Vous êtes ici

Filière alimentaire : les enjeux

Bloc des outils de page

Envoyer la page par email

Ajouter à ma liste de lecture

L’amélioration des conditions de travail constitue un des leviers majeurs pour résoudre les problèmes d’attractivité et de fidélisation des salariés dans la filière agroalimentaire. De plus, les conditions de travail sont impactées par les mutations en cours : modernisation de l’outil de production, évolutions technologiques et réglementaires, recherche d’innovation et de croissance...

Industrie alimentaire

La filière alimentaire est une filière majeure pour l’économie française : elle représente 15 % du PIB et 10 % des exportations du pays. Composée très majoritairement de petites entreprises et de quelques grands groupes, elle représente environ 820 000 emplois dans 79 000 entreprises. Les entreprises de plus de 250 salariés constituent 2 % des entreprises mais concentrent 53% de l'emploi.

Les statistiques montrent que les conditions de travail du secteur demeurent un sujet de préoccupation : l’agroalimentaire reste notamment le secteur qui enregistre le plus grand nombre de maladies professionnelles même si les chiffres évoluent faiblement en 2015 (+0,1% de maladies professionnelles par rapport à 2014 sur le CTND). La prévention de l'usure au travail, l'amélioration de la fidélisation des salairés et l'attractivité des métiers sont d'autres préoccupations largement partagées. 

La question de l’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail est dans ce contexte essentielle pour les entreprises de la filière : leur attractivité, leur performance et leur pérennité en dépendent.

Accompagner les changements

L'accompagnement des mutations et les évolutions des modes de production et de consommation de la filière agroalimentaire sont deux dimensions à conjuguer avec l'amélioration de la QVT.

Les technologies numériques sont en effet en train de transformer à la fois les conditions de travail et le rapport au travail dans la filière : robots collaboratifs, télétravail, nouveaux logiciels qui changent le contenu du travail et les métiers, développement de la vente par internet sans intermédiaire... La recherche d'une plus grande performance économique, sociale, environnementale conduit, par ailleurs, au développement de nouveaux modes de production et de consommation dits « responsables » avec des effets sur le volume d’emploi, la structure (métiers, qualifications) et la localisation de l’emploi.

Une charte de coopération

Depuis 2009, une charte nationale de coopération encourage et soutient les entreprises dans leur dynamique de développement de l’emploi, des compétences et des métiers. Un axe spécifique vise le soutien des actions d’amélioration des conditions de travail et de la qualité de vie au travail.

Actions collectives, accompagnement des changements, actions de sensibilisation (telles que l'Agrotour), démarches sectorielles ... les actions réalisées par le Réseau Anact – Aract dans ce cadre visent à améliorer les conditions de travail des salarié(e)s et favoriser la qualité de l’emploi et du travail des salarié(e)s de la filière.

Cela passe par le développement et le déploiement d’actions visant à :

  • améliorer les environnements de travail et diminuer les facteurs d’usure professionnelle ;
  • enrichir les modalités de conduites des transformations en s’appuyant sur les conditions de réalisation du travail ;
  • reconnaître la valeur ajoutée de la participation des salariés aux projets de l’entreprise .