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Grève des grèves

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Cas entreprise Mecabourg

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047
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Région
Créer l’adhésion de la direction et des syndicats pour travailler sur les dysfonctionnements : c'est le défi relevé par une entreprise métallurgique de Lorraine, régulièrement confrontée à des périodes de grève.

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Qui ? 

Chaque année ou presque, l’activité de l'entreprise s’arrête pendant 3 semaines suite à des mouvements de grève. Officiellement ce sont les salaires qui motivent ces actions. Cette entreprise métallurgique de 500 salariés, est la plus grande du bassin d’emploi. L’implantation syndicale est ancienne, 4 organisations syndicales cohabitent et souvent coopèrent. Les modes d’action sont très spectaculaires : blocage de l’usine, de la route nationale, voire même séquestration de la direction… Le conflit ne se termine qu’avec la nomination d’un médiateur.

Quel était le problème à régler ?  

La période post grève est très douloureusement vécue dans le quotidien du travail. Au-delà des conflits récurrents, les acteurs font souvent appel à des arbitres extérieurs pour trancher leurs différents individuels ou collectifs : prud’homme, inspection du travail, médecin contrôle pour les arrêts maladie, etc.
La Direction du Travail convainc la direction de l’entreprise et les organisations syndicales de travailler sur leur système de relations sociales avec l’aide d’intervenants
du réseau d’appui au dialogue social.

Qu’ont-ils fait ?  

Les premiers contacts séparés, avec la direction et les organisations syndicales, ont permis de comprendre que les conflits résultaient certes de négociations non abouties, mais aussi exprimaient des relations de travail difficiles au quotidien (conflits, défiance envers la direction et les informations transmises, doute sur
l’avenir de l’entreprise). Ils ont aussi permis de construire la démarche et l’engagement de chacun.

Lors d’une réunion conjointe, direction et délégués syndicaux ont contractualisé la
démarche. Ils ont exprimé leurs attentes, qui pour la plupart se sont révélées
communes : éviter que se renouvellent les grèves coûteuses, régler les problèmes
en interne, retrouver la confiance et le respect de tous, développer l’information
aux salariés. Ils se sont aussi accordés sur les conditions favorables au bon déroulement de la démarche : pas de hiérarchie dans les expressions, anonymat des interventions, confidentialité tant que l’on n’a pas décidé ce que l’on communiquait, pas d’injures et ni d’attaques personnelles.

La démarche a reposé sur l’identification des principaux problèmes ressentis et des
moyens d’y remédier. Deux groupes de travail, opérateurs et encadrement ont
produit un rapport transmis à la direction. Lors de réunions conjointes, les
diagnostics ont été discutés et les participants sont convenus d’orientations acceptées
par tous. Les intervenants ont animé les groupes de travail et les réunions
conjointes. Ils ont été des modérateurs et se sont attachés à tenir une stricte neutralité quant au contenu des sujets abordés. Ils ont été garants du respect
mutuel des personnes et des conditions acceptées par les parties.

Avec quels effets ?  

Les diagnostics des opérateurs et de l’encadrement se sont rejoints sur de nombreux
points : l’avenir de l’entreprise, la communication interne, une pression forte exercée sur l’encadrement de proximité, une confusion dans les fonctions et dans l’utilisation des critères de productivité.

Un plan d’action a été convenu, le comité d’entreprise étant chargé d'en assurer le suivi. Les deux groupes ont demandé aux partenaires sociaux de s’engager dans une négociation avec la volonté d’aboutir. Une journée de travail a été organisée. Elle a alterné réflexion en atelier séparé (syndical d’une part et comité de direction d’autre part) et réflexion en réunions conjointes. Cela a permis de s’expliquer sur les dysfonctionnements de la dernière négociation et de se fixer de nouvelles règles.

Cette intervention a donc permis aux partenaires de convenir des problèmes et d’un plan d’actions. Cependant la confiance ne se reconstruira qu’avec le respect des engagements de chacun.
La capacité des quatres organisations syndicales à travailler ensemble a facilité le
bon déroulement de la démarche.

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