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Des services publics face aux violences. Concevoir des organisations source de civilité

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Des services publics face aux violences
Auteur(s) 
GINSBOURGER (Francis)
Publié le 
07/04/2008
Page(s) 
144 pages
18,00 €
Code article 
329A
ISBN 
978-2-913488-54-0
Thème(s) 
Sanitaire et médico-social
Fonction publique
Management du travail
Risques psychosociaux
Langue 
Française
Publication privée 
Présentation 

Les agressions verbales, voire physiques, subies par les agents des services publics attirent la médiatisation : les incivilités font événement. Mais quelles en sont les causes ? Trop souvent, on se cantonne à constater une transformation du profil des usagers ou à déplorer l’affaiblissement des normes morales. Francis Ginsbourger fait une autre hypothèse. S’écartant d’une analyse centrée sur la souffrance ou sur la victimisation, l’auteur questionne ce qui organise les relations entre agents et usagers, mettant en lumière les tensions créées par une rationalisation transposée du modèle industriel. Il critique également des changements opérés sans concertation ni prise en compte d’équilibres construits dans la longue durée. Son propos s’appuie sur des interventions menées notamment dans les autobus, les prisons, les crèches, les services publics en milieu rural ... en accompagnement de changements organisationnels et gestionnaires. Il les relate avec force détails, montrant, malgré un travail encadré par des prescriptions de plus en plus uniformes, l’énergie déployée par les agents pour s’ajuster à la diversité des usagers. Riche de ces terrains et d’une longue expérience, l’auteur propose des pistes d’action dans la perspective d’un service public qui ne serait plus seulement prestation de services, mais une action collective au cours de laquelle institution, agents et usagers sont également prescripteurs. Il suggère ainsi de penser l’organisation de la relation de service, les métiers du service public et les parcours professionnels des agents, non pas seulement face aux violences, mais comme sources de civilité. L' auteur Francis Ginsbourger est économiste du travail. Il exerce une activité d’intervenant dans les entreprises et les services publics. Responsable de programmes au ministère de la Recherche et de la Technologie puis à l’Anact, associé jusqu’en 2006 du Cabinet DS et O, il est directeur du développement du Cabinet atefo depuis 2007, ainsi que chercheur associé au Centre de Gestion Scientifique (CGS) de l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris.

Les agressions verbales, voire physiques, subies par les agents des services publics attirent la médiatisation : les incivilités font événement. Mais quelles en sont les causes ? Trop souvent, on se cantonne à constater une transformation du profil des usagers ou à déplorer l’affaiblissement des normes morales. Francis Ginsbourger fait une autre hypothèse.

S’écartant d’une analyse centrée sur la souffrance ou sur la victimisation, l’auteur questionne ce qui organise les relations entre agents et usagers, mettant en lumière les tensions créées par une rationalisation transposée du modèle industriel. Il critique également des changements opérés sans concertation ni prise en compte d’équilibres construits dans la longue durée. Son propos s’appuie sur des interventions menées notamment dans les autobus, les prisons, les crèches, les services publics en milieu rural ... en accompagnement de changements organisationnels et gestionnaires. Il les relate avec force détails, montrant, malgré un travail encadré par des prescriptions de plus en plus uniformes, l’énergie déployée par les agents pour s’ajuster à la diversité des usagers.

Riche de ces terrains et d’une longue expérience, l’auteur propose des pistes d’action dans la perspective d’un service public qui ne serait plus seulement prestation de services, mais une action collective au cours de laquelle institution, agents et usagers sont également prescripteurs. Il suggère ainsi de penser l’organisation de la relation de service, les métiers du service public et les parcours professionnels des agents, non pas seulement face aux violences, mais comme sources de civilité.

L' auteur

Francis Ginsbourger est économiste du travail. Il exerce une activité d’intervenant dans les entreprises et les services publics. Responsable de programmes au ministère de la Recherche et de la Technologie puis à l’Anact, associé jusqu’en 2006 du Cabinet DS et O, il est directeur du développement du Cabinet atefo depuis 2007, ainsi que chercheur associé au Centre de Gestion Scientifique (CGS) de l’École Nationale Supérieure des Mines de Paris

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