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Du document unique à une politique de prévention

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Cas entreprise Mecabourg

A propos

Référence
092
Catégorie
Secteur d'activité
Code APE
Région
Une industrie réunionnaise saisit l’opportunité de la rédaction du Document unique pour se former à la prévention des risques professionnels et mettre en oeuvre un plan durable d’actions.

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Description 

Spécialisée dans la transformation de matières plastiques l’entreprise fabrique et commercialise des barquettes alimentaires. Ayant souhaité diversifier son activité, elle a étendu sa production à la fabrication de panneaux isolants et de chambres froides. L'entreprise emploie 40 salariés dont 19 en production.

Demande 

Après une première analyse des risques pour la santé et la sécurité des salariés, la direction souhaite bénéficier d’un appui méthodologique pour la mise en œuvre d’une démarche d'évaluation et de prévention des risques professionnels. Cette demande intervient dans le contexte du décret n°2001-1016 portant création d'un document unique relatif à l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des salariés. Au-delà de la simple application du décret, l’objectif est de mener une politique de prévention et d'amélioration des conditions de travail.

Démarche 

L'intervention d'ARVISE débute par la structuration et l'animation d'un groupe de travail.
L'intervenant collabore avec celui-ci dans la perspective de réaliser l'identification et l'évaluation des risques, de lui permettre de s'approprier les méthodes qu’il lui propose et enfin de pérenniser la démarche en engageant un plan d’action de prévention des risques et d'amélioration des conditions de travail.
Le groupe de travail est constitué de différentes catégories de personnel qui ont chacune un rôle déterminant dans la connaissance et la prévention des risques professionnels auxquels sont exposés les salariés : le directeur de l’établissement, qui a obligation d'assurer la santé et la sécurité des salariés ; l'animateur sécurité et les membres de la cellule hygiène et sécurité ;
les délégués du personnel (DP) en raison de leurs prérogatives sur les questions de sécurité en l'absence de CHSCT(comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) ; et enfin des salariés représentant les différentes activités, tout-à-fait à même de s'exprimer sur leurs conditions d'exposition aux risques.
L'association du médecin du travail et du préventeur de la CGSS (caisse régionale d’assurance maladie) à des étapes clés permet d'intégrer à la démarche les données dont ils disposent sur la santé des salariés, de tenir compte également des actions de prévention engagées sur les manutentions, l'acoustique ainsi que sur la sécurité des machines.
L'intervention s'appuie également sur l’observation d’une situation de travail, celle du changement d'outillage, permettant ainsi de mettre en évidence le travail réel et les conditions d'exposition aux risques. Ce sont précisément les éléments de méthode et les outils d'analyse du travail réel qui sont transférés à l'entreprise pour une pérennisation de la démarche.

L’analyse se fait par unité de travail et en trinôme : un DP, l’animateur sécurité et le salarié au poste. Toutes les observations sont consignées dans une fiche. Celle-ci précise donc pour chaque opération (lancement production, conduite en fonctionnement nominal, récupération d'incident, changement d'outillage) les phénomènes dangereux, les risques auxquels sont exposés les opérateurs, les facteurs de risques et la pondération des risques.
Les résultats sont mis en commun au sein du groupe de travail. L’analyse globale des risques conduit à les hiérarchiser. Cette étape permet la recherche de solutions : actions de prévention, définition du plan de prévention et des modalités de suivi.
Une fois validé, le plan de prévention est présenté à la direction et aux salariés.
L’observation de l'activité de changement d'outillage et la restitution des résultats au groupe permet d'engager une réflexion en commun et de montrer l’importance d'analyser les risques, non seulement en situation de production nominale, mais également en situation d'entretien et maintenance, de réaction aux aléas. Il se révèle essentiel de prendre en compte les différentes opérations (approvisionnement et préparation de l'outillage, son montage…) et, pour chacune d’elles, les différents risques et facteurs de risques associés.

Bilan 

L'intervention a permis à l'entreprise d'intégrer la question de la prévention dans son fonctionnement quotidien. L'animateur sécurité qui avait bien d'autres fonctions à assumer ne pouvait faire un réel travail de prévention dans l'entreprise avant la mise en place de la démarche d'évaluation des risques. Il a désormais un véritable rôle dans l'entreprise. Un temps lui est dégagé pour cette fonction. Une démarche participative a été initiée grâce au groupe de travail et au travail en trinôme.
Les fiches d'analyse des risques élaborées pour chacune des unités de travail constituent un outil interne à l'entreprise utile pour les futures mises à jour.
L'analyse de la situation de travail "changement d'outillage" a permis de mettre à jour des risques d'une extrême gravité et de conduire l'entreprise à définir une priorité d'action en prévention. Elle a, par ailleurs, révélé le coût économique élevé de l’opération telle qu'elle était réalisée. La recherche de solutions techniques et organisationnelles a été conduite dans la double perspective d'efficacité et de sécurité au travail.

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