Vous êtes ici

Pourquoi utiliser une maquette volumétrique dans son projet de conception ?

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email

Ajouter à ma liste de lecture

Une maquette volumétrique est une représentation en trois dimensions, à une échelle déterminée, d'une situation de travail envisagée.

Simulation maquette

Avec  le plan, la maquette volumétrique est certainement le support le plus utilisé en ergonomie, pour simuler les conditions de réalisation d’un travail futur.

Domaines d'applications

Le support maquette volumétrique peut-être utilisé dans deux types de projet : la conception de locaux de travail et la conception d’équipements de travail (machines, bureaux, organes de commande).

Lors de la conception de locaux de travail, la maquette prend la forme d’une construction tridimensionnelle représentant les caractéristiques spatiales et volumétriques de l'espace actuel et à venir. Cette maquette peut donc représenter l'espace un atelier ou un service administratif avec leurs équipements.

Lors de la conception d’équipements de travail la maquette prend aussi cette forme, mais sur des objets plus circonscrits (ex : l’aménagement intérieur d’une cabine de commande ou la disposition des cadrans nécessaires à la conduite d’un projet automatisé).

Apports et limites

La maquette volumétrique permet bien plus que la seule investigation spatiale des locaux ou équipements à venir. Elle permet aussi de vérifier l’adéquation entre les caractéristiques de l'espace envisagé et celles du travail qui devra s’effectuer dans celui-ci. La maquette volumétrique constitue ainsi plus un support de "lecture" de l'organisation d’un travail futur, qu’un support de conception technique de l’espace. A partir des simulations sur maquette un cahier des charges peut être construit. Il est une bonne base pour détailler ensuite les caractéristiques technique d'un espace, en utilisant des logiciels de Dessins Assistés par Ordinateur (DAO).

La maquette volumétrique peut enfin être un vecteur d'information et d'échanges en dehors des groupes de travail. En effet, on a pu observer qu'en laissant la maquette visible, à disposition des salariés dans un lieu de passage ou de pause, il se créer une discussion et  des échanges entre les séances de travail.  Ce qui participe à enrichir la réflexion en permettant à d'autre salariés qui ne sont pas présents lors des scéances du groupe de travail de s'exprimer sur le projet avec leurs collègues qui sont eux impliqués dans le projet.

La simulation sur maquette volumétrique présente toutefois des limites ou difficultés d'utilisation :

  • Une organisation du travail comporte une dimension temporelle et dynamique importante. Elle reste malheureusement difficile à simuler avec la seule maquette volumétrique.
  • A la différence d'un logiciel 3D, la maquette volumétrique ne permet pas facilement de sauvegarder l'historique des situations de travail simulées par un groupe de travail (il faudra alors envisager la prise de photos ou de vidéos lors des scéances de simulation, voire la construction de plusieurs maquettes).

Conditions d'utilisation

La fabrication d’une maquette passe par la rédaction préalable d’un cahier des spécifications. Ce cahier liste un certain nombre de données nécessaires à la fabrication de la maquette : 

  • Délimitation de l’espace devant être représenté par la maquette. Une maquette démontable par modules peut s’avérer très pratique lors de séances de travail en groupe
  • L’inventaire des équipements qui devront être implantés lors des simulations (machines, armoires, terminal d’ordinateur, table, bureau, etc.). On veillera à ne pas trop simplifier la construction des machines en les traitant exclusivement sous leurs formes volumétriques. On s’attachera au contraire à faire figurer un minimum de repère spatiaux caractéristiques des interventions qu’il y aura à effectuer au cours du travail.
  • L’échelle. Il n'y a pas de "bonne" échelle ou de "mauvaise" échelle. Il existe seulement une échelle adaptée aux questions que l’on se pose. Attention ! Les maquettistes travaillent à des échelles intermédiaires qui ne correspondent pas à celles des architectes. Le 16ème qui est une "échelle maquette" et le 50ème qui est une "échelle plan" sont parmi les plus utilisées. On veillera donc à ce qu’il y ait concordance d’échelle si l’on veut travailler simultanément sur plan et sur maquette.
  • Les qualités du matériau constituant.
  • La façon  dont on se servira de la maquette. C’est à ce moment que pourra être prise la décision de fabriquer deux maquettes pour pallier le manque de mémorisation des simulations effectuées. L’une réservée aux simulations et pouvant être souillée ; l’autre servant à figer les solutions retenues et qui par construction progressive, représentera le résultat final.
  • Pendant la simulation, on peut aussi utiliser la photo ou la vidéo pour garder mémoire de scénarios critiques,  ou de propositions d’aménagements représentés sur la maquette.

Lorsque les compétences existent au sein de l’entreprise, la fabrication en interne de la maquette est le plus souvent un avantage dans la conduite du projet. Elle renforce le processus participatif et elle permet de ne pas avoir d’interruptions entre les phases d’analyses et d’élaboration des scénarios et celles des simulations.

L’utilisation de la maquette se fait dans le contexte d’une démarche participative, les différents acteurs d’une conduite de projet doivent manipuler la maquette et ses organes constituants. Lorsqu’au cours d’une séance de simulation sur maquette quelqu’un déplace un chariot ou agit sur un organe de commande selon le scénario envisagé, c’est en fonction de ses critères qui ne sont pas forcément partagés par d’autres. C’est également dans ce but que l’on demande aux personnes agissant sur la maquette lors d’une simulation, de commenter leurs actions et d’expliciter les raisons qui les motivent.

Témoignages

Syndicat Mixte du Point Fort

Entreprise Thuillas