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Relations sociales dégradées ? L'Anact propose un accompagnement sur-mesure

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Absentéisme, conflit,manque d’implication... Autant de symptômes d’un dysfonctionnement dans les relations sociales. Pour accompagner les entreprises confrontées à ces difficultés, le réseau Anact-Aract a développé une démarche d'appui aux relations sociales sur-mesure.

Dispositif améliorer vos relations sociales

"La question des relations sociales est un élément structurant de toute démarche d'amélioration des conditions de travail." Pour Frédéric Dumalin, responsable du département "Etudes, Capitalisation et Prospective" de l'Anact, "des tensions sociales dans une entreprise contribuent à dégrader les conditions de travail de son personnel, ce qui est contreproductif à tous les niveaux". C'est donc dans la continuité de ses travaux et dans le respect de sa mission de service public que l'Anact mène depuis déjà 20 ans, auprès des entreprises et des organisations, un travail d'appui au dialogue social. Après une phase expérimentale lancée en Rhône-Alpes, Lorraine et Haute-Normandie, le dispositif public d'appui aux relations sociales a été généralisé en 2011 à l'ensemble du territoire national par le réseau Anact-Aract et la Direction générale du travail (DGT). Cet outil peut être sollicité pour "accompagner des entreprises confrontées à des tensions sociales aigües ou récurrentes", précise Frédéric Dumalin.

Les modalités de l'accompagnement

L'accompagnement peut viser plusieurs objectifs :

  • améliorer le dialogue entre la direction et les membres des institutions représentatives du personnel (IRP),
  • accompagner celles-ci dans leur installation et leur montée en compétences,
  • résoudre des tensions au sein du personnel qui affectent l'organisation et les conditions de travail.

Cet accompagnement sur-mesure est réalisé par un binôme d'intervenants spécialement formés, dont la composition est décidée par l'Aract sollicitée : chargés de mission du réseau Anact-Aract, consultants externes, et/ou agents de l'Inspection du travail. "L'intervention comporte au moins 2 jours de mise en route pour s'assurer de l'adhésion de tous à la démarche et effectuer un premier état des lieux, et 8 à 10 jours de travail avec les intervenants étalés sur quelques mois", décrit Frédéric Dumalin. Le diagnostic et les pistes d'actions débouchent sur un "plan d'actions opérationnel et partagé". Les intervenants reviennent par la suite  évaluer les résultats et le cas échéant, proposer des ajustements.

Depuis le lancement de cette offre en 2010, le nombre d'accompagnements réalisés a doublé pour atteindre plus d'une centaine fin 2015. Cependant, ce chiffres ne représente que 50% des sollicitations, ce qui témoigne des difficultés à se mettre d'accord entre les parties pour déclencher la mise en œuvre de l'accompagnement. 80% de ces accompagnements ont été effectués dans des entités de moins de 250 salariés et 40% dans des entreprises de moins de 50 salariés, principalement dans les secteurs de l'action sociale et médico-sociale, l'industrie, le commerce et l'hôtellerie.

Le témoignage de l'Institut Régional et Européen des métiers de l'intervention sociale (IREIS)

En février 2015, Annie Goglia, secrétaire générale de l'Institut Régional & Européen des métiers de l'intervention sociale (IREIS) de Rhône-Alpes a fait appel à l'Anact en sa double qualité de secrétaire générale en charge des ressources humaines et présidente du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). "Dans l'un de nos établissements, une équipe de formateurs rencontraient des désaccords et des difficultés relationnelles malgré l'appui d'un intervenant extérieur qui avait déjà analysé les pratiques", se remémore Annie Goglia, qui précise avoir choisi l'Anact "car sa démarche associe les représentants du personnel", une "dynamique" qu'elle soutient au sein de l'IREIS.

Parallèlement à ces difficultés au sein de l'équipe des formateurs, se déployait un projet de regroupement de deux établissements, dont celui employant les formateurs en souffrance, avec la prise de fonction d'un directeur unique pour les deux entités.

De septembre 2015 à janvier 2016, le dispositif "a permis à la fois de trouver des pistes d'amélioration pour résoudre la situation conflictuelle et a favorisé le projet de regroupement", explique Annie Goglia. Ces pistes concernent l'organisation du travail et de l'équipe, le management de l'activité et des formateurs, et le repositionnement de responsabilités dans le nouvel organigramme. Pour solutionner son mal-être, la responsable d'une des filières de formation a par exemple accepté d'abandonner cette responsabilité sans perte de salaire pour se recentrer sur la formation initiale et continue, son coeur de métier. Dans le même temps, la directrice d'un des établissements regroupés a glissé sur une autre fonction dans le cadre d'une retraite progressive. "Ces pistes d'amélioration prendront totalement effet à partir de septembre prochain avec une évaluation fixée à horizon de janvier 2017", précise la secrétaire générale.

Vous souhaitez une première prise de contact sur le dispositif "Améliorer vos relations sociales" ?

Nous vous invitons à consulter la page de présentation du dispositif ou à prendre contact avec l’Aract de votre région.