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Cas entreprise Mecabourg

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141
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Région
Dans le cadre d’une action collective visant au développement de leurs compétences par l’échange de leurs pratiques, 16 PME de la métallurgie du département de l’Hérault participent à un atelier sur la prévention des risques professionnels. Au-delà du document unique, qu’elles réaliseront, elles progresseront sur l’analyse du travail.

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Description 

16 entreprises, situées dans le département de l’Hérault, pour la plupart du secteur de la métallurgie, participent à un atelier « Industries » organisé dans le cadre d’une action collective mise en place sur le territoire à l’initiative de la sous-Préfecture. Ce dispositif vise à créer et promouvoir un environnement économique favorable au développement des PME, en facilitant le partage des connaissances, l’expérience et la compétence de ses dirigeants. Il s’appuie sur 7 ateliers sectoriels ou territoriaux, regroupant une centaine d’entreprises du département et parrainés chacun par un cadre dirigeant de grande entreprise.

Demande 

Les entreprises de l’atelier « Industries » ont souhaité débuter leurs travaux sur les questions de prévention des risques professionnels, suite à le décret du 5 novembre 2001 (retranscription de l’évaluation des risques dans un document unique). Suite à une présentation du cadre réglementaire par l’inspectrice du travail du secteur, les entreprises ont souhaité être accompagnées pour la construction de leur propre démarche, adaptée à leur typologie et à leur contexte. Il est fait appel à l'ARACT Languedoc-Roussillon, l’ANACT et 3 consultants pour intervenir et aux préventeurs institutionnels des entreprises (médecins du travail, technicien CRAM, inspectrice du travail) pour participer au projet d’action collective.

Démarche 

Le processus général du projet comprend trois phases :

    - Une phase d’accompagnement individuel des entreprises pour les aider à réfléchir sur l’évaluation et la prévention des risques professionnels et l’élaboration de leur document unique (format diagnostic de 5 jours).

    - Une phase d’animation collective des entreprises sous forme de réunions : apports méthodologiques, échanges de pratiques suivie d’une construction individuelle des démarches les plus adaptées et un suivi à 5 mois.

    - Une phase de capitalisation et de transfert. Le transfert visait les entreprises des autres ateliers du dispositif et l’ensembles des entreprises et acteurs relais du territoire : rédaction d’articles, rencontres avec les branches et les organisations syndicales, production d’un guide méthodologique sur l’évaluation et la prévention des risques professionnels diffusé sur la région.

Les diagnostics effectués dans chaque entreprise ont montré des besoins très hétérogènes dus à un contexte singulier propre à chaque organisation. La compréhension de l’opération et de la méthodologie proposée, l’engagement du dirigeant, l’état d’avancement de l’entreprise sur les questions de prévention, sa mobilisation sur d’autres projets (nouveau process, changement organisationnel) varient fortement d’une entreprise à l’autre.



Cette phase de préparation de leur démarche de prévention a été la phase la plus longue. En majorité, les entreprises n’avaient pas intégré l’importance de cette étape et avaient souhaité analyser tout de suite les risques. Ce temps de maturation a largement facilité les stades ultérieurs des démarches engagées. A cet égard, le travail préalable d’explication de la démarche aux entreprises a été essentiel, l’opération ne consistant pas à leur offrir des outils clef en main mais à les aider à construire les bases d’une démarche de progrès continu.



En réunions collectives, la richesse des échanges liée à la diversité des expériences a induit un effet d’entraînement pour les entreprises les moins avancées ou rencontrant des freins dans leur projet.



Sur le fond, les participants ont souligné l’intérêt de l’implication des salariés dans la démarche… et celle du chef d’entreprise. Pour une partie des entreprises, celui-ci participait aux temps collectifs. Sa disponibilité dans l’opération, son engagement dans la démarche de l’entreprise, ont été des éléments d’efficacité importants.



Les entreprises ont souligné que l’analyse des risques en passant par le travail des opérateurs a beaucoup enrichi leur démarche. Même s’il reste difficile pour beaucoup de prendre en compte les questions d’organisation du travail.



Enfin, l’opération a permis de positionner la prévention comme enjeu de dynamique sociale dans l’entreprise: information du personnel sur le projet lors de son démarrage, implication des représentants du personnel, mise en place de groupe de travail… Evidente pour les uns, la démarche participative l’était moins pour d’autres qui, peu rodées à ce type d’exercice, ont peu à peu vérifié la nécessité de passer par l’analyse des conditions d’exposition aux risques des salariés, et ont défini des modalités de participation convenant à leur organisation. Résultat : la création de CHSCT, la mise en place de DP, ou encore de temps d’échanges organisés.

Bilan 

Au final, 43% des entreprises ont terminé leur évaluation et formalisé leur document unique en fin d’opération, les autres étant en cours.
Il a été proposé aux entreprises de l’atelier une évaluation de l’opération un an après la fin de l’action.



À partir des questionnaires d’évaluation remplis par les entreprises, il a pu être mis en évidence que 93% des entreprises ont été satisfaites de l’opération. Selon elles, les points forts se sont situés dans l’alternance de temps collectifs et de temps d’accompagnement individuel, dans la méthodologie proposée, la construction dans le temps des démarches, les échanges d’expériences entre les porteurs de projet. Par contre, certaines entreprises ont soulevé les écarts de temporalité entre l’opération collective et leur propre fonctionnement, induisant une difficulté à suivre les différents temps proposés (restructuration, difficulté économique…).

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