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Evaluer la charge de travail à l'hôpital

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467
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Région
Constatant un ratio soignants/patients trop élevé, cette clinique souhaite réduire ses effectifs. Mais l'évaluation de la charge de travail ne peut se limiter à ce seul ratio. Il faut également prendre en compte les dimensions mentales et subjectives qui pèsent sur le personnel soignant.
Description 

Cette clinique constitue médicochirurgicale ests organisée en 12 services autour de 4 grandes activités : la chirurgie, la médecine, les urgences et la cancérologie.
Elle a connu des modernisations successives et a déménagé récemment dans un bâtiment spécialement conçu pour privilégier le patient et l’exercice médical dans des conditions optimales. Ce déménagement s’accompagne d’une augmentation de la capacité d’accueil dans les différents services.

Demande 

Après avoir augmenté les effectifs, la direction se rend compte que le ratio soignants/patients est trop élevé dans 4 services. Une réduction d’effectifs est envisagée. La direction et les partenaires sociaux souhaitent dresser un état des lieux de la charge de travail du personnel soignant dans les 4 services concernés, à savoir : la chirurgie viscérale, la chirurgie orthopédique, l'unité de soins intensifs (USI) et la médecine.

Démarche 

La charge de travail ne se réduit pas à la seule analyse technique du métier (le travail proprement dit). Elle comprend deux dimensions supplémentaires : mentale et subjective (ou émotionnelle). Cette approche permet de dépasser une cadence de travail qui serait fixe (calculable selon un ratio soignants/patients), pour adopter un rythme de travail qui sera, lui, variable au cours de l’année.

Techniquement, la charge de travail varie en fonction de plusieurs facteurs, à commencer par le patient et son état (âge, pathologie…). Dans une journée, le nombre de pansements réalisés peut aller de 6 à 17 et la durée du soin oscille entre 5 et 45 minutes, voire 1h 15 pour certaines affections.

Interviennent également, le nombre d’entrées et de sorties dans les services, ainsi que le nombre de blocs en activité. En effet, il faut préparer le patient, pour son opération, et l'accueillir dans le service après son passage en salle de réveil, ce qui peut mobiliser 4 personnes pour transférer le patient du brancard au lit.

La charge mentale dépend, elle :
- du volume d’informations à retenir au cours de la journée ;
- du glissement de fonctions des médecins vers les infirmières, des infirmières vers les aides soignantes et inversement ;
- du non respect des horaires de visite des médecins qui entraîne une désorganisation du ou des services concernés ;
- de l’interruption inopinée des tâches pour en faire d’autres, plus urgentes ou plus essentielles ;
- de la coordination avec les brancardiers et entre les services tels que la radiologie et le bloc opératoire ;
- de l’impossibilité pour les soignants de planifier leurs tâches de la journée.

Par ailleurs, l'organisation mise en place sur le précédent site a été purement et simplement transférée sur le nouveau, sans tenir compte de ses spécificités telles l’augmentation de la capacité d’accueil, du nombre de chirurgien et des médecins intervenants au sein de la clinique.

Reste la charge subjective ou émotionnelle, qui intervient essentiellement dans la relation au patient. Cette dernière se caractérise de façon un peu différente dans les services. Par exemple, la relation à la mort est très importante dans le service de médecine ; les situations de détresse du patient sont, elles, davantage présentes en chirurgie viscérale et orthopédique. Ces relations au patient engendrent chez les soignants une charge émotionnelle importante difficilement quantifiable car totalement subjective. Mais les effets sur la charge de travail sont réels notamment sur la perception de cette charge.

Bilan 

La direction a maintenu les effectifs en chirurgie. Elle a accepté de retravailler la notion d’effectif en prenant en compte, par exemple, les pics d’activité pendant certaine période de l’année où la clinique remplit ses lits en acceptant plus de patients âgés et grabataires venant de maison de retraite.
Elle a mis en place un médecin référent anesthésiste pour le personnel soignant au sein de chaque service.
Elle a également pris conscience que, au-delà du problème d’effectif, un travail important devait être engagé sur l’organisation du travail, avec l'aide d'un consultant.

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