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Mobiliser un territoire pour faire face à la crise

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Cas entreprise Mecabourg

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Référence
669
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Sur ce territoire de la Région Rhône-Alpes un groupe ressources humaines se constitue autour d'une élue régionale pour aider les entreprises à faire face à la crise. La coopération entre les différents acteurs ne se montre pas évidente, mais permet des actions concertées.

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Description 

Ce territoire de la région Rhône-Alpes compte 170 000 habitants et environ 75000 actifs. Le tertiaire, l'industrie (mécanique), le BTP et la logistique constituent ses 4 premiers secteurs d'activité. Alors qu'il baissait depuis 2 ans, le taux de chômage augmente fortement. Crise économique et création d’activités se juxtaposent.

Demande 

Un groupe « de ressources humaines » s’organise autour d'une élue régionale avec les acteurs locaux : partenaires sociaux, consulaires, agences de développement, services de l’emploi publics et privés, OPCA, représentants de l’Etat et de la Région.

3 sous-groupes se constituent : “Appui aux entreprises fragilisées”, “Appui à la création d’activités”, “Appui aux publics en difficulté”. Les services régionaux veulent apporter des méthodes d’animation à ces structures.

Démarche 

Quel est le paysage local, les relations entre acteurs, leur façon de travailler ? Pourquoi solliciter, ou accepter, un appui externe ? Cette première étape donne une vision des enjeux du territoire et du partenariat, ainsi que des objectifs concrets à poursuivre.

Avec l’élue pilote et les animateurs locaux et régionaux, il s'agit de cerner les enjeux et les intérêts d'un appui extérieur, tout en montrant que cet appui n'est pas un signe disqualifiant et en dépassant la crainte des acteurs de voir leur territoire stigmatisé. Avec le groupe de RH, le rôle d'animation est validé et les méthodes de travail sont précisées, chaque sous-groupe fixant ses règles de travail.

Le sous-groupe d’appui aux entreprises et aux personnes en situation de fragilité engage une démarche de sensibilisation des entreprises sur les moyens de dépasser la crise. Trois grands risques de fragilité sont identifiés : financier, commercial et en matière de ressources humaines auxquels s’ajoute, après un débat intense, le dialogue social.

Les acteurs s’entendent sur les informations indispensables et les meilleurs vecteurs : banque OSEO et tribunal du commerce sur les questions financières, CCI et club d’entreprises sur le commercial, le développement de marchés et la rupture d’isolement.

L’Aract est choisie comme vecteur de l’information sur les questions humaines et le dialogue social.



Deux soirée-débats réunissent 200 chefs d'entreprises locales. Outre les témoignages, conseils et informations, elles reçoivent une plaquette récapitulant toutes les aides possibles des partenaires locaux, classées selon les trois domaines de risque.

Les acteurs locaux se répartissent les appuis et les suivis individuels à conforter suite à cette sensibilisation. Une action collective est en cours de montage pour renforcer les capacités des dirigeants à prévenir les à-coups et à sécuriser les parcours des salariés via leur management, la gestion des ressources humaines et le dialogue social.



Le sous-groupe d’appui à la création d’activité doit faire face à 4 projets conséquents sur le territoire. Il s’agit d’organiser une offre de service concertée, associant tous les partenaires, depuis l’identification des besoins des entreprises, en passant par l’appui au recrutement, jusqu’à la mise en place de moyens communs aux entreprises : suivi des emplois, création de services, club, transports pour les salariés…



Le sous-groupe insertion se réunit peu et ne joue pas encore son rôle incitatif à l’inscription de clauses d’insertion dans les appels d’offres BTP des services publics, notamment là où se créent des activités.

Bilan 

Près de 200 chefs d’entreprises ont été rassurés par la coordination des acteurs qui peuvent leur venir en appui.

Mais les enjeux personnels s’opposent parfois aux intérêts collectifs… Formuler les apprentissages n’est pas aisé, pourtant ce serait utile pour pérenniser les acquis, soutenir les coopérations, rassurer, renforcer la légitimité du groupe. Maîtriser les savoir-faire de la construction d’un territoire est un enjeu de professionnalisation pour chacun, mais paradoxalement crée des résistances à l’accompagnement. Différencier les types de méthodes provoque parfois des éclats (entre la technique d’animation de réunion qui oblige à respecter des règles de groupes et les apports ponctuels de méthodes pour étayer la démarche).

Le débat rude entre les partenaires représentant les salariés et ceux qui sont peu convaincus au départ de l’importance d’un dialogue social de qualité dans les entreprises pour dépasser la crise, ni d’un rôle spécifique du dialogue social territorial, va sans doute aboutir, sous forme d'un comité stratégique paritaire local. Manque encore l’engagement de la préfecture.

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