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GPEC : mutualiser les bonnes pratiques de différents sites

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Cas entreprise Mecabourg

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Référence
504
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
L'absentéisme dans les maisons de retraite de cette structure concerne en majorité les salariés en contact direct avec les résidents. Pour améliorer l'attractivité de ces métiers, elle s'engage dans une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC). Avec à la clé, la définition d'une culture commune aux différents sites.

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Qui ? 

Cette structure propose une palette de services en matière d'accueil et de santé : crèches, maisons de retraite, soins dentaires et pharmaceutiques, centres de rééducation et d'optique… Son ambition est d'apporter des services de qualité accessibles à tous, de participer à la vie de la cité en mettant en œuvre des actions innovantes.

Quel était le problème à régler ?  

Le personnel intervient sur des secteurs d'activité considérés comme pénibles et donc plus ou moins attractifs. La population salariée est vieillissante. L'équipe de direction souhaite rendre ses métiers plus attractifs pour recruter et fidéliser de nouvelles personnes, tout en maintenant dans l'emploi son personnel. Pour ce faire, elle s'engage dans une action de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).

Qu’ont-ils fait ?  

La direction envisage de développer un pôle de compétences “personnes âgées”. C'est donc autour de ce pôle que la GPEC va se construire.

Au sein de l'Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) analysé, la majorité de l'absentéisme (hors maternité et longue maladie) correspond aux salariés, dont l'activité de travail est directement liée aux résidants. Et ce, quelle que soit la tranche d'âge (20/29 ans et 40/49 ans). Ce qui laisse à penser que cet absentéisme est une défense, un moyen pour mieux réguler les tensions et les conditions de travail.

Un groupe de travail se constitue pour aborder la santé au travail dans cette activité. Il regroupe 15 salariés volontaires représentant les structures accueillant des personnes âgées. Objectif : réfléchir à la construction de parcours professionnels valorisants tout au long de la vie active.

Le groupe commence par analyser les similitudes et les différences d'environnements de travail existantes et en devenir entre sites et activités.

Puis il repère les facteurs de pénibilité et d'usure, en analysant les questionnaires distribués sur les sites, et en menant des investigations approfondies sur deux d'entre eux.

Plusieurs corrélations sont mises en évidence, ce qui permet de dégager des pistes d'action qui sont proposées à la direction.

Première corrélation : il existe un lien entre la conception architecturale des locaux et les contraintes de l'environnement qui pèsent sur la réalisation du travail. Il convient donc que tous participent à l'élaboration des plans de nouvelles constructions ou d'extension d'espaces de vie gérontologiques, pour mieux prendre en compte les réalités du travail du personnel, tributaires de celles des résidants.

Une deuxième corrélation est établie entre la relation de service et la pénibilité vécue au travail.
Développer la médiation avec les résidants et leurs familles permettrait de mieux réguler l'activité de travail au profit des résidants, en limitant les situations de tension avec certains publics et l'exposition à des risques d'agressions verbales et physiques des salariés.



Enfin, la dernière corrélation concerne la nature des travaux à réaliser et la pénibilité physique ou/et psychique au travail. Pour résoudre ce problème, le groupe convient d'améliorer les conditions d'usage des équipements ou des outils, de mieux réguler la charge psychique et mentale, de changer les représentations du travail et d'organiser les parcours professionnels entre sites.

Avec quels effets ?  

La démarche a permis de répondre aux attentes du personnel, de traiter des pratiques existantes et des représentations de métiers, d'échanger entre les sites. Au sein de cet organisme aux sites multiples s'est développée une culture commune.

Un plan d'actions a été validé pour :

- étudier les projets architecturaux au sein d'une équipe pluridisciplinaire ;

- réduire la pénibilité sociale au travail, en élaborant un questionnaire à destination des familles et résidants, ou en rédigeant des projets de soins ;

- mutualiser les bonnes pratiques des différents sites en termes de pénibilités physique et psychique, en constituant un groupe de travail "objectif santé au travail" avec l'appui des services de santé au travail.

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