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Les serious games séduisent de plus en plus les directions d’entreprises.

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De plus en plus d’entreprises intègrent dans leur stratégie RH les serious games. Pour mieux saisir les raisons de cet engouement et le potentiel offert par ce type d’outil, l’Anact s’est rendue à la Serious Game Expo 2013 du 20 novembre dernier. Compte-rendu.

De plus en plus de conférences destinées aux acteurs de l’entreprise invitent le serious game dans leur programme. Des conférences et salons professionnels leurs sont entièrement dédiés. Parmi ces derniers, on peut noter : le « Fun and serious game festival » (Bilbao), le « Games for health Europe » (Amsterdam) ou encore « e-virtuoses » (Valenciennes). L’Anact a retenu la « Serious Game Expo » (Lyon) qui avait réuni 1000 visiteurs et 41 éditeurs de solutions en 2012. Quoi de mieux que l’édition 2013 pour comprendre le phénomène et découvrir les dernières tendances du « jeu sérieux » ?

Les jeux présentés et les conférences de spécialistes ont permis d’apprécier la diversité des produits proposés et de saisir l’intérêt grandissant des entreprises pour ces derniers. Outils d'apprentissage par l’immersion, supports de réflexion sur les situations rencontrées dans le travail, appui au management, marketing, formation… les serious games semblent pouvoir répondre à une gamme assez large de besoins des entreprises et font désormais partie de la palette d’outils à disposition des directions des ressources humaines.

Qu'est-ce qu’un serious game ?

Un serious game peut être défini comme une application qui combine intention ludique et intention sérieuse de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement. Il s’appuie généralement sur les technologies du jeu vidéo, fait appel aux mêmes approches de design et de savoir-faire. Sa différence avec un jeu classique est qu’il dépasse la seule dimension du divertissement, pour permettre au(x) joueur(s) de vivre une expérience d’apprentissage concernant la vie professionnelle.

Qu'est-ce que le serious game en vidéo

D'après une étude du cabinet Idate menée en 2010, le serious game c'est :

  • Un chiffre d'affaires mondial de 1,5 milliard d'euros en 2010.
  • Un taux de croissance annuel de 47% sur la période 2010-2015.
  • Un chiffre d'affaires mondial de 10 milliard d'euros prévu en 2015.

Combien coûte un serious game ?

Les solutions découvertes au fil des stands et des conférences de la Serious Game Expo montrent une diversité en matière de technologie et de qualité. Le coût d’un serious game va alors beaucoup dépendre des objectifs visés par l’entreprise. Ceux-ci vont déterminer si un jeu standard du marché peut répondre au besoin, ou si un développement spécifique est nécessaire. Le degré d’intéractivité attendu, la complexité du scénario, la quantité de contenus nécessaires et la qualité souhaitée sont ensuite les éléments qui permettent à l’entreprise d’évaluer avec un éditeur le budget nécessaire. Pour indication, Laurent Auneau, fondateur de Succubus Interactive, plaçait fin 2011, le budget de réalisation d’un serious game dans une fourchette allant de 20K€ à 200K€.

Pourquoi un tel intérêt des organisations pour le serious game ?

Le support « jeu vidéo » peut rendre la formation plus attrayante et permet au joueur une expérience immersive dans un environnement virtuel. Face à l’écran, le joueur devient acteur et prend les commandes de son apprentissage. Toutefois, virtuel ne veut pas dire irréel. Bien au contraire, le serious game a parfois pour objectif une simulation de la réalité pour permettre une mise en situation du joueur dans un contexte donné. Beaucoup de jeu vu à la Serious Game expo avait pour cadre le monde de l’entreprise.

Plus ludique, plus immersif, plus engageant, le serious game a des atouts pour plaire. Lors de la serious game expo 2013, nous avons observé des jeux touchant à des domaines très variés tels que l’environnement, le management, les ressources humaines, la communication, la prévention, la rééducation, etc. L’entreprise peut aussi voir dans le  serious game un outil pour travailler sur des sujets parfois difficile à aborder, comme la prévention des risques psychosociaux en entreprises, pour lequel des méthodes existent, mais encore peu de supports ludiques ou interactifs permettant peut être, de dédramatiser les situations abordées. C’est à ce sujet que s’est par exemple attelée l’entreprise Qoveo, avec leur dernier jeu « Comme un lundi » présenté en conférence.

L’occasion de se demander jusqu’où un serious game peut-il accompagner l’entreprise sur le sujet conditions de travail.

Cette visite à la Serious Game expo a ainsi été l’occasion d'approfondir le sujet. Existe-t’il des pré-requis nécessaires ? A quelles conditions un jeu serieux peut-il devenir un réel allié des directions et des représentants du personnel dans l’amélioration les conditions de travail ? Ces questions seront au cœur d’un prochain article à découvrir la semaine prochaine.

 

Source photo : photo prise à la Serious Game Expo 2013, conférence de Joël de Rosnay

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