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L'action collective, une force réelle de sensiblisation et de transfert

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Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
743
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Région
Elle peut revêtir plusieurs formes et s'organiser de diverses manières. Là elle peut toucher des entreprises implantées sur un micro-espace géographique, ici elle cible des structures d'un même secteur d'activité à travers une région. Mais dans un cas comme dans l'autre, l'action collective représente toujours une réelle force de sensibilisation et de mise en mouvement d'acteurs au départ plus ou moins convaincus de la démarche… Son efficacité est à la mesure de la volonté de ces derniers à jouer le jeu parce qu'ils y trouvent finalement un intérêt.

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Qui ? 

Cette action collective, menée en partenariat avec un service de santé au travail, vise à sensibiliser les garages automobiles à la prévention des TMS. Avec plus de 8000 établissements et plus de 16000 salariés présents au niveau de la région, ce secteur est particulièrement ciblé par les médecins du travail comme étant un secteur à risque en termes de TMS. Et ce, d'autant plus que les possibilités d’action semblent réduites avec des conditions de travail assez physiques, des établissements de petite taille (80% ont moins de 10 salariés), une population vieillissante et ancienne (46% de la population a plus de 10 ans d’ancienneté dans la profession) et des perspectives professionnelles limitées.

Quel était le problème à régler ?  

Les médecins du travail d’un service de santé au travail étaient, lors de leur visite annuelle, de plus en plus confrontés à des plaintes de la part des salariés. Celles-ci étaient en partie liées des douleurs des membres supérieurs et du dos que les salariés éprouvaient au cours de leur travail ou en fin de journée. Afin de pouvoir mener une action d’information et de sensibilisation des employeurs et des salariés à la problématique TMS, une action collective a été initiée. Il s’agissait surtout d’informer les employeurs de la nécessité d’agir rapidement afin d’éviter une épidémie de TMS dans un secteur en pleine évolution en termes de métier.

Qu’ont-ils fait ?  

Cette action collective était composée de deux entités : une entité politique et une opérationnelle.

- L’entité politique, formée de représentants de l’entité opérationnelle (médecins du travail et ARACT), de représentants d’organisations d’employeurs, de représentants d’organisations syndicales de salariés, de représentants du secteur (CNPA), de la CRAM et de représentants de l’État (DIRECCTE). Elle avait pour mission de suivre l’évolution de l’action et proposer des orientations possibles en termes de transfert.

- L’entité opérationnelle, composée de chargés de mission de l’ARACT, de médecins du travail et de l’intervenante en prévention des risques professionnels. Elle devait conduire l’action (enquête, entretien, observation) et transférer des pratiques de prévention sous forme de guide aux professionnels du secteur.

L’action, quant à elle, a été décomposée en trois parties :

• Une enquête réalisée par les médecins du travail lors de leur visite : il s’agissait notamment d’avoir une idée objective du nombre de salariés exprimant des douleurs ou ayant des douleurs directement en lien avec leurs conditions de travail.

• Une intervention réalisée dans trois garages automobiles : elle consistait à repérer les éléments pouvant être à l’origine des plaintes véhiculées par les salariés, à proposer des axes d’amélioration à la fois pour les garages en question, et à formaliser les éléments de capitalisation pour la réalisation d'un guide de transfert.

• Le transfert : Ce volet a représenté une étape importante dans l’action. Réalisé par l'ARACT et les médecins du travail, un guide de 12 pages en a été la matérialisation et le point culminant; il est structuré en 5 parties :

- une partie “Information“ donnant des informations sur le risque TMS avec restitution des résultats de l’enquête (qui montrent notamment que 69% des salariés se plaignent de douleurs professionnelles);

- une partie “Enjeux“ avec la parole donnée à un représentant du CNPA qui explique en quoi la prévention est nécessaire pour garantir un bon fonctionnement du garage;

- une partie sur “Les facteurs de risques" pouvant être à l’origine des TMS. Avec à la fois des éléments techniques et des éléments organisationnels;

- une partie sur “Des axes possibles de travail“;

- une partie sur “Des éléments de démarche et sur les acteurs possibles à mobiliser“.

Mais, au-delà de la simple réalisation du guide, il s’agissait surtout de s’assurer de son efficacité pour des professionnels. Dès lors, une phase d’expérimentation a été programmée auprès de 4 responsables de garages automobiles. Phase d’expérimentation dont il est ressorti que ce guide n’aurait une réelle valeur ajoutée que s’il était demandé directement par les représentants des garages. Dès lors, avec le comité de pilotage, il semblait plus opportun d’informer du risque TMS les représentants des garages ainsi que les salariés au travers d’une plaquette spécifique de 2 pages (une pour les employeurs et une pour les salariés) qui serait massivement distribuée.

Avec quels effets ?  

L'action a abouti à l’impression et la diffusion de 11000 dépliants (2500 à destination des employeurs et 85000 à destination des salariés) et de 1000 guides.

Si les dépliants sont principalement distribuées par les médecins du travail de tous les services de santé au travail de la région, le guide l'est uniquement sur demande de l’employeur.

Les deux brochures d'information restent néanmoins consultables sur les sites des services de santé au travail, du CNPA ainsi que de l’ARACT Languedoc-Roussillon. Un an après leur diffusion, une action d’évaluation (2011) devrait être réalisée pour voir comment le risque TMS a évolué au sein des garages automobiles.

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