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Gestion des âges dans l'agriculture

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485
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Les techniciens de production de ce grand semencier ont pour mission d’accompagner activement les agriculteurs tout au long de la culture des semences. Très physique, ce travail exige également des connaissances actualisées, des compétences techniques et relationnelles. Sollicitée dans le cadre d’un projet européen, l'entreprise accepte d'examiner le travail de ces techniciens au regard de leur âge, sans toutefois se décider à préparer les nombreux départs prévisibles à la retraite.

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Description 

Cette entreprise conçoit et produit des semences destinées à l'agriculture, vendus aux principaux distributeurs de France et d'Europe. Sur le site du semencier, les salariés se répartissent entre les opérateurs en usine (32 %), les administratif (17 %), les commerciaux (21 %), les chercheurs (19 %), les techniciens de production (7 %) et les chauffeurs (4 %).

Demande 

Dans le cadre d'un projet européen, l'entreprise accepte de réfléchir sur la relation âge-travail, en se concentrant sur les techniciens de production. Ce métier particulier consiste à conseiller les agriculteurs qui plantent les semences, et à les soutenir activement dans le suivi des cultures, depuis le choix de la parcelle de culture et l'approvisionnement en graines jusqu'à la récolte.

Démarche 

Le facteur âge intervient-il dans l'activité de l'entreprise ainsi que dans la façon d'aborder et d'exécuter les tâches ? Si oui de quelle façon ? Comment limiter ses effets ? Comment mieux gérer les âges ?



Ces questions s'avèrent cruciales pour cette entreprise dont l'ensemble du personnel se révèle plutôt âgé. En effet, 58 % de salariés dépassent les 40 ans, et près du tiers (28 %) les 51 ans. Cette tendance est encore plus marquée chez les techniciens de production : 70 % d'entre eux sont âgés de plus de 40 ans, et plus de la moitié ont 51 ans et plus. Les deux derniers entrants (28 et 31 ans) ont été intégrés à l'équipe voilà déjà deux ans.



L'entreprise va donc être confrontée à des départs à la retraite. Des départs d'autant plus difficiles à gérer que ce métier exige des compétences aïgues et pluridisciplinaires. Dans l'environnement complexe dans lequel ils évoluent, ces salariés hautement qualifiés (formation initiale bac +2 minimum) doivent mettre en œuvre de façon simultanée un ensemble de connaissances pointues dans des domaines précis et variés : éthologie, culture, géologie, topologie, etc. Ils suivent d'ailleurs une formation continue rendue obligatoire, par tout un système d'habilitations.



Par ailleurs, une des originalités de ce métier réside dans le fait que pour réaliser correctement son travail chaque technicien doit impérativement se constituer un réseau de partenaires avec lesquels il coopère de façon aussi informelle qu'efficace. En cas de départ à la retraite, cet aspect pose inévitablement non seulement la question de la transmission des “carnets d'adresse” mais surtout celle de la construction d’une relation de travail pérenne.



A ces caractéristiques intellectuelles et relationnelles indispensables s'ajoute une composante physique très importante et contraignante. Ainsi, les techniciens passent plus de la moitié de leurs temps dans leur voiture pour se rendre d'une parcelle cultivée à l'autre. En outre ils parcourent de longues distances à pied, sur des sols boueux ou, au contraire, extrêmement durs, dans une région plutôt vallonnée. Ces déplacements s'effectuent selon des schémas précis qui dépendent de l'état et de la nature de la culture concernée.



Pour mieux gérer au mieux cette situation, trois grands axes d'amélioration sont proposés à l'entreprise. D'abord, viser la réduction de la pénibilité de l'activité des techniciens, notamment en améliorant leurs équipements techniques et les outils organisationnels. Ensuite, anticiper les départs à la retraite, le transfert des connaissances, des compétences et des historiques. Enfin, interroger les interactions entre les différents services de l'entreprise, pour réfléchir à des parcours professionnels pertinents pour les techniciens.

Bilan 

Bien qu'ayant validé la démarche, les résultats et leur analyse, la direction de l'entreprise estime qu'il est inutile d'anticiper le départ à la retraite de la moitié de son effectif de techniciens de production dans les années à venir. Elle mise sur le recrutement de "têtes bien faites" qui sauront s'approprier le travail.

Autrement dit, dans cette étude menée en partenariat avec les préventeurs et les formateurs, le travail réalisé n'a pas suffit à inscrire l'entreprise dans une démarche de prise en compte de réalités avec lesquelles elle est pourtant d'accord !

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