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L’Anact et l'Inrs organisent leur coopération

L’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) et l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) viennent de signer un accord-cadre de partenariat. Objectif : organiser la coopération des deux organismes dont les missions sont complémentaires, comme l’expliquent Hervé Lanouzière et Stéphane Pimbert, leurs directeurs respectifs.

L’Anact et l'Inrs organisent leur coopération

Pourquoi cet accord de partenariat entre l’Anact et L’INRS ?

Il a deux objectifs : afficher notre complémentarité et donner un cadre global à nos actions en commun sur la prévention en santé et sécurité au travail.

L’Anact et l’INRS travaillent souvent sur le même objet – la santé et les conditions de travail dans les entreprises – mais selon des orientations et des modalités complémentaires. L’activité de l’INRS s’organise à un niveau national, s’appuie sur les travaux de recherche menés par ses équipes en laboratoire ou sur le terrain. Ses objets d’action s’orientent plutôt autour des risques professionnels et des facteurs de risques. L’activité de l’Anact s’appuie sur un réseau d’Aract en régions, avec des interventions menées en entreprises, basées sur les techniques d’analyse de l’activité et autour des facteurs organisationnels, du dialogue social et de l’approche participative.

Plutôt que de travailler séparément sur le même sujet, nous souhaitons combiner la complémentarité de nos approches pour construire ensemble une offre de service coordonnée et répondant aux besoins exprimés par nos financeurs, par les usagers.

L’INRS et l’Anact ont déjà travaillé ensemble. Qu’est-ce que cet accord va changer ?

En effet, nous avons mené ensemble une évaluation d’actions de prévention des troubles musculo-squelettiques (TMS) et des risques psycho-sociaux (RPS). Mais c'est plutôt au gré des circonstances et des contacts entre spécialistes, et sans que ce soit structuré. Avec cet accord-cadre, nous organisons notre coopération. Nous fixerons un programme de travail commun chaque année. Nous aurons des rendez-vous réguliers au cours desquels nous passerons en revue nos chantiers respectifs. Dès la rentrée, nous commencerons à travailler sur nos programmations respectives des années suivantes pour mieux nous coordonner. C’est un message politique fort pour nos équipes qui désormais ont un cadre pour travailler ensemble.

Quelles actions allez-vous mener ?

Elles prendront des formes diverses : actions d’information, de communication et, notamment, production conjointe de publications ; organisation de conférences et de colloques ; actions de formation et d’expertise ; projets d’étude et de recherche ; valorisation et transfert de résultats au bénéfice de la prévention… Les thèmes peuvent être très variés. Actuellement, nous avons un groupe de travail commun sur la prospective (« Le travail dans 40 ans »), dans le cadre d’un chantier lancé par l’INRS.

Pour chaque thème de travail, nous établirons une convention ad hoc qui sera annexée à notre accord-cadre pour prévoir les conditions de la coopération.