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Covid-19 : faciliter la polyvalence, ça s'anticipe !

2009, dans l’Intermarché de Grigny, en région Rhône-Alpes, près de 200 salariés et figurants simulent, avec l’appui de l’Anact, la mise en place « grandeur réelle » du Plan de continuité de l’activité (PCA) en cas de pandémie grippale. Il s’agit de tester si le PCA est applicable et de l’enrichir. Principale leçon ? La polyvalence est un point-clé. Une leçon précieuse en 2020.

Faciliter la polyvalence, ça s'anticipe !

L’exercice de 2009 montre clairement que la polyvalence d’une partie du personnel est cruciale pour gérer un afflux de clients quand les effectifs sont réduits, du fait de l’absentéisme. Mais l’exercice souligne aussi que cela ne s’improvise pas. La polyvalence, c’est justement l’un des chevaux de bataille du directeur, Christophe Dejob, depuis son arrivée dans le magasin. Il est persuadé que c’est une dimension importante pour gérer les variations de production, les vacances, les absences, jusqu’aux pauses. L’analyse de l’exercice de simulation de 2009 renforce donc sa conviction, et un travail est mené pour accompagner le transfert de compétences dans le magasin, en particulier aux postes de préparateurs, employés de rayon et caissiers.

Onze ans après…

Nous sommes en mars 2020, aux premiers jours du confinement. Dans l’Intermarché de Grigny, les rayons frais (boucherie, poissonnerie…) sont fermés, faute de pouvoir mettre en place les gestes - barrières de façon satisfaisante. Ils sont remplacés par une offre de produits emballés. Formés au préalable, les employés de ces rayons viennent en appui aux hôtesses de caisse fortement sollicitées. Ils seront également mobilisés, les semaines suivantes, pour faire fonctionner le nouveau service de drive. 

« Nous avons appris de l’exercice de 2009 et accompagné les transferts de compétences hors crise, explique Christophe Dejob, qui gère maintenant deux magasins. Favoriser la polyvalence au quotidien, ce n’est pas toujours simple du fait des rythmes de travail dans notre activité, mais cela fait partie des missions de nos manageurs, et nous avons organisé le processus, notamment en constituant des binômes de salariés. » Cette volonté est également expliquée à l’embauche de toute nouvelle recrue. Résultat, selon le directeur : « Autant la polyvalence subie peut être mal perçue, autant, quand elle est accompagnée, elle est acceptée. Nous en avons récolté les fruits pendant la crise. Hors crise, c’est aussi un facteur qui facilite l’activité. Et cela permet de repérer et d’accompagner des envies d’évolutions professionnelles. »

Le regard du Réseau Anact-Aract

  • La polyvalence n'est pas érigée dans cet exemple comme un mode de fonctionnement permanent, mais comme une solution à appliquer dans des circonstances définies, connues des salariés, pour maintenir ou fluidifier l’activité (absences, pics d’activité, crises…).
  • Les manageur du magasin ont été formés pour faciliter le transfert de compétences entre les postes.

L'exercice de simulation réalisé en 2009

Vous souhaitez être accompagné pour anticiper la polyvalence ?

Le dispositif Objectif reprise du Ministère du travail, porté par le réseau Anact-Aract et les Di(r)ecctespropose aux entreprises de moins de 250 salariés un accompagnement gratuit pour mettre en place collectivement une organisation qui prend en compte toutes les dimensions de la polyvalence.

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