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Conditions de travail et salaires au coeur des préoccupations des salariés des TPE-PME

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Une enquête de terrain menée par la CFDT a permis de recueillir l'avis de salariés non syndiqués de petites entreprises sur leurs conditions de travail, le dialogue social ou encore leur représentation. Les résultats bousculent quelques idées reçues sur le monde des TPE-PME.

Lancée au moment de la préparation de la loi sur la représentation dans les très petites entreprises, l'enquête CFDT “Votre vie au travail” avait l'ambition de recueillir l’avis des salariés non syndiqués des TPE et PME sur leurs conditions de travail, sur leurs attentes en matière de dialogue social et sur leur approche des questions de représentation.

 

 « Pour être légitimes à parler au nom des cinq millions de salariés des petites entreprises, nous nous devions de connaître leurs réalités au travail. Et pour ce faire, de les interroger en allant à leur rencontre », expliquait Laurent Berger, secrétaire national chargé des TPE-PME, en mars 2010 lors du lancement de l’enquête. 

Analysant les résultats, le même Laurent Berger rappelle d'abord que « les TPE ne sont ni le paradis loué par une frange du patronat ni l’enfer social trop souvent décrié ». De fait, 64 % des salariés de ces entreprises disent avoir une vie quotidienne « normale ».

Interrogés sur leurs principaux sujets de préoccupation, les 1100 répondants citent à 69 et 68 % les conditions de travail et la revalorisation des salaires, devant l’application du droit du travail, à plus de 50 %. Mais la problématique salariale arrive en tête, à 74 %, dans les entreprises de moins de 20 salariés.

 

En ce qui concerne le dialogue social, 66 % des salariés considèrent que les salaires et primes sont des sujets difficiles à aborder avec leur employeur. Il s’agit même d’un « tabou » pour 37 % d’entre eux. Quant à l’évolution de carrière, pas moins de 43 % des salariés interrogés y voient un sujet très délicat. Seuls les horaires de travail, pour 43 %, et les congés, pour 46 %, sont des sujets « faciles et utiles à aborder ».

A propos de leur représentation, 63 % des salariés des entreprises de moins de 50 personnes estiment « utile d’avoir un porte-parole auprès de leur employeur », et 72 % seraient « prêts à accepter, sous certaines conditions – formation, protection – d’être représentants ».

Télécharger les résultats de l'enquête CFDT | Accéder à la présentation de l'enquête sur le site de la CFDT |
Crédit photo : Ludovic Maillard (Flickr)

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