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Réaménagement des locaux : tenir compte des conditions de travail

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Cas entreprise Mecabourg

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Entre regrouper tous ses salariés dans un même bâtiment et réaménager ponctuellement les espaces existants, cette confédération syndicale veut avoir toutes les données en main. Une étude confirme les résultats d’un premier diagnostic : sur le plan des conditions de travail, c’est la première option qui l’emporte. C’est celle qui sera retenue.

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Description 

Cette organisation syndicale se compose de la confédération, de l’union régionale et de différentes fédérations professionnelles. Dans un même bâtiment, travaillent 4 salariés de la confédération, 2 de l’union régionale, 2 de différentes fédérations auxquels s’ajoutent les militants qui assurent les permanences ainsi que des responsables de l’organisation.

La confédération souhaite pouvoir regrouper toutes ses fédérations dans ce bâtiment dont elle est propriétaire tout en optimisant les conditions de travail des salariés.

Demande 

L’intervention fait suite à un diagnostic relatif aux conditions de travail du personnel travaillant dans le bâtiment de la confédération. Le diagnostic avait proposé 2 scénarios pour améliorer les conditions de travail : l’un basé sur une « refonte complète du bâtiment », l’autre proposant des aménagements ponctuels d’espaces de travail.

C’est dans l’objectif d’alimenter la réflexion de ces deux scénarios qu’un chargé de mission de l’ANACT est intervenu avec un architecte.

Démarche 

L’intervention comporte trois étapes.

Une première étape, réalisée par le chargé de mission, vise à alimenter le cahier des charges de chacun des deux scénarios permettant de définir des espaces de travail garants de bonnes conditions de travail.

Les entretiens et les observations réalisées permettent de comprendre les facteurs à l’origine des mauvaises conditions de travail et d’identifier les éléments nécessaires à sa bonne réalisation.

Le diagnostic a mis en lumière la forte présence de stress chez les personnels travaillant dans le bâtiment actuel notamment générée par la configuration des espaces de travail.

On constate :

  • une incompatibilité entre des activités exercés et l’emplacement du lieu de travail. Des activités nécessitant du calme sont réalisés dans des lieux de passage ;
  • des incompatibilités entre les missions dévolues aux personnes. Des personnes devaient effectuer un travail nécessitant de la concentration tout en assurant l’accueil téléphonique et l’accueil physique ;
  • des espaces de travail insuffisant. Deux personnes travaillent dans un bureau prévu que pour une personne ou bien une personne chargée d’accueillir des militants n’a pas l’espace nécessaire pour le faire ;
  • l’absence de zone de confidentialité lors des entretiens avec les militants ;
  • des éloignements opérationnels : deux personnes travaillant constamment ensemble sont séparées par un étage ;
  • un mélange de bureaux entre les fédérations, l’union régionale et la confédération à l’origine d’un problème d’identité et de sens dans le travail.

L’ensemble de ces éléments perturbe la réalisation du travail générant des retards importants à l’origine de situations de stress. La contagion de l’état de stress d’un individu à un autre au quotidien constitue un facteur aggravant.



La seconde étape permet de construire les projets architecturaux des 2 scénarios.
Dans le cas d’une refonte complète du bâtiment, sont étudiés l’emplacement et le dimensionnement des différents bureaux et des espaces de travail qui permettent une efficacité dans la réalisation du travail, une optimisation de ces espaces et une garantie de qualité de vie au travail.

Dans le cas d’aménagements ponctuels d’espaces de travail, les reconfigurations des espaces sont limitées, compte tenu de l’état actuel du bâtiment. Il semble néanmoins nécessaire de revoir l’implantation de certains espaces de travail afin d’améliorer les conditions de travail.

Dans les deux cas, les emplacements et les dimensions des espaces de travail sont ébauchés sur un schéma à main levée.

La dernière étape consiste à évaluer financièrement la réalisation des deux projets architecturaux par l’architecte. Celui-ci étudie le coût de la construction et de la rénovation, les nouvelles obligations réglementaires (accès aux handicapés, réglementation électrique...), les possibilités d’extension ou non du bâtiment (caractéristiques techniques du bâtiment et consultation du cadastre à la mairie), et les prix de vente.

Bilan 

Compte tenu de la volonté très forte de regrouper l’ensemble des fédérations et des syndicats, le responsable de la confédération a privilégié l’option « refonte complète d’un bâtiment », l’option « aménagement d’espaces de travail » ne réunissant pas les conditions optimales pour réaliser le travail dans de bonnes dispositions et de façon durable.


Néanmoins, du fait de l’importance du coût de la réalisation du nouveau bâtiment qui ne pouvait pas se faire dans l’immédiat, le responsable de la confédération était prêt à financer des travaux d’amélioration du bâtiment actuel.


Pour l’aider dans sa réflexion, les deux propositions ont repris les principales exigences relatées dans le diagnostic.

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