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Mise en œuvre des accords télétravail et charge de travail au sein du groupe BPCE

L’Aract Occitanie a accompagné la Caisse d’Épargne Côte d'Azur (CECAZ) sur la mise en œuvre locale de l'accord national charge de travail du groupe BPCE. Les résultats de ces travaux, ainsi que ceux conduits par Natixis sur le télétravail, ont été présentés le 22 novembre dernier à l'occasion d'une journée des "Référents QVT" du groupe.

Zoom sur les accords télétravail et charge de travail du groupe BPCE

Le groupe QVT de BPCE : une approche partagée construite à partir de retours d’expérience.

L’organe central du groupe BPCE, commun aux Banques populaires et aux Caisses d'épargne françaises, a mis en place une direction dédiée à la qualité de vie au travail du Groupe. Les travaux sur ce sujet sont aujourd’hui conduits par un groupe constitué de 26 membres, répartis au sein des Caisses, banques et filiales : les "Référents QVT". Trois grandes rencontres annuelles sont organisées dans des entreprises du groupe. Elles se déroulent autour de présentations d’expériences conduites et de problématiques soulevées, accompagnées de points d’actualité. Un outil collaboratif permet d’assurer la continuité des échanges entre les membres du groupe. 

Lors de l’ouverture de la journée du 22 novembre 2016, Patrick Moreau, membre du directoire en charge du pôle ressources à la CECAZ, a rappelé le rôle stratégique de la qualité de vie au travail  dans le secteur bancaire. Face à une forte accélération des transformations (pression concurrentielle, nouvelles réglementations, innovations numériques, qualité de service….), la qualité de vie au travail (accord signé en août 2016) est un levier important pour développer l’engagement des collaborateurs et réussir la conduite du changement.

Les travaux sur le télétravail et la charge de travail

  • Présentation de l’accord télétravail de Natixis : une élaboration en deux phases et une mise en œuvre progressive

    La présentation par Anne-Marie Hervé, responsable projet développement RH chez Natixis, de l’accord télétravail signé en juin 2015 a permis d’éclairer les participants tant sur le processus d’élaboration que sur le contenu et la mise en œuvre de cet accord.



    D’avril à juillet 2013, un groupe de travail composé de personnes de la RH et de manageurs a formulé des recommandations. Une phase pilote a ensuite été menée pendant un an, avec une centaine de télétravailleurs dont 50 manageurs. Le bilan positif de cette phase amont a encouragé direction et organisation syndicales à s'engage dans la négociation d’un accord d’application (à partir de mars 2015). Les cinq organisations syndicales ont signé cet accord en juin 2015. Cet accord définit clairement le télétravail comme une modalité de travail participant à la performance globale de l’entreprise et à l’amélioration de la qualité de vie au travail. Le dispositif est cadré (règles d’application communes comme le nombre maximum de jours de présence télétravail par entité) mais laisse place à des conditions et des modalités d’applications adaptées au contexte local (jour interdit pour permettre les réunions ; activités ne pouvant faire l’objet de télétravail pour des questions de sécurité des données et des opérations….). Enfin, des modalités de déploiement solides appuient sa mise en œuvre progressive (formation, rôle des managers, support informatique…).

  • Déclinaison opérationnelle à la Caisse d’Épargne Côte d'Azur (CECAZ) de l’accord national sur la charge de travail

    Sur le deuxième sujet, ce sont les conditions de réussite de la mise en œuvre au sein de la CECAZ, de l’accord national sur la charge de travail qui ont retenu l’attention des participants. La présentation  de cette vaste opération a été réalisée conjointement par Dominique Vray, Responsable de la Prévention des Risques Professionnels à la CECAZ et Thierry Pradère de l’Aract Occitanie.



    Mettre en œuvre à la CECAZ, l’accord national sur la charge de travail qui concerne toutes les caisses d’épargne, demande du temps. D’autant que la volonté de la direction de la CECAZ était de l’inscrire dans une dynamique collective, pluridisciplinaire et paritaire. Accompagnée par l’Aract Occitanie, le diagnostic partagé a abouti à l’élaboration et la mise en œuvre d'un plan d’action précis. Le périmètre définit par le comité de pilotage paritaire a concerné la population des directeurs d’agence. Les facteurs de réussite sont de plusieurs ordres : l’implication de deux membres du directoire tout au long de la démarche y compris dans l’encadrement précis du plan d’action ; le portage du projet en interne par la responsable de la prévention des risques professionnels ; un comité de pilotage paritaire, pluridisciplinaire actif et facilitateur ; la communication autour du projet.

En conclusion, Christophe Pinault, président de la CECAZ, a souligné l’intérêt porté par son établissement à la qualité de vie au travail et à ces moments de partage et de mutualisation des pratiques entres référents QVT. Il a insisté sur l’importance d’oser les changements dans un environnement de plus en plus exigeant et concurrentiel en accordant au facteur humain une place résolument stratégique.

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