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Diversification d'activité : évaluer les risques professionnels

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Cas entreprise Mecabourg

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507
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Effectif
Code APE
Dans le cadre de son développement, une charcuterie semi-artisanale souhaite appréhender et prévenir l'ensemble des risques sur son site. Au-delà des améliorations techniques, elle est aussi amenée à repenser son organisation, notamment en la basant sur l'autonomie et la responsabilisation de ses acteurs.

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Qui ? 

Cette entreprise artisanale de charcuterie fabrique des produits de terroir sans colorant. Elle a axé son développement sur la qualité de ses produits et la technicité de ses salariés. Suite à une demande forte de ses clients, elle décide de se diversifier en fabriquant des produits pâtissiers. Pour cela, elle construit une extension du laboratoire et recrute pour mettre en œuvre cette activité nouvelle.

Quel était le problème à régler ?  

Une législation drastique en termes d’hygiène, une fabrication à la commande, un turn-over important chez les nouveaux embauchés : la création de nouveaux produits a un impact sur le travail et l’organisation. De plus, l’entreprise est consciente que les activités manuelles (découpe, manutention et palettisation) présentent des risques professionnels qu’elle a d’ailleurs intégrés dans son document unique.

Dans ce contexte, l’entreprise souhaite revoir la prévention des risques de façon plus globale.

Qu’ont-ils fait ?  

Quels sont les principaux facteurs de risques professionnels et leurs impacts sur les processus de production et les conditions de travail ?

Les risques observés peuvent êtres regroupés en trois catégories : techniques, organisationnels et relations humaines.

Du point de vue technique, les salariés sont confrontés à une forte pénibilité notamment du fait des outils de travail peu adaptés, des manutentions manuelles de caisses, du dysfonctionnement de certaines machines et du manque d’équipements.

L’utilisation d’outils tranchants et d’appareils de cuisson peut entraîner des risques physiques (coupures, brûlure, lombalgies, troubles musculosquelettiques).

L'ambiance de travail est bruyante (broyage de carcasses animales), l'atmosphère est humide et les variations de température importantes : on passe du frigo au four.

Enfin l'espace de travail est encombré.




Des dysfonctionnements de l'organisation et du process de fabrication font émerger des risques pour l’entreprise. En effet, les missions de chacun sont peu claires et la réalité du travail définit une succession de postes autonomes et individuels. Ce qui n'est pas sans conséquence sur la coordination et l’optimisation des temps de production.

De plus, une méconnaissance du fonctionnement en interne (la modulation du temps de travail) intensifie des conflits sous-jacents.

Du côté des ressources humaines, l’entreprise est fortement pénalisée par un turn-over conséquent, surtout chez les plus récemment embauchés, et ce, autant en charcuterie qu'en pâtisserie. À l’origine, le dirigeant a recruté d’anciens collègues qui disposaient d'une forte expérience et se montraient très impliqués dans leur travail.

Autre constat, le parcours d’intégration est réduit au strict nécessaire. Les nouveaux sont souvent cantonnés à des tâches peu intéressantes telles la plonge. Ils se sentent exclus d’emblée. Les conflits intergénérationnels existent et portent sur la façon de travailler. Tout ceci est accentué par un manque de communication.

Des pistes d’aménagements techniques sont dégagées pour réduire la pénibilité au travail, à l'image des systèmes d’aide à la manutention des caisses en fabrication charcutière, de la mise à hauteur à l’emballage ou encore des chariots roulants pour éviter de porter les caisses et de se baisser. L’entreprise pourrait de surcroît bénéficier d’appui financier pour réaliser ces aménagements.


Pour prévenir les risques émanant de l’organisation et des relations humaines, il est proposé, notamment de mettre en place des référents par étapes et de clarifier les missions de chacun.


Afin de déterminer les compétences clés par activité tout en améliorant la coopération et la communication entre les acteurs, des groupes de travail permettraient de définir l’activité en se référant aux avantages concurrentiels de l’entreprise : le savoir faire, la qualité et l’hygiène.

Avec quels effets ?  

La démarche a permis, d’une part, d’échanger et de partager sur le travail, et, d’autre part, de prendre conscience de la possibilité mais surtout de l’intérêt de l’auto-responsabilisation dans cette entreprise.


Le dirigeant poursuit l’action. Un investissement est prévu pour réduire la pénibilité au niveau de la manutention. Parallèlement l’entreprise met en place des groupes de travail, accompagnés par l'Aract, pour réaliser des fiches de fonction respectant le triptyque compétences/hygiène/qualité.
Grâce à ces actions, le dirigeant peut aujourd’hui envisager de développer son activité sur le grand ouest.

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