Vous êtes ici

Hôpital : réguler la charge de travail

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email
Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
196
Catégorie
Secteur d'activité
Code APE
Au sein d'un établissement hospitalier, le personnel est pris en tenaille entre la demande croissante de soins et la baisse des moyens. L’absentéisme, le mal-être et les dysfonctionnements s’installent. Un diagnostic confirme ces difficultés et propose notamment de retrouver des espaces de régulation de la charge de travail.

Ajouter à ma liste de lecture

Description 

Cet établissement est une structure relevant du secteur hospitalier et gére 120 lits de long séjour et 230 lits de maison de retraite. L’institution vit actuellement une double contrainte. Celle d’une demande croissante de prise en charge de personnes dont la moyenne d’âge est de plus en plus élevée et celle d’un resserrement des moyens alloués au travers de la politique de maîtrise des dépenses de santé.

Demande 

Depuis la réduction du temps de travail, qui n’a été que partiellement compensée par des embauches, le fonctionnement de la structure ne cesse de se dégrader. La charge de travail devient intenable pour la plupart des salariés. Le service de la GRH constate une montée de l’absentéisme, tandis que le médecin du travail se fait l’écho d’un mal-être grandissant chez les salariés. Consciente de cette situation, la direction souhaite obtenir un diagnostic sur la dégradation des conditions de travail et les dysfonctionnements organisationnels.

Démarche 

FACT apporte un regard extérieur sur l’ensemble de ces dégradations en prenant en compte les points de vue de la direction, de l’encadrement, des salariés et des instances représentatives du personnel.

En premier lieu, une rencontre avec l'équipe de direction et des membres élus du personnel (CA, CTE, CHS-CT) nous permet de comprendre la problématique et de proposer à l'établissement une convention d'intervention.

L'intervention passe par la mise en place d'un comité de pilotage, composé des réprésentants de personnel (élus au CA, CTE et membres du CHS-CT), de l'équipe de direction, de cadres infirmiers, du médecin du travail. Est invité le président du CA.


Deux situations de travail sont observées en suivant des salariés dans le cadre de leur activité. Des entretiens sont réalisés avec différentes catégories professionnelles : groupe des « faisants fonction », groupe infirmières, aides soignantes, agents de service hospitalier, groupe techniques et administratifs, membres du CHS-CT et CTE et Direction.
Le diagnostic sera restitué dans un premier temps auprès du comité de direction et dans un second temps auprès du comité de pilotage et du personnel.



Les résultats du diagnostic confirment l’intensification du travail, la densification des tâches entraînant baisse de la vigilance et des erreurs et d’une fragmentation importantes des horaires de travail. Le résultat : une charge de travail devenue difficile à gérer.

Le contenu du travail privilégie le soin technique aux dépens du relationnel, le tout dans le cadre d’une activité soutenue et fractionnée. Cette configuration réduit fortement les échanges entre les professionnelles. L’organisation du travail, telle qu’elle apparaît, ne favorise pas la réflexion sur les pratiques, les projets, les formes de régulation.



L’environnement du travail n’est pas non plus adapté, bien qu’un projet de réhabilitation du bâti soit lancé. Dans le quotidien cela pèse sur l’efficacité et met en exergue de nombreuses difficultés : manque de lits médicalisés, de matériel de nettoyage, chariots de soins inadaptés et trop lourds... Enfin, l’encadrement de proximité semble lui aussi en situation difficile, pris entre des choix d’arbitrages. Parer aux besoins les plus urgents en faisant des choix parfois arbitraires ou minimiser les choses : telles sont les seules parades que le management a pu trouver pour faire face aux déficits organisationnels.


Dans ce contexte, les collectifs de travail se trouvent altérés : trop faible régulation et insuffisance d’échange.

Bilan 

Au regard du diagnostic, FACT dégage des pistes de réflexion portant sur la nécessité de mettre à plat l’organisation du travail dans ses modalités de fonctionnement. L’ARACT préconise d’objectiver les besoins en ressources au regard de l’évolution des pathologies des résidents. Il convient aussi de professionnaliser les modes de management, de mener une réflexion collective sur l’organisation globale.



L’enjeu : retrouver des espaces de régulation de la charge de travail qui permettent de mesurer les écarts entre les règles prescrites et la réalité des tâches.

Méthodes et outils associés

Démarche collective visant à concilier conditions de travail des personnel, qualité de services et performance globale, la&nbsp