Vous êtes ici

Les points clés d'un projet de conception

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email

Ajouter à ma liste de lecture


Réussir un projet de conception suppose de mettre en œuvre  une démarche spécifique. Partant d’objectifs clairs en cohérence avec la stratégie de l’entreprise, cette démarche intégrera méthodiquement et progressivement les éléments  d’une réalité à venir de l’entreprise.

 

Les points clés d'une démarche de conception de systèmes de travail sont :

  • Définir le projet en fixant un périmètre et des objectifs réalistes, à partir d’une analyse de la situation existante dans toutes ses dimensions (économiques, techniques, organisationnelles et sociales)
  • Maîtriser le projet et le changement associé grâce à une démarche pilotée, partagée et concertée qui précise le rôle et les relations attendues de chacun (direction, prestataires, chef de projet, équipe projet, partenaires sociaux, salariés)
  • Mobiliser les outils et méthodes permettant de connaître les situations de travail existantes, mais surtout d’anticiper les situations futures, favorisant également l’implication des futurs utilisateurs du bâtiment, du process, des outils...

La prise en compte des conditions de réalisation du travail constitue le fil conducteur d’une telle démarche, depuis la définition des objectifs du projet jusqu’à son évaluation en passant par les phases de conception et de simulation.

Cela implique :

  • De s’appuyer sur une meilleure connaissance du travail, des savoir-faire et des problèmes de terrain en mobilisant le point de vue des salariés
  • D’élargir les moyens d’action (groupes de travail,  échanges, communication).
  • Multiplier les leviers d’action (management, organisation…).

Et permet :

  • De mieux concevoir les équipements, les espaces et les systèmes d’information pour un usage performant de ceux-ci et une meilleure appropriation du changement dans l’entreprise.

La simulation comme espace de négociation sur le travail

Pour intégrer de façon simultanée le point de vue du concepteur et de l’exploitant et pour prendre en compte les contraintes réelles de travail, présentes et futures, la simulation est une aide précieuse et pas forcément coûteuse. Des démarches et outils de simulation du travail futur existent. Se mettre autour d’un plan d’installation d’une nouvelle machine, d’une maquette en carton (en modèle réduit ou à l'échelle 1) , d’un poste d’assemblage, d’un dessin de processus d’information… permet, à partir d’un support tangible, de discuter et de décider. Pour en tirer les fruits, il faut avoir aussi les bons interlocuteurs selon les métiers concernés et un animateur qui permette à chacun de se comprendre et de co-construire les solutions malgré les langages d'experts.

Opter pour l'approche concertée et participative

L'incontournable participation des salariés est un facteur clé de la réussite du projet. Experts tangibles de leur activité de travail, les salariés sont en mesure :

  • De participer au diagnostic du fonctionnement actuel,
  • De faire des propositions, tant pour améliorer les conditions de travail que l’efficacité de l’entreprise,
  • De participer à des simulations,

Cependant la participation des salariés n’est pas une démarche qui s’improvise. Elle doit être organisée (programmation, animation de groupes de travail) et outillée (supports divers pour la simulation).

Elle doit être initiée par le chef de projet qui se fait l’animateur mais aussi le traducteur entre fournisseurs et salariés. Pour éviter toute insatisfaction future, il convient dès le départ de fixer les règles de la participation et de s’y tenir. Si les salariés, via les groupes de travail et les phases de simulation, sont en mesure de soumettre des propositions, les décisions reviennent cependant au comité de pilotage.

La concertation avec les Instances de Représentation du Personnel (IRP) : un gage de succès éprouvé

Concertation n’est pas participation. La concertation sur le projet d’investissement se fait avec les Instances représentatives du personnel (IRP) lorsqu’elles existent dans l’entreprise ou à défaut, avec un collectif de travail.

Elle vise précisément à associer le collectif de salariés au projet et à ses répercussions.

Directement impliqué dans les conditions de travail, le Comité d'Hygiène Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) doit être associé au projet.

Concerné par les dimensions “Ressources humaines” du projet, le Comité d’entreprise (CE) est associé pour les incidences en termes d’emplois et de qualification du projet ainsi que leur traduction en termes de reconnaissance salariale.

Toutes ces instances permettent la gestion des problématiques sociales liées aux changements induits par les investissements.

close