Vous êtes ici

La prévention des risques professionnels : plusieurs faisceaux à faire converger…

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email
Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
720
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Région
Cette entreprise, implantée depuis plus d'une quinzaine d'années sur le Département, propose des activités commerciales liées à la réparation, le renouvellement et le rechapage de pneumatiques.

Ajouter à ma liste de lecture

Qui ? 

Cette sentreprise, qui appartient à un grand groupe, emploie près de 75 salariés. La grande majorité de l'effectif exerce sur une dizaine d'agences assurant toutes un service VL (Véhicules Légers), parfois un service PL (Poids Lourds). Des personnels itinérants assurent une activité de dépannage de terrain aux PL, engins de génie civil et agricole. La logistique est assurée par un dépôt central auquel est adossée une unité de rechapage PL.

Quel était le problème à régler ?  

Un contexte de structuration (notamment l'internalisation récente d'une fonction RH et la création d'un CHSCT) et quelques constats sur les effectifs de terrain (ancienneté forte, pyramide des âges vieillissante, déclaration en Maladie Professionnelle type TMS, premiers cas d'inaptitude et étroitesse des marges de manœuvre au reclassement) contraignent la direction à solliciter un accompagnement auprès d'ARVISE.

L'ensemble des parties prenantes de l'entreprise a-t-elle une commune représentation de la Prévention des Risques Professionnels ? Que disent les salariés de leurs conditions de travail au quotidien ? Comment parler un même langage pour construire une démarche partagée ? … La présence d'un tiers-intervenant avec un regard neuf et neutre est alors perçue comme un levier intéressant par les différents acteurs.

Qu’ont-ils fait ?  

Dans la foulée de l'étape de contractualisation paritaire de la demande puis de l'accord méthodologique (méthode, phasage de l'action, portage, personnes-ressources, communication, …), l'accompagnement a proposé un premier temps de diagnostic sur des sites pilotes. 3 agences ont fait l'objet d'un temps d'observation du travail et de rencontres avec les salariés; l'intervenant a élargi ses observations sur le terrain avec 3 dépanneurs itinérants. Parallèlement, des temps de travail avec la chargée des Ressources Humaines ont permis d'exploiter des données et de sérier le personnel (travail sur les âges, l'ancienneté, la mobilité…).

A ce premier temps du diagnostic, différents niveaux de données ont été mis en exergue, qui ont permis la structuration d'une démarche partagée par l'ensemble des acteurs :

- Des données 'théoriques' sur les thématiques de sécurité, de prévention et, au-delà, sur l'usure professionnelle, permettant ainsi de circonscrire un périmètre de réflexion ;

- Des données sur les caractéristiques des opérateurs;

- Des données sur les modes opératoires, sur l'activité de travail dans son ensemble, à partir des observations et entretiens sur les sites pilotes;

- Des données sur les produits et la production (typologies des pneumatiques, évolution du parc automobile, charge de travail moyenne par opérateurs…).

Ces informations partagées ont donné lieu, en CHSCT, à une séance de travail visant à identifier des axes prioritaires de travail. A cette occasion, le Document Unique de l'entreprise est enrichi et le plan d'action adopté l'adoption d'un plan d'action, ainsi que la dotation en action du plan senior.
Les séances de travail qui ont suivi ont eu pour objectifs de répondre concrètement aux questions soulevées par les acteurs eux-mêmes, et ce en couvrant les trois principaux métiers de l'entreprise (monteur VL, monteur PL, dépanneur). En voici quelques-unes :

- Existe-t-il des marges de manœuvre pour que les 'méthodes' actuelles de travail puisent être optimisées ?

- Quelles sont les contraintes / exigences de l’activité difficilement contournables ?

- A quel(s) niveau(x) l’optimisation de l’existant se situe-t-elle ? Où la solution est-elle la plus naturelle à chercher : techniquement, humainement, du côté organisationnel… ?

- Quelles sont les actions à mettre en œuvre à l’interne pour tendre vers la solution et une mise en œuvre effective : étude, expertise, consignes, aménagement via contact de fournisseurs potentiels, ouverture d’une formation dans le cadre du DIF… ? Et de quel besoin ou relai externe aurait-on besoin ?

- Quels liens avec des marges de manœuvre "plus GRH" (mobilité transversale, horizontale, gestion des parcours…) ?

Ces débats ont permis de dégager deux axes de travail prioritaires permettant une entrée en "mode projet" :

- Une focale ergonomique sur le cycle de démontage/montage VL (une « unité » de travail donc), afin d’en objectiver les manutentions, les gestes et postures associées, et de mieux envisager les possibles solutions préventives des risques professionnels.

- Un travail de capitalisation/transfert sur les pratiques professionnelles des dépanneurs, confrontés à l'isolement sur le terrain, à des interventions dangereuses et "musclées", en situation parfois très difficile.

Avec quels effets ?  

Structurer l'information disponible, l'utiliser à bon escient, parler le même langage, engager des projets pragmatiques et les suivre… tous les acteurs de la démarche conviennent que l'accompagnement a eu une effet pédagogique pour l'avenir.
Un dossier de demande d'aide FACT (Fonds pour l'amélioration des conditions de travail) a été collégialement élaboré pour financer et soutenir cette démarche somme toute encore fragile. Des actions participatives sont en cours (l'une d'elles est quasi-finalisée). Désormais, les manières de travailler, l'exercice même des métiers et les formes de pénibilité du travail sont "traitées" avec le filtre des questions de santé et de ressources humaines; les acteurs sont convaincus de la nécessité de confronter des expériences isolées sur le terrain, de l'importance de valoriser l'expérience des plus anciens aux bénéfices des plus jeunes…
Par ailleurs, un document de synthèse interactif est en cours de réalisation afin d'ancrer la réflexion et ses issues sur un support consultable par tous et aisément communicable.

Méthodes et outils associés

1
2
3
gamme travail & réalités

Depuis plusieurs années, nous développons une gamme de jeux pédagogiques, intitulée "Travail & Réalités".

outils travail

Le réseau Anact-Aract propose différents outils et services destinés à ceux qui s'engagent dans des projets d'amélioration des conditions de travai

Publiées dans un supplément au n°345 de la revue Travail et changement, ces 12 propositions sont autant de voies d’amélioration du fonctionnement d

close