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Filière alimentaire : les enjeux

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L’amélioration des conditions de travail constitue un des leviers majeurs de résolution des problèmes d’attractivité et de fidélisation de la filière agroalimentaire. De plus, les conditions de travail sont impactées par les grands défis du secteur : modernisation de l’outil de production, évolutions technologiques et réglementaires, réduction des coûts, recherche d’innovation et de croissance.

Industrie alimentaire

La filière alimentaire (regroupant les industries, les coopératives et les entreprises artisanales) est une filière majeure pour l’économie française : elle représente 15 % du PIB et 10 % des exportations du pays. Composée majoritairement de petites entreprises situées à proximité des lieux de production agricole, la filière alimentaire contribue à la vitalité des territoires. Elle représente environ 820 000 emplois dans 79 000 entreprises (dont 97% de TPE/PME).

La filière compte également de grandes entreprises ou groupes coopératifs dont certains sont des leaders mondiaux, notamment dans les domaines des produits laitiers ou des vins et spiritueux. Les IAA se caractérisent par le fait que les entreprises de plus de 250 salariés ne représentent que 2 % des entreprises mais concentrent 53% de l'emploi.

Les statistiques montrent que les conditions de travail du secteur demeurent un sujet de préoccupation : L’agroalimentaire reste notamment le secteur qui enregistre le plus grand nombre de maladies professionnelles même si les chiffres évoluent faiblement en 2015 (+0,1% de maladies professionnelles par rapport à 2014 sur le CTND).

La question de l’amélioration des conditions de travail et de l’engagement de démarches de qualité de vie au travail est donc essentielle pour les entreprises de la filière et leur attractivité, leur performance et leur pérennité en dépendent.

L’année 2017 a été marquée par les Etats Généraux de l’alimentation qui avaient deux objectifs :

  • « permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé, de permettre à tous dans la chaîne de valeur de vivre dignement »
  • « permettre à chacune et chacun d’avoir accès à une alimentation saine, durable, sûre ».

Des ateliers ont traité de l’attractivité et du développement des métiers et de la formation », ainsi que de la recherche pour une plus grande performance environnementale, sanitaire, sociale et économique.

En effet, de nouveaux modes de production et de consommation dits « responsables » se développent, qui peuvent avoir des effets sur le volume d’emploi, la structure de l’emploi (métiers, qualifications) et la localisation de l’emploi.

Les conditions de fabrication et les normes concernant le travail font partie des déterminants de ces nouveaux modes de production.

En parallèle, les technologies numériques sont en train de transformer à la fois les conditions de travail et le rapport au travail dans la filière : robots collaboratifs, télétravail, nouveaux logiciels qui changent le contenu du travail et les métiers, développement de la vente par internet sans intermédiaire qui impacte le travail, utilisation des réseaux sociaux.

Depuis 2009, une charte nationale de coopération encourage et soutient les entreprises dans leur dynamique de développement de l’emploi, des compétences et des métiers.

Un axe spécifique vise le soutien des actions d’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail.

Dans les actions réalisées par le Réseau Anact – Aract deux objectifs sont visés : améliorer les conditions de travail des salarié(e)s et rendre les entreprises plus autonomes sur ces sujets.

Cela passe par le développement et le déploiement d’actions visant à :

  • Une amélioration des environnements de travail et une diminution des facteurs d’usure professionnelle ;
  • Un renouvellement des modalités de conduites des transformations s’appuyant sur les conditions de réalisation du travail ;
  • Une reconnaissance de la valeur ajoutée de la participation des salariés aux projets de l’entreprise fondée sur les bénéfices d’expérimentations.

Ces actions ont pour objectifs communs de :

  • favoriser la qualité de l’emploi et du travail des salarié(e)s de la filière
  • Faire baisser le taux de sinistralité de la filière