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Qualité de vie au travail. Avec qui agir ?

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Qualité de vie au travail. Avec qui agir ?
La QVT implique de concevoir un nouveau système d’action qui permettra de débattre de ce qui structure l’efficacité et l’efficience, de ce qui favorise ou menace la « santé », etc. dans le travail.

Cela suppose de mobiliser différents critères liés à l’économique, aux compétences, à la technique, au management, aux projets... Et donc, de faire porter la démarche QVT par l’ensemble des acteurs concernés et non seulement par ceux qui traitent habituellement du « social » dans l’entreprise. Non pas pour affaiblir les « instances », mais pour renforcer l’effectivité des règles qu’elles conçoivent et en leur donnant un rôle plus actif que celui dans lequel elles sont souvent cantonnées. Sans un tel système la démarche risque d’être vouée à l’échec. Il y a donc là aussi un saut important à effectuer : renouveler le système des acteurs qui habituellement s’occupe du « social » pour impliquer les acteurs managériaux, techniques et stratégiques.

On peut donc mettre en place un comité QVT dont la composition doit porter une triple légitimité :

  1. sociale (pour s’adresser aux IRP) ;
  2. technique (pour s’adresser aux concepteurs) ;
  3. politique (pour s’adresser à ladirection).

Il peut être composé de représentants de la direction, d’élus et de responsables métiers (production, marketing, bureau des méthodes, DSI...). Il ne s’agit donc pas simplement de nommer un référent QVT, mais bien de concevoir une nouvelle configuration d’acteurs. Un tel système permettra de renforcer la qualité de la décision et d’assurer l’engagement dans l’action. Ce système d’action peut être conçu sur la base du schéma suivant.

Qualité de vie au travail. Avec qui agir ?

Concrètement, il importe de prévoir que les expérimentations (ex : mise en place du lean, du télétravail, etc.) soient réalisées au plus près du terrain et que ses résultats soient évalués par des groupes de salariés (GT) et communiqués non seulement aux IRP et la DRH, mais aussi aux « chefs de projets » ou à la technostructure (bureau des méthodes, direction des systèmes informatiques, direction des achats, finance...), c’est-à-dire à ceux qui conçoivent les dispositifs gestionnaires et techniques. Dispositifs expérimentés et évalués par ceux qui les utilisent et les investissent au quotidien.

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