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Objectif reprise : accompagner collectivement les TPE

Dans le cadre du dispositif Objectif reprise, les Aract organisent des temps d’échange inter-entreprises à distance pour permettre à des TPE de partager des pratiques favorables à l’amélioration des conditions de travail. Exemple dans les secteurs de la coiffure et de la restauration.

Objectif Reprise restauration coiffure

Objectif reprise, c’est le dispositif du ministère du travail porté par le réseau Anact-Aract et les Direccte pour aider les entreprises de moins de 250 salariés à sécuriser leur reprise d’activité en bénéficiant gratuitement de conseils, orientations et d'accompagnement en matière d’organisation du travail, de prévention, et de relations sociales. Exemple d’accompagnements organisés pour les TPE en région avec Arnaud Barillet, chargé de mission de l’Aract Nouvelle Aquitaine.

En quoi consistent les espaces d’échange collectifs TPE « Objectif reprise » ?

Ce sont des temps d’échange à distance proposés à des petits groupes de représentants de TPE qui souhaitent un appui pendant la phase de reprise ou poursuite d’activité. Cette configuration favorise les échanges et le partage des pratiques et nous permet d’apporter des conseils concrets en partant des préoccupations des participants.

En Nouvelle-Aquitaine, nous avons organisé ces temps pour des manageurs ou employeurs dans l’hôtellerie-restauration et la coiffure, deux secteurs qui concentrent de nombreuses demandes du dispositif Objectif reprise et que nous abordons en partenariat avec la CPRIA (Commission paritaire régionale interprofessionnelle de l’artisanat).

Comment se déroulent ces temps d’échange ?

D’une durée d’une heure environ, les temps d’échange sont structurés selon les modalités de co-développement - une technique d’animation qui permet aux participants d’exposer leurs projets ou difficultés, ici en lien avec le déconfinement et la phase de reprise, et de rechercher ensemble des pistes d’action. Ils sont animés par un chargé de mission de l’Aract. Y participent également des représentants de la CPRIA, des secteurs concernés (Unec, Umih) ainsi que des services de santé au travail afin d’apporter aux participants des réponses les plus complètes possibles pendant la réunion et, si besoin, ensuite.

Quelles préoccupations expriment les participants lors de ces échanges ?

Deux questions sont récurrentes : comment faire respecter les mesures de prévention du risque Covid dans la durée et comment créer de nouveaux services pour renouer le lien avec les clients ou en attirer de nouveaux (par ex. : nouveaux menus, nouvelles offres de vente à emporter, de coiffure à domicile…) ? Sur ces deux  dimensions, les employeurs expriment leur volonté de progresser en associant davantage les salariés.

Pourquoi ce souhait ?

L’un des enseignements partagés c’est qu’en période d’incertitude, qu’il s’agisse de prévention ou de stratégie économique, personne ne détient les solutions seul. Les protocoles liés au confinement et au déconfinement, de nombreux employeurs les ont découverts et commentés en même temps que leurs salariés. C’est avec leur équipe qu’ils ont cherché à les mettre en oeuvre en travaillant sur la circulation des personnes dans les établissements, les gestes-barrières, les horaires, l’information aux clients... Ils ont fait l’expérience à cette occasion qu’il était utile d’ouvrir les discussions sur l’organisation pour réaliser le travail dans de bonnes conditions au regard des règles du protocole.

Quels bénéfices retirent les manageurs et employeurs de TPE des temps d’échange ?

Le fait de prendre un temps pour discuter entre pairs est le premier bénéfice identifié par les participants qui sont, dans la période, à la fois très sollicités et très isolés. Cela leur permet de se « réassurer » et de façon très pratique d’échanger des solutions. Par exemple, plusieurs restaurateurs voulaient travailler sur la façon d’aider les salariés à faire respecter les gestes-barrières par les clients. Un manageur nous a expliqué qu’avec ses salariés, ils avaient décidé de faire des jeux de rôle sur les situations de non-respect des mesures de prévention par la clientèle en cherchant ensemble la meilleure façon d’y réagir. De fil en aiguille, ces saynètes ont été mises en œuvre pendant les journées d’intégration des nouveaux salariés de son entreprise. Plusieurs participants ont souhaité s’inspirer à leur tour de cette initiative.

Quels rôles jouent l’animateur et les participants institutionnels dans les temps d’échange ? Quels bénéfices en tirent ces derniers ?

Chacun dans notre domaine, nous proposons des apports en lien avec les discussions. J’interviens, par exemple, au nom de l’Aract sur le rôle du manageur en matière de prévention. Je reviens aussi sur la volonté de mieux associer les salariés : il s’agit de montrer pourquoi cela ne remet pas en cause l’autorité du dirigeant et quelles aptitudes celui-ci peut renforcer pour donner de l’autonomie à son équipe.

Pour les représentants des secteurs d’activité et des branches qui participent à nos sessions c’est l’occasion d’être à l’écoute des attentes des artisans, de les aider à monter en compétences et de nourrir leurs propres offres de services. En Nouvelle-Aquitaine, l’Aract est actuellement en discussion avec des représentants du secteur culturel, de l’insertion par l’activité économique, du secteur des garages ou du BTP pour déployer ces échanges.

Selon des modalités comparables, des temps d’échange collectifs dédiés aux TPE sont organisés, par secteur d’activité ou en mode intersectoriel, selon les demandes et priorités régionales, dans le cadre du dispositif « Objectif reprise ». D’autres formes d’accompagnement (appui flash ou accompagnement long, individuel ou collectif) peuvent être mobiiisés par les TPE ou PME.

Vous êtes une TPE ? Pour en savoir plus sur les modalités d'appui dont vous pouvez bénéficier, rendez-vous sur la page de présentation du dispositif,

Vous travaillez pour un organisme d'appui aux TPE ? Prenez contact avec l’Aract de votre région.

Objectif Reprise est un dispositif du ministère du Travail, porté par le réseau Anact-Aract et les Di(r)eccte, et financé par le Fonds social européen.

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