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Optimiser l’aménagement des espaces pour prévenir les risques d’accidents du travail

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Pour certaines entreprises, l’espace de travail est une donnée vitale qu’il importe d’organiser au mieux non seulement pour faciliter l’implantation des services administratifs et des ilots ou ateliers de fabrication mais aussi pour permettre une meilleure circulation des systèmes techniques, des produits, des opérateurs (souvent sur leurs machines) et de toutes les personnes qui concourent à la production de la richesse. Avec des risques réels d’accidents du travail… Mais l’espace, c’est aussi le lieu de rencontre entre des salariés et des clients. Pour y circuler en toute sécurité, il faut une signalétique partagée et surtout une vraie connaissance des activités des uns et des autres.

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Qui ? 

Implantée depuis plus d'un siècle au cœur du Limousin, cette société familiale est spécialisée dans la conception et l’impression graphique de tous types de documents. L’entreprise réalise toutes les opérations de composition, d'impression, de façonnage et de brochage dans une chaîne de services et d'ateliers spécialisés. Le savoir-faire des 300 collaborateurs et les techniques novatrices se conjuguent pour répondre aux exigences du marché.

Quel était le problème à régler ?  

La direction de l'entreprise et ses salariés (au travers des membres du CHSCT) ont souhaité que l’Aract les accompagne dans une réflexion sur les risques liés à la circulation interne dans les ateliers.. Si effectivement le risque lié à la circulation est bien pris en compte par l'entreprise et fait déjà l'objet de plusieurs actions de prévention (livret d'accueil, consignes générales de sécurité…), il n'en demeure pas moins que les mesures semblent aujourd'hui insuffisantes pour y remédier. Ainsi l'intensification de l’activité, le recours à du personnel intérimaire ainsi que la co-activité (chargement/ déchargement) mettent-elles en exergue cette problématique des flux de circulation, notamment au niveau des ateliers et par conséquent les risques afférents.

Qu’ont-ils fait ?  

L’objet de l'intervention est de comprendre la manière dont s’inscrivent « les déplacements» et les différentes activités dans l’entreprise, quelles sont les interactions et ce, dans une volonté de les améliorer au mieux pour prévenir les risques professionnels.

Pilotée par le CHSCT, la mise en œuvre opérationnelle du projet a été coordonnée par un binôme, composé du responsable QHSE et d'un membre du CHSCT.

Il s'est agi, dans un premier temps, d'aller sur le terrain pour observer et interroger les salariés dans les conditions réelles de réalisation de leur travail, afin de dresser un état des lieux. Cela a permis:

- de recenser et caractériser les différents flux et modes de circulation;

- d'établir une cartographie précise des itinéraires;

- de déterminer en partie les interactions qui s'exercent entre les différents secteurs de l'entreprise.

Ces premiers éléments ont ensuite permis de repérer et d'analyser les zones à croisements multiples considérées à risques puisqu'elles ciblent les trajectoires où se confondent, dans un espace restreint, deux modes de circulation, à savoir : le flux de chariots et de piétons. Ici sont donc en jeu les trajets piétons, les chariots automoteurs et les transpalettes en liaison avec les machines, les postes de travail, les locaux sanitaires, les quais de chargement et déchargement, bref un espace où collaborateurs, chauffeurs ou encore visiteurs sont amenés à se rendre.

Concrètement, ce sont 13 opérateurs qui y évoluent en permanence et 10 appareils de manutention (motorisés ou non), qui manœuvrent constamment (plus de 70 fois/ jour) pour assurer les chargements / déchargements et l'approvisionnement des machines. S'y ajoute une dizaine de personnes (chauffeurs, responsables de service…) régulièrement présentes sur ce périmètre réduit. Constat : forte densité du trafic et co-activité importante.

Si certaines contraintes ou facteurs aggravants (sont aisément observables et mesurables, d'autres en revanche n'ont pu être détectés qu'avec la participation active des salariés (opérateurs et caristes, entre autres). Ainsi est-il possible de mettre en évidence que:

- les règles de circulation sont floues et non partagées par l'ensemble des salariés, ("Qui a la priorité ?");

- les risques liés aux engins de manutention et les précautions à observer par les piétons sont méconnus ("Qui doit faire attention à qui ?);

- les contraintes temporelles sont élevées ("départ camion à heure précise, on doit être réactifs et efficaces. On craint pour les nouveaux").

Jusqu'à présent la circulation s'organise de façon spontanée autour des activités respectives de chacun; les tâches sont simultanées et s'accomplissent de manière autonome sans réel besoin de prendre en considération l'activité de l'autre. En effet, les salariés ont une longue expérience dans l'entreprise, ils ont développé des savoir-faire de prudence, une compréhension mutuelle de l'activité et des pratiques des uns et des autres, un niveau de vigilance intense, ce qui jusque-là leur a permis d'anticiper d'éventuelles situations à risques. Toutefois, ces règles, implicites et valables hier, le sont beaucoup moins aujourd'hui du fait d'une activité de plus en plus soutenue et d'un personnel récent, qui n'a pas les mêmes habitudes.


Les salariés font alors part des solutions possibles à mettre en œuvre, avec des objectifs et des moyens, selon trois axes: technique ("Aménager et Signaler" pour fluidifier et réguler la circulation), humain ("voir pour être vu" et circuler en sécurité) et organisationnel ("organiser et formaliser" pour optimiser la production et sécuriser le travail).

Avec quels effets ?  

L'objectif final était de permettre au personnel de circuler au sein de l’entreprise avec un risque mineur de déclencher ou subir un accident de travail, de rendre le travail plus sûr, mais aussi plus rapide et efficace, et ce, en structurant mieux la circulation interne.

Cette approche participative a favorisé la communication et le dialogue dans l’entreprise; elle a facilité l’appropriation du projet et la mise en œuvre des actions concrètes sur le terrain.

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