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L'action collective, une synergie forcément payante…

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Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
703
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Région
Cette action d’amélioration des conditions de travail dans les industries agroalimentaires d’Ile-de-France s'inscrit dans le volet RH du Plan Régional de soutien aux industries agroalimentaires, initié en 2007 par la DRIAAF, en partenariat avec la DRIRE et la DRCE.

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Description 

L'ARACT IDF a été sollicitée pour porter ce projet et mettre en place des actions de prévention des troubles musculosquelettiques (TMS). Un cœur de cible a été désigné par le commanditaire : la découpe de viande et le conditionnement des fruits et légumes, sans pour autant fermer la porte à des entreprises volontaires exerçant d'autres activités (pâtisserie industrielle, meunerie…).

Demande 

Les entreprises n'avaient pas de demande bien que les chiffres montrent à quel point elles sont concernées (les TMS représentent 94% des maladies professionnelles reconnues au régime agricole). Deux cofinanceurs privés ont permis de garantir des diagnostics sans incidence financière pour les entreprises: AGRICA et la Fondation ISICA, caisses de retraite et prévoyance respectivement des secteurs agricole et agroalimentaire. La MSA IDF et l'AMETIF, service de santé au travail ont également été associés.

Démarche 
    L'objectif était de montrer sur une situation de travail choisie par l’entreprise pour sa pénibilité, les facteurs identifiés comme pouvant favoriser l'apparition de troubles musculosquelettiques, qu'ils soient biomécaniques, psychosociaux ou organisationnels, sans manquer de souligner la combinaison des trois. Les conditions de travail dans le secteur agroalimentaire réunissent un certain nombre de facteurs favorables à l’apparition de TMS : gestes répétés, sous forte contrainte de temps, peu d’adaptation des postes de travail, notamment dans les TPE, dépendance aux cadences de machines, organisations en flux tendus…
    Afin d'optimiser cette phase de sensibilisation et d'état des lieux, la réunion de restitution des résultats du diagnostic était organisée comme une réunion de travail pour amorcer un travail de groupe et faciliter une réflexion collective au sein de l'entreprise. Pour permettre la mise en débat des axes proposés, différents interlocuteurs étaient conviés : le dirigeant, des salariés de la production, un responsable qualité ou un responsable RH selon le cas et le choix de l'entreprise. Les entreprises ayant participé étaient spontanément peu investies sur la question des TMS, même si parmi les membres de leur personnel on trouvait des interlocuteurs parfois très dynamiques (responsable qualité, RRH, chargé de maintenance et sécurité…). Parmi ces entreprises, deux types d’attitudes ont été observés face à cette problématique :

  • des attentes fortes et un investissement plus important quand il existait un projet de changement, perçu alors comme une opportunité de se pencher sur la question de la prévention (réaménagement de tout ou partie de l’atelier de production, réorganisation de l’activité, automatisation, déménagement sur un autre site, autant de projets de conception);
  • des interlocuteurs plus passifs et en retrait de l’intervention dans les entreprises dont l'actualité ne présentait pas de projet de changement.

    Pour les entreprises qui ont joué le jeu, avec la présence de différentes fonctions internes lors de la restitution du diagnostic individuel, cela a été pour elles l’occasion de construire un temps interne d’échange et de prise de conscience de certaines contraintes (« ça fait beaucoup de poids à soulever sur une journée finalement », …) et de construire rapidement des compromis satisfaisants ou des pistes d’action (« on pourrait contacter tel fournisseur », « il faudra le mettre à l’ordre du jour de la réunion », …). De même, les entreprises ayant participé aux séances collectives ont vraisemblablement apprécié les bénéfices des échanges de pratiques leur permettant de multiplier les pistes de réflexion et d’avancer plus efficacement dans leur démarche.

Bilan 

La mobilisation des PME/TPE du secteur a été au cœur des difficultés de ce projet, qu'il s'agisse de les recruter pour un diagnostic ou de les "conserver" sur la phase collective. Plus largement, une des difficultés de mise en place d'une démarche de prévention des TMS en TPE est beaucoup liée à leur difficulté à mobiliser la ressource interne.
Plus largement, une des difficultés de mise en place d'une démarche de prévention des TMS en TPE est beaucoup liée à leur difficulté à mobiliser la ressource interne : mobiliser un véritable chef de projet, qui puisse avoir du temps dédié, la compétence et la légitimité pour mobiliser lui-même en interne. Comment aider ces entreprises à dégager du temps ? Au-delà d'un temps de sensibilisation, faut-il associer ce temps de prévention à un autre temps de l'entreprise (le temps qualité ? le temps élaboration de process ? le temps construction de l'offre commerciale ?)

Néanmoins, les diagnostics ont permis une sensibilisation aux facteurs favorisant l’apparition des TMS. Ils ne suffisaient pas à engager l’entreprise dans une démarche de prévention durable mais ils peuvent être une action préalable à un accompagnement plus long.

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