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L'Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) de Picardie s'engage pour prévenir les risques psychosociaux

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L'Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) de Picardie s'engage pour prévenir les risques psychosociaux

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En 2014, l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) de Picardie a entrepris une démarche d’évaluation des actions de prévention des risques psychosociaux et une étude de besoins dans ses établissements adhérents. Le cabinet de consultants Interactions et entreprises a accompagné la structure, avec un objectif fort : permettre de rendre, à terme, les établissements autonomes dans la conduite des démarches RPS et QVT.

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Description 

Présentation de l'Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH)


Demande 

En 2014, l’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) de Picardie a entrepris une démarche d’évaluation des actions de prévention des risques psychosociaux et une étude de besoins dans ses établissements adhérents.

Démarche 

En premier lieu, le cabinet de consultants a réalisé un travail d’évaluation des plans de prévention puis d’étude des besoins des établissements qui n’en avaient pas encore mis en oeuvre. En parallèle, des entretiens ont été menés permettant l’expression des professionnels sur leurs contraintes quotidiennes et leur ressenti quant à la qualité du travail. « Cela impliquait de lister avec eux à quelles contraintes ils étaient confrontés et de faire le point sur ce qui était attendu dans leur travail », explique Patrick Issartelle, alors consultant chez Interactions et entreprises, aujourd’hui chargé de mission à l’Anact.

Deux cents entretiens ont ainsi été réalisés avec l’ensemble des métiers : personnel soignant, médecins, cadres de santé, personnel administratif ou encore de cuisine, blanchisserie. Une telle approche a permis d’objectiver les situations de travail en observant différents temps (nuit, week-end, transmission) et a ainsi facilité la transversalité. En d’autres termes : « Donner la parole à tous les corps de métier, au plus près de leur quotidien, a permis de mieux réfléchir à une organisation du travail où les personnes ne s’épuiseront pas », affirme le consultant.

Exprimer les difficultés sans jugement

Cela a impliqué la participation de tous. Permettre de faire remonter des difficultés sans jugement était au coeur de la démarche sur le long terme. « Pour traiter de la prévention des RPS, l’ANFH souhaitait que les établissements s’engagent dans des démarches qualité de vie au travail (QVT), centrées sur le travail et son analyse, indique Patrick Issartelle. Celles-ci permettent de sortir d’un traitement “à chaud” de la question des RPS qui peut facilement devenir un objet de crispation au sein des instances. » L’ANFH est même allée plus loin, puisqu’elle a repris en main le projet et observe aujourd’hui un fort taux d’engagement de ses établissements adhérents dans la démarche.

Bilan 

Témoignage de Nathalie Richet, déléguée régionale de l'ANFH Picardie.

"Seize établissements de santé sont d’ores et déjà engagés dans une démarche d’évaluation en Picardie. D’autres devraient s’engager en 2018. Le constat initial est simple : les établissements de santé ont besoin d’accompagnement sur la thématique complexe de la prévention des risques psychosociaux (RPS). L’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) a donc réalisé une étude régionale afin de cerner les besoins de ses adhérents. Suite à cela, différentes actions ont été mises en place.

Première action

U
n dispositif d’appui accompagne l’établissement dans une démarche de prévention et l’aide à structurer la gouvernance et la communication. Objectif : parvenir à mettre en place des actions « réalistes et mesurables ». Nous nous assurons aussi que le dispositif est adapté à toutes les tailles d’établissements, allant de l’EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) au centre hospitalier constitué de milliers d’agents. Le cabinet de consultants apporte des outils et optimise les chances de réussite, mais l’idée est vraiment de laisser l’établissement piloter lui-même le dispositif. L’accompagnement dure en moyenne 18 mois.

Seconde action

Pour aider les établissements à communiquer sur les RPS et à sensibiliser les agents, l’ANFH Picardie a conçu un livret permettant d’identifier les facteurs de risque. « On est parti des verbatim réalisés par les salariés pendant l’étude pour rester au plus près des réalités », explique Axelle Delorme, chargée de projet RPS/QVT.

Troisième action

« Les managériales », qui constituent des temps privilégiés d’échanges sur le positionnement des managers autour de thématiques du quotidien. Ces moments permettent de prendre du recul sur les pratiques et de s’interroger pour les faire évoluer."