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Entreprise d'insertion : comment construire une démarche de prévention ?

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Cas entreprise Mecabourg

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617
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Région
Cette entreprise d'insertion participe à une action collective pour structurer une démarche de prévention. Une démarche qui tient compte des spécificités de ce secteur, en utilisant la phase d'intégration comme levier de la prévention.

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Description 

Cette entreprise d'insertion spécialisée dans le démantèlement, le tri et le recyclage de téléviseurs, d'écrans d'ordinateur et à la marge, de produits éléctro-ménagers, compte aujourd'hui 12 salariés dont 10 en insertion équivalent temps plein.

Demande 

L'entreprise se porte volontaire pour une action collective engagée par l'UREI (Union Régionale des entreprises d'insertion) sur la question des démarches de prévention dans les entreprises d'insertion. Objectif : structurer les démarches de prévention et réduire le nombre d'accident du travail dans le secteur.

Démarche 

Pour les entreprises d’insertion à vocation sociale, la question de la prévention est primordiale : « Ils ont des problèmes d’insertion et sociaux, on ne va pas en plus les casser ». Comment la phase d’intégration peut devenir un levier de la prévention ? C'et tout l'enjeu de l'action collective.

Les entreprises d'insertion sont soumises à des contraintes. Première d'entre elles, l’exigence – de plus en plus prégnante – de rentabilité conduit à se focaliser sur la recherche d’efficacité et moins sur les questions de préservation de la santé.



Deuxième contrainte, elles doivent gérer au quotidien les aléas liés au public en insertion : absentéisme, respect des horaires, addictions, barrière de la langue, rapport au travail parfois difficile, etc.

Troisième contrainte : le turnover de ce public. Au-delà de la spécificité individuelle, le fait que les personnes restent dans la structure 2 ans au maximum (souvent moins) oblige à reconstruire en permanence la politique de prévention. Outre le risque d'essoufflement, les collectifs de travail ne peuvent jamais se stabiliser avec un détenteur de savoir-faire de prudence, une entraide, etc.

Enfin, l'entreprise est installée dans les locaux d'une consœur. Elle profite de ses installations en matériel et équipement, mais dépend d'elle quant à l'organisation de sa production, la répartition de la charge et la nature même des produits à traiter.



Le document unique constitue le premier document disponible dans l'entreprise. Mais, tel qu’il est construit, il ne rend pas compte de l’ensemble des actions de prévention déclinées dans l’entreprise. Par ailleurs, s'il répond à l'obligation légale, il s'avère bien peu opérationnel.



Une série d’autres outils (livrets d’accueil, des fiches professionnelles d’activité construites avec l’UREI, des modes opératoires, guide de suivi, etc.) sont formalisés. Ils ont souvent vocation à faciliter l’intégration de la personne dans la structure, sur le plan des règles de vie et de l’appropriation du travail. Certains de ces documents contiennent des éléments relatifs au respect des règles de sécurité et au respect des procédures de travail, préservant la survenance de certains risques.

Pourtant, il n'existe aucun lien avec la prévention, alors même que ces documents impulsent dès l’amont la démarche de prévention dans l’entreprise.



Des pistes d'amélioration ont déjà été menées. Elles reposent essentiellement sur des aspects techniques La démarche permet de décaler les points de vue et d'explorer d'autres pistes : sur le plan organisationnel, pour faciliter la réalisation du travail, la répartition des tâches et les rotations sur les postes et sur le plan humain.

Ainsi, les pratiques de prévention repose avant tout sur l'encadrant technique. C'est lui qui porte la prévention au quotidien dans l’entreprise avec le rappel des règles de sécurité, du port nécessaire des EPI, l'intégration des consignes de prévention dans les procédures de travail, etc. Ce rôle pourrait être renforcé par le biais d’une formation sur la prévention.

Bilan 

Malgré la difficulté due à la spécificité du public (caractéristiques individuelles et turnover), il semble pertinent d’utiliser le document unique d’évaluation des risques professionnels comme outil de l’intégration et donc de vecteur de la prévention.



Ce document constitue un outil d’appui pour :

- transmettre des éléments relatifs au travail (ce que l’on demande de faire, avec quoi, comment, avec qui, etc.), processus qui participe de l’insertion mais qui n’est pas toujours formalisé par un mode opératoire ;

- sensibiliser les salariés dès l’amont aux enjeux de la prévention en lien avec le quotidien du travail.

En outre, le document unique doit permettre de formaliser les risques de façon concertée avec les salariés de l’entreprise. A ce titre, cela permet d’identifier clairement l’encadrant technique comme acteur relais de la prévention et de faciliter la validation de son contenu par l’ensemble des salariés.



Au même titre que les autres outils utilisés par l'entreprise, le document unique devient un support d’information et de communication sur les dimensions relatives au travail et à la prévention.

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