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De la pénibilité à la qualité de vie au travail : se donner les moyens d’une gestion à long terme.

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Cas entreprise Mecabourg

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1122
Catégorie
Secteur d'activité
Effectif
Code APE
Cette entreprise sous-traite une grande partie de ses marchés, ce qui la place dans une configuration éclatée de ses lieux de travail, avec des situations de travail aussi diverses que variées. Non seulement cela complexifie la gestion et le management, mais cela indique aussi le niveau de responsabilité quant aux accidents survenant sur les nombreux chantiers et aux effets de la pénibilité du travail. C’est sur ce dernier point que la direction souhaite se faire aider dans l’analyse de cette pénibilité et de l’usure des salariés sur ces différents théâtres pour renseigner de la plus riche possible la fiche individuelle d’exposition aux risques.

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Qui ? 

Leader sur le marché de la propreté sur son territoire, cette entreprise a su passer, en 20 ans, de 2 à 120 salariés, tout conservant des relations de travail à dimension humaine. L’entretien des locaux, la vitrerie, la remise en état et autres activités permettent de répondre aux attentes de sa clientèle, majoritairement des entreprises. Ses valeurs reposent sur la rigueur professionnelle, la qualité de suivi, la réactivité et la proximité pour garantir au quotidien une qualité de service chez les clients et une qualité de vie au travail pour les salariés.

Quel était le problème à régler ?  

Démunie face à l’obligation réglementaire des fiches individuelles d’exposition aux facteurs de risques de pénibilité, l’entreprise sollicite l’Aract Centre pour être accompagnée dans l’élaboration du dénombrement à la suite d’un diagnostic des postes de l’entreprise. La complexité réside dans le fonctionnement de l’entreprise (sous-traitance) qui possède plus de 300 chantiers et autant de contextes et risques différents. Elle souhaite s’appuyer sur les seuils transmis par sa branche professionnelle et définis en durée d’exposition hebdomadaire alors qu’une part importante des salariés est à temps partiel.

Qu’ont-ils fait ?  

Définition juridique et sociale, partage d’un langage commun sur la thématique « Contraintes, pénibilité et usure professionnelle », tel est le contenu de la première phase de la démarche. Au préalable, un groupe de travail a été constitué impliquant des salariés représentatifs des différentes typologies d’intervention de l’entreprise et membres de la direction. L’entreprise n’avait, au début de l’intervention, ni délégués du personnel ni membres CHSCT.

La caractérisation de la population, permettant d’orienter le diagnostic, a été faite à partir d’une analyse démographique de l’entreprise (ressources humaines, santé des salariés, formation...), enrichie d’apports qualitatifs faits par les membres du groupe de travail.

Le diagnostic a été réalisé par observations et entretiens auprès des agents de services ciblés par les membres du groupe de travail. Dans l’optique d’une transmission de savoir-faire, la responsable qualité a accompagné cette étape. Ces temps ont permis d’identifier les contraintes et les ressources des différents chantiers ciblés.

Les premières données (faits et constats, éléments de questionnements, photos de situations de travail) ont été restituées aux membres du groupe de travail afin de les compléter de par leur connaissance des autres chantiers. Cette restitution a permis aux agents de s’exprimer sur leur quotidien et de pointer les facteurs de risque telles que les postures de travail, la répétitivité… mais également de se questionner sur l’organisation des chantiers, les temps d’échanges entre collègues, la formation ainsi que sur les savoir-faire (trucs et astuces, point de vigilance, relationnel avec les clients et salariés de l’entreprise cliente...).

L’un des objectifs de l’entreprise étant la rédaction des fiches individuelles d’exposition, la restitution s’est basée sur les facteurs de risque. Face aux constats du diagnostic et des seuils choisis, le groupe s’est positionné sur les métiers exposés à ces facteurs. Pour chacun d’entre eux, des pistes d’actions étaient proposées et complétées par le groupe.


La co-construction du diagnostic a permis également d’élargir les pistes d’action et ainsi se placer dans une démarche de prévention de l’usure professionnelle. Les actions proposées concernent parcours professionnels, développement des compétences, transmission des savoir-faire expérientiels, temps d’échanges et capitalisation de bonnes pratiques, définition de tuteur dans l’entreprise et rôle du chef d’équipe.

Dans l’optique d’utiliser les fiches individuelles d’exposition à des fins de prévention et pour faire vivre le Document Unique, la direction a souhaité élargir le groupe de travail à d’autres catégories de salariés. L’objectif est de spécifier les facteurs de pénibilité telles que les postures pénibles en sous-facteurs (élévation des épaules, rotation du tronc, déplacements...) pour établir des pistes d’action adaptées à chaque métier de l’entreprise.

En parallèle de cette démarche, l’entreprise a créé un fichier permettant d’automatiser la réalisation des fiches individuelles d’exposition tout en les articulant avec le document unique.

Avec quels effets ?  

Partant d’une approche technique centrée sur l’élaboration des fiches individuelles d’exposition, l’intervention a permis une ouverture vers une démarche de prévention de l’usure professionnelle articulant des solutions techniques (matériel adapté aux situations de travail), des actions sur le parcours professionnel en créant des passerelles entre les métiers encore très sexués et des actions sur le social. À la suite de la démarche, deux membres du groupe du travail ont été élus “délégués du personnel“ et deux autres “membres CHSCT“. Cette intervention a permis de réaliser que le dialogue « salariés/direction » était constructif et aboutissait à des actions concrètes.

La prise en compte de la pénibilité au travail a permis de changer la vision de chacun et d’ouvrir des perspectives sur la qualité de vie au travail. Après les améliorations techniques, l’entreprise envisage maintenant d’améliorer l’articulation vie professionnelle /vie privée en réalisant l’ensemble des prestations en horaire de journée.

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