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Document unique, problématiques communes

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Cas entreprise Mecabourg

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Participant à une démarche collective sur les risques professionnels, 9 garages de Martinique constatent qu’ils partagent plusieurs problématiques : espaces de travail et conception des ateliers, stockage et évacuation des déchets, utilisation des produits chimiques. Un travail est en cours avec les autorités compétentes.

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Qui ? 

Cette action collective concerne 9 garages de Martinique. Ils représentent trois des métiers de la réparation automobile : mécanique générale, peinture automobile, tôlerie. Ce sont de petits garages indépendants, qui emploient de 1 à 7 salariés. À l’exception d’un seul, ils sont tous situés en zone urbaine, dans le Centre de la Martinique. Les dirigeants sont tous des professionnels confirmés, les ouvriers ont pour la plupart débuté dans le métier comme apprentis.

Quel était le problème à régler ?  

Cette démarche collective répond à une demande provenant du syndicat professionnel de la réparation automobile, soucieux d’aider ses adhérents à respecter la législation en matière de prévention des risques professionnels. L’objectif est double : d’une part, aboutir avec chacun des participants à la rédaction du document unique et du plan d’actions propre à son entreprise et, d’autre part, construire une compétence collective par une démultiplication de la démarche auprès des autres adhérents du syndicat...

Qu’ont-ils fait ?  

Reposant sur une analyse du travail effectué dans les différents ateliers concernés et des entretiens avec les dirigeants et les salariés, ce travail permet de dégager - au-delà des cas particuliers de chaque garage - des éléments généraux de réflexion sur les principales difficultés auxquelles sont confrontés les acteurs dans le cadre de leur activité quotidienne.

Le caractère global de ces difficultés pose les limites d’une mise en œuvre individualisée des plans d’action issus de l’évaluation des risques. En effet, plusieurs des problématiques rencontrées - par exemple les questions d’espaces de travail ou de gestion des déchets - renvoient à la nécessité d’une réflexion collective associant les professionnels et les corps constitués pour trouver des solutions efficaces.

Les espaces de travail et la conception des ateliers.

A une exception près, tous les établissements sont confrontés à un sous dimensionnement des surfaces disponibles que ce soit pour le travail, le stockage ou le stationnement des véhicules. La part de surface dédiée à l’activité ne représente dans la plupart des cas que 30 à 40% de la surface totale.

Cette situation est aggravée par le fait que la possibilité de stationnement à l’extérieur de l’atelier est très réduite. Une telle situation d’encombrement a des incidences fortes sur la sécurité : difficultés de déplacements, d’accès aux véhicules, pour les manutentions, avec des risques importants de chutes ou de blessures.

Par ailleurs, la conception des ateliers est à revoir : différences de niveaux du sol entre l’extérieur et l’atelier ou à l’intérieur même de l’atelier, hauteur sous-plafond insuffisante pour travailler sur certains véhicules placés sur les ponts, accès par une seule entrée, le plus souvent encombrée, source de danger en cas d’évacuation urgente à organiser.



Le stockage et de l’évacuation des déchets.

Deux types de déchets encombrent régulièrement les ateliers : les déchets solides (sièges, portières, pièces mécaniques de toutes sortes et de toutes tailles) et les déchets de nature chimique (hydrocarbures, batteries, solvants, peintures).

Par ailleurs, toutes les eaux usées, polluées par les résidus, les hydrocarbures, les poussières sont évacués sans traitements vers les réseaux collectifs.

L’utilisation des produits chimiques.

Les garagistes et leurs salariés ne sont pas ou sont insuffisamment informés des dangers liés à l’utilisation des produits vendus par leurs fournisseurs : méconnaissance des étiquetages, aucune information sur les fiches de données de sécurité. Ces produits sont donc utilisés la plupart du temps sans la moindre protection.

Par rapport à ces problématiques, largement collectives, plusieurs pistes sont proposées.

Les premières visent à faciliter l’installation des garages le souhaitant dans des zones artisanales équipées et à développer l’implication des professionnels dans la conception des ateliers, en les intégrant dès l’amont au travail des bureaux d’études.

D’autres concernent l’information et la formation des chefs d’entreprises et des salariés à la reconnaissance des produits chimiques et à leur utilisation en toute sécurité ainsi qu’une plus grande exigence auprès des fournisseurs de produits présentant des risques pour la santé et auprès des clients.

Pour quels effets ?  

Les résultats de cette action collective, après restitution aux professionnels participants, ont été présentés aux inspecteurs et contrôleurs du travail, ainsi qu’aux représentants de la Communauté d’Agglomérations du Centre de la Martinique (CACEM), qui a compétence pour la conception et l’aménagement des zones d’activités de la Région Centre de la Martinique.

Une convention de partenariat avec l’ARACT Martinique est en cours de signature avec la CACEM, pour intégrer, dès la conception des zones d’activité, la problématique des conditions de travail : aménagements des espaces, organisation du travail, relations sociales dans le travail.
Par ailleurs, les résultats de l’action collective ont été pris en compte dans un projet de formation des chefs d’entreprises et des salariés regroupant la CACEM, l’AGEFOS-PME, l’ANPE et l’ARACT.

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