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La FING partenaire de l’Anact sur le thème numérique et conditions de travail

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Créée en 2000, l’association pour la Fondation Internet Nouvelles Générations (FING) est un « think tank » de référence sur les transformations numériques. Directrice de programme, Amandine Brugière présente les missions et travaux de la FING ainsi que les projets qu’elle mène avec l’Anact.

Qu’est-ce que la FING et quelle est sa mission ?

La FING s’est donnée pour mission d’animer des réflexions collaboratives sur l’impact du numérique sur la société. Nous nous définissons comme « une fabrique d’idées neuves et actionnables », à la fois un « think tank » et un « do tank ». C’est-à-dire que chaque réflexion thématique aboutit à des pistes d’actions et à des expérimentations.

Sur quelles thématiques travaillez-vous ?

La FING s’est fait connaître pour son travail sur la musique, la ville2.0, ou sur les data (données). Elle a accompagné les collectivités territoriales pionnières dans l’ouverture des données publiques. Elle a aussi participé à la structuration du mouvement des « Fablabs » (lieux ouverts et collaboratifs) en France.

Aujourd’hui, nous travaillons sur la culture des données Infolab (espaces collaboratifs dédiés à la compréhension et à l’exploration de données) et les « self data » (données personnelles), mais aussi les transformations du corps par le numérique (« BodyWare »), la rétro-ingénierie (compréhension du fonctionnement)des systèmes techniques avec le programme « NosSystèmes », ou les transformations du travail.

Vous avez lancé en 2013 une réflexion sur l’impact du numérique sur le travail. Où en êtes-vous ?

La réflexion « Digiwork repenser la place de l’individu au travail dans une société numérique », menée de 2013 à 2014 a donné lieu à deux projets d’expérimentation. Le premier « Nouvelles pratiques de travail, nouveaux usages de dialogue » part du constat que les pratiques de travail outillées par le numérique sortent souvent du cadre (unité de temps, de lieu), et mettent en tension le rapport de subordination. Elles donnent lieu à des arrangements entre managers et collaborateurs, et parfois les RH. L’objectif de cette expérimentation était d’imaginer, avec des entreprises partenaires, des modalités de dialogue renouvelées autour de ces pratiques ; puis d’identifier les nouveaux objets de dialogue c’est-à-dire ceux qui pourraient s’imposer dans le dialogue social de demain.

Notre deuxième chantier « La musette de l’actif » cherche à soutenir l’individu dans la construction de sa trajectoire professionnelle. Enfin, avec l’Anact, nous travaillons à la demande du ministère du travail, sur la mise en place d’un dispositif appelé « Le transformateur ». Il consiste à accompagner les organisations à vivre la transformation digitale en leur sein en prenant en compte l’angle des conditions de travail.

Comment s’articulent transformation numérique et conditions de travail ?

Il y a d’une part les effets directs de l’informatisation et de la numérisation sur l’organisation elle-même. Le travail est beaucoup plus rationalisé, compartimenté en tâches, ce qui peut améliorer l’efficacité mais également créer une perte de sens pour les individus. D’autre part, les effets de la dématérialisation sur un nombre croissant de métiers. Ceux-ci peuvent être tout autant négatifs (augmentation de la charge et de l’intensité de travail) que positifs (les outils permettent une personnalisation). C’est toute l’ambivalence des technologies numériques. Avant, on était enfermé dans un lieu et dans un temps. Aujourd’hui, nous sommes pluriactifs : nous gérons plusieurs activités à partir des mêmes supports. Mais avec toutes les dérives de brouillage entre la vie privée et la vie professionnelle que cela occasionne.

Vous serez partenaire de la prochaine semaine de la qualité de vie au travail dont le thème est « Mieux travailler à l’heure du numérique ». En quoi consistera votre participation ?

Nous souhaitons sensibiliser les start ups sur le sujet des conditions de travail, - sujet qui est plus traité abordé par les grandes entreprises. Les start ups sont composées d’une population souvent jeune, très investie dans son travail et qui ne regarde pas ses horaires. Mais elles grossissent très vite et elles devront gérer leurs équipes autrement lorsqu’elles passeront de 15 à 300 personnes !

Découvrez en vidéo pourquoi la FING est partenaire de la Semaine pour la qualité de vie au travail 2016 !