Vous êtes ici

Renouer le dialogue autour de la charge de travail

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email
Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
432
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Région
Amener la direction et les salariés de cette clinique à renouer le dialogue en s’appuyant sur un projet de travail commun, en l'occurrence une réflexion sur la charge de travail. Le projet permet de modifier la perception de chaque partenaire. Et de dégager des pistes d'amélioration.

Ajouter à ma liste de lecture

Qui ? 

Cet établissement, spécialisé en chirurgie, compte 160 salariés et dispose d’un Comité d'entreprise et d’un CHSCT. Elle correspond au regroupement de plusieurs anciennes cliniques dont elle rassemble les différents services médicaux.. Ainsi, cet établissement a-t-il hérité des difficultés inhérentes aux entreprises prestataires de service, à savoir la nécessité d’une optimisation des moyens, essentiellement, du fait d’effectifs insuffisants. De plus les patients ont changé ; plus âgés, plus corpulents et plus dépendants, ils sont devenus également plus exigeants.

Quel était le problème à régler ?  

La direction a fait suite à une demande formulée par les représentants des salariés au CHSCT qui évoquaient des situations de blocage dans le dialogue social et d’incompréhensions. Il devenait nécessaire de renouer ce dialogue.

Après un temps d’échange avec l’ensemble des acteurs, le CESTP-ARACT a proposé de travailler sur la charge de travail, qui génère de fortes tensions. Pour favoriser les conditions de réussite de cette intervention, les membres du CHSCT ont été amenés à valider la démarche proposée.

Qu’ont-ils fait ?  

Amener progressivement les acteurs de l’entreprise vers une vision partagée des contraintes et des difficultés rencontrées, afin de s’accorder sur un programme d’actions. Pour atteindre cet objectif, il convient de favoriser les échanges entre les acteurs du dialogue social. Ces derniers sont donc invités à dresser ensemble un état des lieux de la charge de travail, et notamment de comparer la charge perçue par les salariés avec celle prescrite (définie par l’organisation du travail).


Le recueil des indicateurs clés (absentéisme, arrêts maladie, accidents du travail, turn-over, …) donne de premières indications.

Les échanges avec les salariés complètent l'information, les membres du personnel étant appelés à partager une même vision des composantes de la charge de travail, des contraintes et des effets induits. 16 services de l’établissement participent à cet état des lieux, ce qui représente 54 salariés.


Que ressort-il de ce travail ? D'abord, la question de la charge de travail semble parfois très contraignante pour les salariés. Les caractéristiques du patient, les coopérations restreintes entre les services, l’évolution des outils informatiques qui génère de l’incertitude ou crée davantage de contraintes, autant de facteurs qui contribuent à alourdir la gestion du quotidien. Ces éléments agissent négativement sur la perception de la charge de travail par les salariés, au risque de fonder des craintes quant à l’avenir, au regard d’évolutions du travail avérées (dépendance des patients et réduction des durées d’hospitalisation) et/ou pressenties.

Ensuite, il apparaît que la charge de travail n’est pas le principal point de crispation. En effet, les plannings et le caractère aléatoire des changements de planning posent des difficultés importantes à l’ensemble du personnel soignant. Les réajustements intervenant la veille au soir (19 h) pour le lendemain matin (6 h) ont des conséquences directes sur l’organisation de la vie hors travail des salariés (déposer les enfants à l’école, …).


Forts de ces constats, les acteurs formulent des pistes d’améliorations possibles sur lesquelles ils sont prêts à travailler collectivement.
Premier axe : mieux gérer des plannings. Un représentant de la direction et un représentant des salariés reprennent les derniers plannings théoriques et réels. De nouvelles règles sont validées par le CHSCT pour modifier les plannings et déposer ses congés.

Deuxième axe, améliorer les conditions de travail de nuit. Suite à des échanges avec les personnels concernés, deux actions sont engagées pour organiser le transfert de savoir-faire entre des salariés de jour et de nuit et améliorer la répartition des effectifs de nuit avec un pool de remplacement.

Enfin, troisième axe, il s'agit de mieux communiquer en interne, en s'appuyant sur un projet fédérateur : devenir hôpital sans tabac.

Pour quels effets ?  

Principal enjeu pour cet établissement : combiner participation des salariés et amélioration continue des processus. Il avait déjà initié des groupes de travail sur les pratiques du personnel soignant. Trois groupes de travail ont été créés autour des trois axes d'amélioration. Le suivi de ces réalisations dans le cadre du CHSCT contribue à renouer le dialogue social.

Méthodes et outils associés

1
2
3
Comment analyser le travail avec la méthode des « situations-problème »

La méthode « situation-problème » permet aux équipes de travail de mieux comprendre, résoudre et prévenir les situations de tensions, de difficulté

Expérimenter pour mieux innover

Sollicité régulièrement par les entreprises, le réseau Anact-Aract est aussi conduit à les « recruter » dans le cadre d’expérimentations.

prevention-securite-routiere-travail

Dans le cadre du Plan Régional Santé Travail de Basse-Normandie, la Direccte a mobilisé les opérateurs régionaux de la prévention, dont l'Aract.

Notre offre de formation 2021

close