réduites. Ils sont donc contraints de rechercher de nouvelles sources de financements. Pour améliorer sa performance globale et soutenir son développement, la direction de cette structure chargée de l’insertion par l’activité économique n’hésite pas à intégrer une action collective pour s’enrichir de méthodologies d’analyse de situations de travail réelles et de construction, avec l’ensemble des acteurs, de solutions concrètes et adaptées.

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Description 

Ce groupement économique solidaire est composé de plusieurs associations agissant de manière complémentaire dans la lutte contre l’exclusion. Il compte parmi ses dispositifs deux Ateliers et Chantiers d’Insertion (ACI) ayant une activité d’agence de communication.

La réforme du financement de l’IAE (insertion par l’activité économique) est dans sa phase de déploiement : 2014/2015 est une période transition pour les SIAE (structures de l’insertion par l’activité économique). C’est dans ce contexte qu’une action collective de GPEC est proposée à plusieurs structures de l’IAE sous la forme de diagnostics individuels et de temps de regroupements collectifs.

Demande 

Les structures de l’IAE doivent assurer un pilotage financier délicat entre des financements publics contraints et le développement nécessaire de l’autofinancement pour assurer leur pérennité. La réforme du financement a institué différents changements, et notamment la généralisation des CDDI. Ces CDD d’Insertion apportent une souplesse sur la durée du contrat et la durée de travail hebdomadaire. La direction de la structure souhaite savoir si ces changements peuvent permettre de développer la production, tout en restant conforme aux valeurs internes et au projet d’insertion.

Démarche 

Deux ACI distincts (deux dispositifs, mais aussi deux sites géographiques) développent l’activité d’agence de communication. Les salariés permanents (encadrants techniques et accompagnateurs socio-professionnels) interviennent sur les deux dispositifs. Au cours de la démarche, un regard est porté sur l’organisation du travail des permanents, les temps de coordination existant entre eux et les impacts sur les salariés en insertion.

Ces derniers exercent ici des fonctions peu habituelles pour le secteur de l’IAE : rédacteur, maquettiste, webmaster, photographe, infographiste ou technicien informatique. Ils ont des parcours de vie qui leur ont permis d’acquérir certaines compétences, ou bien ont des aptitudes pour l’écriture ou la photo. Ils sont encadrés par des professionnels (encadrants techniques) aux compétences spécifiques : directeur artistique, rédacteur en chef, chef de projet web.

L’activité exercée est perçue comme intéressante et valorisante par les salariés en parcours et beaucoup s’y projettent. Toutefois, le secteur de la communication est fortement concurrentiel et offre peu de perspectives sur le marché du travail local. L’enjeu des accompagnateurs socio-professionnels consiste donc à accompagner ces salariés dans un projet professionnel différent.

Si les clients (collectivités et entreprises) sont sensibles à l’argument « agence de communication solidaire » et au fait que celle-ci emploie des personnes en insertion sur ces métiers, leurs exigences en termes de qualité et de délais n’en demeurent pas moins vraies.

Le niveau de compétence et d’autonomie de chaque salarié impacte le travail des encadrants techniques qui doivent répondre à des contraintes de production. C’est une des raisons pour lesquelles, outre l’utilisation d’outils pédagogiques, le travail en équipe ou en binôme est fortement développé pour favoriser l’entraide et le transfert de compétences entre les salariés en parcours.

Cependant, la « production » qui est considérée comme motivante, ne doit pas se faire au détriment de l’accompagnement sur le projet professionnel. Dans ce sens, la bonne coordination qui existe dans cette structure entre encadrants techniques et accompagnateurs socio-professionnels est un vrai atout.

Le développement « commercial » est assuré par un chargé de développement. Relativement récent dans la structure, il n’est pas issu du secteur de l’IAE. Dans sa démarche commerciale, il doit donc prendre en compte différents éléments : les spécificités du dispositif ACI, le niveau de compétences des CDDI, le niveau d’absentéisme qui peut être important et une stabilité relative dans les équipes de travail.

La demande initiale (« une augmentation de la durée des contrats et/ou de la durée hebdomadaire de travail permet-elle une montée en puissance de la production et une meilleure pérennité des dispositifs ? ») a questionné les personnes rencontrées car elle renvoie à l’objet même de l’ACI.

À travers le diagnostic, beaucoup ont réaffirmé que le développement de l’activité de communication ne devait pas se faire au détriment de l’objectif d’insertion. Dans cette optique, une augmentation éventuelle de la durée des contrats de travail pourrait présenter un risque pour les salariés et leur projet professionnel, en les incitant à se projeter plus durablement dans cette activité. L’équilibre reste donc à trouver.

Bilan 

D’un point de vue collectif, les échanges entre structures ont mis en évidence certains des impacts de la réforme du financement de l’IAE :

- la modification de plus en plus prégnante du modèle économique et la pression « productive » ressentie par les équipes ;

- des conséquences sur les compétences des salariés permanents : développement commercial, pédagogie (encadrants), développement de réseau d’entreprises (accompagnateurs), gestion RH et financière (fonctions support).

D’un point de vue individuel, les pistes d’action évoquées ont concerné :

- le regroupement des sites pour un meilleur suivi et une bonne coordination ;

- le renforcement des liens entre le chargé de développement et les salariés, pour favoriser l’appropriation des spécificités de l’ACI ;

- le renforcement d’actions en direction des entreprises ;

- la mise en place d’ateliers collectifs de techniques de recherche d’emploi afin de maintenir l’investissement dans le projet professionnel par une dynamique collective.

Enfin, des réflexions s’engagent autour de la création d’une EI qui viendrait en complément de l’ACI et permettrait de répondre aux enjeux de développement, et d’offrir d’autres opportunités de parcours d’insertion.

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